L’ISLAMISME MONDIALISÉ (II)
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Une publication de Jean-Louis Margolin pour les Clionautes

L’ISLAMISME MONDIALISÉ (II)

Jean-Louis Margolin
mardi 16 août 2016

Avertissement : Pour l’historien (du fait religieux, en l’occurrence), une religion est adéquate à l’histoire de celle-ci, sans choix ni arbitrage entre ses aspects contradictoires. Le théologien, par contre, définit orthodoxie et déviances. Le fidèle, seul, a le droit (et parfois la nécessité) de choisir entre diverses interprétations et pratiques.

Il convient de rajouter à cette carte qui sera mise à jour prochainement l’Australie et la Belgique.

Première partie

L’Islamisme mondialisé (II)

III – Situer l’islamisme

  1. Le Jihad, une manière de voir, un mode de vie
  2. Le Coran est-il responsable ?
  3. Islam et islamisme
  4. La (ré)islamisation : un contrefeu à l’islamisme ?
  5. Une mondialisation
  6. Alternative viable ou impasse ?

Conclusion

III – Situer l’islamisme

1) Le Jihad, une manière de voir, un mode de vie

Le Coran mentionne 41 fois le terme « jihad ». Il vient du mot jahada, qui désigne l’effort pour le bien. D’où les connotations les plus courantes : combat individuel pour la piété ; combat collectif pour justice. Il n’y a pas de relation avec haraba (faire la guerre) ou qitaal (combattre, au sens physique du terme). Ce qui est couramment dénommé « grand jihad » est donc parfaitement pacifique. Cependant, la tradition musulmane contient aussi une dichotomie redoutable, qui a guidé pour une part sa vision des clivages mondiaux : au dar-al-islam (maison, pays de l’islam) s’oppose le dar-al-harb (maison, pays de la guerre), terre d’affrontement et de conquête aux dépens des Infidèles, avec lesquels seules des trêves ont admissibles, mais pas la paix. Ce binôme est renforcé par un trinôme, qui lui classe les hommes, et non les terres : muslimin/munafiqun/kufar (pluriel de kafir), c’est-à-dire musulmans/hypocrites/infidèles. Chacun des groupes a un statut particulier, celui des « hypocrites » étant défini de manière très arbitraire. D’où la notion de « petit jihad », qui correspond à un combat pour la « maison de l’islam ».

Selon Mawdudi, « dans le langage de la Charia, ce mot est utilisé en particulier pour la guerre qu’on livre au seul nom d’Allah, et contre ceux qui perpètrent l’oppression en tant qu’ennemis de l’Islam… Le Jihad est pour les musulmans concernés un devoir aussi primordial que les prières quotidiennes ou le jeûne. Celui qui l’évite est un pêcheur. Sa volonté d’être musulman est douteuse. Il s’agit en vérité d’un hypocrite, qui échoue à prouver sa sincérité : tous ses actes de piété et ses prières sont un mensonge, une apparence de dévotion vide et sans valeur. » Dans l’acception des islamistes, qui s’est largement imposée chez les non-musulmans et, plus partiellement, chez les musulmans, le jihad, c’est donc la guerre.

Certes, cette dernière (on le voit chez Mawdudi) n’est légitime que si elle est défensive. Mais l’histoire est pleine d’actes d’agression déguisés en mesures de défense. Pour les islamistes, on l’a vu, le complot américano-sioniste (et ses variantes) cherche depuis des décennies, sinon des siècles, à anéantir l’islam. Tout attentat, y compris contre des civils, y compris en dehors des pays musulmans, sera donc considéré comme « défensif ».

Ainsi, pour justifier le massacre de touristes étrangers à Bali, Imam Samudera, leur organisateur, déclara que « pas un seul touriste occidental ne vient sans avoir au minimum la mission de détruire la morale et la personnalité » des musulmans indonésiens. Et, à propos des multiples attentats à la bombe contre des églises chrétiennes d’Indonésie, leurs organisateurs lancèrent, à l’intention de leurs victimes : « Nous savons à 100% que derrière les mots « amour » et « culte » vous avez préparé des milliers de machettes, de balles et même de bombes ! Vous avez fait tout cela dans des églises. Par conséquent, nos attaques contre vos églises sont des attaques contre vos défenses. Ce ne sont pas de simples églises. Et nous savons bien que vos prêtres et pasteurs ont juré au Vatican et au Pape Paul II (sic) de déclencher et poursuivre une opération de Guerre Sainte. »
Concrètement, en dehors des cas (exceptionnels dans la période contemporaine) de véritable agression contre un peuple musulman, le jihad guerrier peut prendre trois formes :

  • la révolte d’une minorité musulmane dans un pays qui ne l’est pas (par exemple en Thaïlande, en Inde, aux Philippines…) ;
  • l’islamisation d’un Etat musulman qui ne serait pas fondé sur le seul Coran ;
  • un projet de conquête du pouvoir à l’échelle d’une région du monde ou de la planète entière.

Enfin, le jihad peut aussi constituer un mode de vie. Il ressemble à celui des sectes, religieuses ou non. Tous les autres sont exclus, à commencer par les familles, même musulmanes – sauf si elles se rallient. Le phénomène est particulièrement vrai dans les sociétés occidentales, aux valeurs si profondément différentes de celles des islamistes. Dans les pays musulmans, être « martyr » (tomber au combat, y compris lors d’attentats-suicides ) peut assurer une véritable promotion personnelle, du moins là où le jihadisme a une base de masse : haute réputation (portrait affiché partout, obsèques grandioses, parfois rue à son nom), paradis et ses récompenses, argent remis par l’organisation à la famille.

2) Le Coran est-il responsable ?

Ce type d’interrogation est étrange pour un historien : un texte n’est jamais par lui-même à la source d’un évènement historique. Ce sont les médiations entre les deux qui comptent vraiment, en mobilisant telle ou telle idée, religieuse ou non, au service d’intérêts ou d’aspirations relevant d’une certaine configuration sociétale.
La question est néanmoins souvent posée, y compris de manière très caricaturale. Ainsi le leader de la droite populiste néerlandaise, Geert Wilders, a-t-il cru judicieux d’asséner : « Le Coran est un livre fasciste ». L’affirmation est en soi absurde, le fascisme étant un phénomène nettement daté, dont on ne peut guère trouver de prodromes avant le début du XXe siècle. Elle s’appuie sur certains versets du Coran prônant clairement la violence, en particulier contre les Juifs. Mais d’autres passages vont en sens inverse. Il est permis de considérer que c’est justement du fait de sa plasticité – pour ne pas dire de ses contradictions - que le Coran a pu constituer une référence fondamentale pour tant de sociétés et d’époques différentes. De plus, on en fait depuis l’origine des lectures très variées, littérale (comme chez les islamistes) ou symbolique, voire mystique. Il en va exactement de même pour les autres grands textes sacrés. La Bible (particulièrement l’Ancien Testament des chrétiens, qui correspond à la Torah des juifs) contient elle aussi de véritables appels à l’intolérance, et même à l’extermination.
Trop se concentrer sur le Coran amène par ailleurs à ne pas s’interroger sur le niveau réel de connaissance théologique des islamistes : de nombreux indices montrent que celui des hommes de main auteurs de violences est le plus souvent réduit. Enfin, les méthodes du jihadisme ont des origines extra-musulmanes. Ainsi, le premier grand attentat-suicide du Moyen-Orient fut-il celui commis à l’aéroport de Lod-Tel Aviv en 1972 par un commando de l’Armée Rouge japonaise, groupe maoïste agissant pour le compte d’une organisation de la gauche laïque palestinienne.

3) Islam et islamisme

Le lien entre les deux ne peut pas être nié : il est trop facile de dire des auteurs d‘horribles attentats « ce ne sont pas des musulmans ». Mais ce lien n’a rien de simple.
Il est distendu, dans la mesure où la masse des musulmans a un mode d’être profondément différent de celui des islamistes. Certes de plus en plus pieuse presque partout (la montée en puissance universelle du voile en est un symptôme), elle n’en reste pas moins quiétiste et pacifique, ainsi que relativement tolérante dans le privé. Surtout, elle est préoccupée par bien d’autres aspects de la vie que la seule religion, à la différence des islamistes dont elle occupe tout l’horizon.
Cependant, à l’inverse, les passerelles ne manquent pas entre la masse des croyants et son aile radicale. Les médias (presse, télévision, internet) des pays musulmans reprennent souvent la vision complotiste de l’histoire, la fiction de la décadence morale généralisée de l’Occident, et l’exagération de la grandeur passée de l’islam, que les interventions occidentales auraient « assassinée ». Ce discours est aussi celui des écoles, voire des universités. Rien d’étonnant à ce que les jihadistes aient fréquemment fait de bonnes études. Certaines organisations extrêmement puissantes, parfaitement légales, et par elles-mêmes plutôt quiétistes, facilitent le passage à l’islamisme de certains de leurs adeptes. C’est par exemple le cas du Tabligh, mouvement missionnaire fondé en Inde en 1927, et répandu partout depuis. Il prône le retrait de la vie politique, la suppression du culte des saints, et l’imitation du Prophète. C’est aussi le cas de la Muhammadiyah, association indonésienne fondée en 1912, actuellement forte de cinq à six millions de membres. Inspirée par le courant réformiste (cf. ci-dessus), globalement modérée mais peu à peu radicalisée, beaucoup des islamistes locaux en proviennent cependant.
Concrètement, il est difficile de savoir où tracer clairement la séparation entre islam et islamisme. Il est en particulier délicat pour beaucoup de musulmans de condamner clairement des militants qui se comportent de manière particulièrement pieuse, et semblent se dévouer à leur communauté, y compris sur le plan de l’aide sociale.

4) La (ré)islamisation : un contrefeu à l’islamisme ?

Les partis islamistes (non jihadistes : ils sont interdits) qui se sont présentés aux élections n’y ont pas particulièrement brillé. Au Pakistan, au Bangladesh, en Indonésie, en Malaysia (où les musulmans ne sont que 65% environ de la population, les non-musulmans n’allant évidemment pas voter islamiste), leurs scores ont généralement été compris entre 5% et 20% des voix. Certes, lors des rares élections libres des pays arabes, ils ont souvent connu de véritables triomphes, comme en Algérie en 1991, en Égypte et en Tunisie en 2012, ainsi qu’au Maroc, en Jordanie, etc. En Iran, le système électoral leur accorde la majorité, et en Turquie l’AKP, issue des rangs islamistes, gagne tous les scrutins depuis quinze ans. On remarque cependant qu’arrivés au pouvoir, les islamistes soit ont beaucoup déçu, soit ont intégré le jeu politique sans vraie transformation politique et sociale.
Cependant, même là où l’islamisme politique n’a pas vraiment percé, la pression qu’il exerce sur les sociétés et les États a été suffisante pour entraîner presque partout un processus de réislamisation (ou d’islamisation, dans les États nouveaux issus de la décolonisation ou de la dissolution des États communistes plurinationaux), qui a déjà entraîné de profondes mutations. Pourtant, l’élite politique n’y a globalement rien d’extrémiste, mais elle se trouve frappée d’une sorte de paralysie devant des groupes très actifs, capables à l’occasion d’exercer une véritable terreur (les assassinats des politiciens « impies » ne sont pas rares) et surtout, en permanence, de faire pression à la surenchère sur des dirigeants terrifiés à l’idée de tomber sous l’accusation d’être de « mauvais musulmans ».
Le cas du Pakistan, important en soi (c’est le second pays musulman par sa population, et le seul à être doté de l’arme nucléaire), est particulièrement caractéristique. La fuite en avant y fut constante, dès les années cinquante. Alors que son fondateur Mohamed Ali Jinnah, lui-même non pratiquant, penchait pour la laïcité, la constitution de 1956 fut celle d’une république islamique - la première au monde.-, dont le chef devait obligatoirement être musulman. La constitution de 1973, pourtant votée dans un contexte démocratique et parlementaire, transforma l’islam en religion d’Etat, ce qui fit en 1974 déclarer hérétique la grande confrérie syncrétique et pacifiste des Ahmadiyya, désormais persécutée.
Le Premier ministre “socialiste” Ali Bhutto, se heurtant au défi des islamistes, se lança en 1977 dans l’interdiction de l’alcool, des jeux d’argent et des boîtes de nuit ; il annonçait l’établissement de la charia dans les six mois. L’islamisation s’accentua encore avec la dictature du général Zia ul-Haq, entre 1977 et 1988, qui pendit Benazir Bhutto. La flagellation, l’amputation et la lapidation (ces deux dernières cependant jamais appliquées) furent introduites dans le code pénal, de même qu’un délit de « blasphème » qui fut surtout utilisé contre la petite minorité chrétienne (suicide de protestation d’un évêque en 1998, condamnations à mort aujourd’hui), par ailleurs victime d’attentats islamistes et de pogroms.
Le retour à des gouvernements parlementaires ne ralentit même pas le processus : promulgation en 1990 d’une sorte de loi du talion autorisant les vengeances privées, ou à défaut la simple compensation financière des victimes - sorte de « permis de tuer » pour ceux qui en ont les moyens ; peine capitale systématique en cas de « blasphème ». Quant aux femmes se plaignant d’un viol, elles sont passibles de l’accusation de « fornication » et d’« adultère » ! Les minorités sont ramenées au statut traditionnel de dhimmi, citoyens de seconde zone astreints à un impôt spécial, et empêchés de témoigner contre un musulman dans les affaires de mœurs. La tradition coloniale d’indépendance de la justice, largement préservée, a limité l’application de cette législation sanguinaire. Cependant les avocats, souvent islamistes, ont avec le soutien de l’opinion longtemps pu minorer les peines infligées aux terroristes arrêtés. Depuis le massacre de 2015 commis parmi les élèves d’un lycée militaire, les choses sont en train de changer, et un certain nombre de jihadistes ont été pendus.

La (ré)islamisation touche aussi les pays d’islam minoritaire, qui ne veulent pas d’ennuis avec des groupes remuants, auto-proclamés représentants de leur communauté, et capables de trouver des appuis dans les pays voisins, voire à l’échelle de l’Oumma, en prétextant de l’"oppression" des musulmans : depuis 1986, les divorcées indiennes musulmanes ont ainsi perdu le droit à la pension alimentaire ; depuis 1999, le pouvoir des tribunaux islamiques a été renforcé à Singapour, en particulier en cas de divorce ; en Chine même, le pouvoir communiste a admis en 1987 chez les Hui (Chinois Han de confession musulmane) des écoles non mixtes, avec initiation à l’arabe.

Ces évolutions, totalement convergentes même si différentes d’un pays à l’autre, montrent à quel point le monde musulman dans son ensemble va rapidement vers des pratiques plus rigoristes. Cela fait inévitablement le jeu des islamistes, qui peuvent se présenter comme l’avant-garde d’un mouvement global. En tout cas, la réislamisation par en haut, qui est aussi une façon d’accompagner la mutation, a fait la preuve de son incapacité à couper l’herbe sous les pieds des plus radicaux. Au Pakistan, où elle a été particulièrement loin, les jihadistes sont toujours aussi actifs, et ne tiennent aucune gratitude aux hommes politiques. Avoir sans eux appliqué une part croissante de leur programme n’a fait que renforcer leur détermination à obtenir encore plus.

5) Une mondialisation

L’islamisme, qui se veut réaction contre la mondialisation, en fait cependant partie par bien des aspects :
Il croît sur les décombres des autres –ismes, eux-mêmes mondialisés. Concrètement, de nombreux militants de gauche, souvent communistes, se sont tournés vers l’islamisme là où il est puissant.

  • Ses financements sont largement tributaires de la finance déterritorialisée, même quand il s’agit de banques baptisées « islamiques ».
  • L’islamisme contemporain n’est pas pensable sans les outils de la communication généralisée, des cassettes audio diffusées partout en Iran depuis l’exil par Khomeini en 1978 aux vidéos soignées de Daech. Une conséquence en est un certain aplatissement du monde, des enjeux particuliers pouvant avoir instantanément des effets globaux : cas des émeutes anti-chrétiennes au Niger en réaction à une caricature de Mahomet dans Charlie-Hebdo, en février 2015.
  • La coalition des adversaires du jihadisme tend elle aussi à se mondialiser : rapprochement provisoire après le 11 septembre 2001 des Occidentaux, de la Russie et de la Chine ; la menace représentée par Daech a conduit pays de l’OTAN et Russie à renouer quelque peu fin 2015.
  • Plus inquiétant : la tendance à la synchronisation des cycles radicalisation/apaisement, qui ont toujours existé dans l’islam, mais jusqu’à récemment de façon disparate d’un pays à l’autre.

6) Alternative viable ou impasse ?

- L’islamisme est attractif par son simplisme même : il a réponse à tous les malheurs de l’humanité, en tout temps et en tout lieu.

  • Les problèmes pour eux commencent quand des islamistes parviennent au pouvoir. En Iran, en Afghanistan, au Soudan, plus récemment en Egypte et en Tunisie, ils n’ont rien eu de bien original à proposer dans la plupart des domaines, se contentant de pousser à l’ordre moral. Même Daech semble exercer une gestion assez peu révolutionnaire des zones qu’il contrôle. Les échecs des islamistes au pouvoir sont plus nombreux que leurs succès.
  • En ce sens, l’islamisme opère une rupture moins complète avec le capitalisme libéral que le communisme ou le fascisme. D’où un risque de fuite en avant vers le nihilisme, pulsion destructive de celui qui veut révolutionner le monde sans en avoir les moyens.

Conclusion

1) Va-t-on vers un auto-épuisement de l’islamisme, du fait même de son extrême radicalisation ? Daech pourrait-il être à l’islamisme ce que le "polpotisme" (Cambodge) fut au communisme : le début de sa fin, par démonstration de l’inanité de ses méthodes ?

2) Il est cependant délicat d’appliquer des schémas forgés en d’autres temps : le progrès fulgurant de la communication et de la médiatisation peut faire envisager une mondialisation accentuée des mouvements, une sorte de ping-pong des explosions violentes, des jeux de miroir incessants entre groupes islamistes aussi bien qu’entre eux et leurs adversaires.

3) Le monde musulman dans son entièreté est saisi dans un processus de réislamisation conservatrice, ce qui ne s’était pas vu depuis le VIIe siècle, et pose le problème d’une évolution de plus en plus divergente d’avec l’essentiel du reste du monde. L’incertitude règne donc, et on peut envisager pour l’avenir les hypothèses les plus opposées.

Jean-Louis Margolin

Rappel de la première partie

Introduction

L’Islamisme mondialisé (I)

I -Qu’est-ce que l’islamisme ?

II - Quand commence et d’où provient l’islamisme ?

  • 1)Une longue lignée intellectuelle
  • 2)La rencontre avec les sociétés contemporaines
  • 3)Succès et échecs de l’islamisme combattant

Première partie

Par Jean-Louis Margolin

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