L’historiographie
Vous êtes ici : Clio-prépas Clio-concours capes externe d’histoire et de géographie Préparation aux oraux

Nicolas Offenstadt

L’historiographie

Presses universitaires de France - Collection Que sais-je ? – 8 octobre 2011

Camille Despinoy
lundi 2 octobre 2017

CHAPITRE 1 : Les historiens et le temps.

Particularité de l’historien : étude des sociétés dans le temps attentif aux évolutions.
Marc BLOCH : « L’histoire est la science du changement et, à bien des égards, une science des différences » (Que demander à l’histoire ? 1937).
Le temps est un objet de travail, une question méthodologique :
-  Découpage pertinent.
-  Rapport au temps des acteurs.
-  Le recul avec le temps étudié.

I – Le temps des acteurs.
1) Du temps et des temps.

Nobert ELIAS : « L’individu apprend à vivre avec la régularisation sociale de son temps » (1997)
Ex : - En Chine ou au Japon, le temps était cyclique en fonction des dynasties.
- L’ère chrétienne apporte une nouvelle perception. Il y a un évènement fondateur : l’Incarnation, mais il y a aussi une fin attendue : le Jugement Dernier.

2) L’histoire maitresse de vie.

Discipline souvent considérée comme un réservoir de pensées et d’exemples pour saisir le temps présent.
-  Chez les Grecs, il n’y a pas d’interrogation, les « faits sont bruts ».
-  Au Moyen Age, c’est l’histoire Sainte, temps idéalisé (Charlemagne ou Saint Louis)
-  La Renaissance valorise un passé Antique plus ou moins mythique.
-  L’époque moderne est tournée vers le progrès (temps des Lumières), l’histoire est moins importante.
Aujourd’hui encore, l’idée que l’Histoire enseigne le présent se retrouve dans les écrits contemporains.

3) Le temps du progrès.

Historisme : Histoire moteur de l’ensemble des sociétés.

Cette notion a engendré beaucoup de débat à partir de la seconde moitié du XIX°
-  Pratique de l’histoire pour elle même sans lien avec le présent. Critiqué par Nietzche (excès d’histoire) qui le nomme « maladie historique » qui pour lui est une croyance illusoire dans l’objectivité.
-  Démarche intellectuelle d’appréhension privilégiée des sociétés moderne. L’histoire est une force constitutive de la modernité.
A l’époque contemporaine, il y a des réflexions sur « la fin de l’histoire », avec les démocratie contemporaine comme horizon ultime.

4) Les régimes d’historicité.

Les 17 feuillets de la fiche de lecture en accès réservé !

Par Camille Despinoy

Clio Prépas 2017

Licence Creative Commons
Les Clionautes sous licence Creative Commons Attribution
Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International

Site développé avec SPIP, un programme sous licence GNU/GPL.

Design et Squelettes : B. Modica & X. Birnie-Scott pour Clio Prépas.

Hébergement Clio Prépas par