Extrait du rapport du jury 2018

Appréciation générale

Le sujet comportait trois questions qui portaient sur le management. L’originalité du sujet tenait du choix du texte, intitulé « A quoi ressemblera le manager 3.0 dans l’entreprise de demain ? », et qui émanait du site de la BNP. Le texte ne portait donc pas sur une question militaire, ne venait pas d’un auteur (non nommé) qui appartenait au monde de l’armée.

Les deux premières questions étaient d’une compréhension facile avec un repérage simple dans un document un peu long et d’actualité, portant sur le monde du travail en général. La question d’analyse (« selon vous, quel management doit aujourd’hui prévaloir dans les différentes missions du chef militaire ? ») permettait de revenir à une problématique proprement militaire, au regard et en comparaison d’une réflexion bien plus générale. Elle était de nature à stimuler la réflexion, en revenant à la question centrale de la fonction de chef militaire.
Les candidats ont bien compris les deux premières questions. Cependant, certains n’ont pu s’empêcher de « recopiller » des éléments de l’article et un petit nombre a fourni des réponses succinctes non argumentées. La question d’analyse a, le plus souvent, donné lieu à des réponses avec une entrée en matière, l’énoncé d’une problématique, l’annonce d’un plan, des développements structurés (reflétant souvent un manque d’approche personnelle) et un essai de conclusion ce qui traduit dans un grand nombre de cas une vraie préparation.

Questions de compréhension

Les questions de compréhension sont appréhendées de façon inégale : de nombreux candidats répètent vaguement le texte dans leurs réponses, et ne répondent pas précisément à la question qui est posée.
La première question (« Explicitez ce qu’est une entreprise inclusive ») donne lieu à une liste de bouts de phrases venant du texte, alors que l’on attendait une explication qui procède de manière méthodique. Beaucoup de copies reproduisent des remarques du texte avant d’arriver à une forme de définition de l’expression « entreprise inclusive », sans chercher à synthétiser les informations.
La seconde question (« Est-ce que l’intelligence artificielle va faire disparaître le poste de « Manager » en entreprise ? ») a été généralement bien traitée.
Un grand nombre de copies présente un gros défaut de présentation : les réponses se succèdent (sans parfois même être numérotées), sans que la question soit reprise, ni le texte cité clairement. Quelques candidats ne respectent pas la consigne de longueur et proposent un bavardage qui excède largement les 10 lignes. La réponse doit être claire, construite, et constituer un paragraphe (les passages à la ligne à chaque phrase sont à proscrire).

Nous allons appliquer ces remarques au sujet qui se trouve ci-dessous.

  1. Dans quels domaines la Chine cherche-t-elle à acquérir une position dominante ?

Essayons de ne pas reproduire ici ce défaut qui nous est signalé :  » alors que l’on attendait une explication qui procède de manière méthodique. Beaucoup de copies reproduisent des remarques du texte avant d’arriver à une forme de définition de l’expression « entreprise inclusive », sans chercher à synthétiser les informations. »

Il convient donc de ne pas reprendre directement les éléments qui se trouvent dans le texte. Mais bien de les reformuler pour montrer que l’on a bien compris de quoi il s’agissait. Cette première question est relativement facile puisqu’il s’agit de dresser un inventaire des domaines dans lesquels la Chine cherche clairement à acquérir une position dominante.

On peut citer, rappelons-le dans un volume restreint, c’est-à-dire 10 lignes maximum, un certain nombre d’éléments que l’on peut relever dans le texte, en les reformulant.

Dans le cas qui nous préoccupe, ce n’est pas « l’entreprise inclusive », mais bien les domaines précis dans lesquels la Chine, dans le domaine maritime, cherche à acquérir une position dominante.

 

La Chine cherche à s’imposer dans le domaine maritime. Cela se traduit par des investissements massifs qui permettent à ce pays de sortir de son tropisme terrestre pour s’affirmer comme puissance maritime. Cela se traduit par des prises de participation dans les infrastructures portuaires, dans la construction navale. Les entreprises chinoises et les ports chinois sont les premiers du monde en terme de trafic de marchandises par conteneurs.
La marine chinoise impose son autorité en terme de prise de possession d’espaces maritimes en mer de Chine méridionale, mais également en mer de Chine orientale.

Pour protéger les voies de communication commerciale la marine chinoise s’implante au débouché du canal de Suez, par le développement d’une base à Djibouti.
La pêche n’échappe pas à la convoitise des opérateurs chinois qui disposent de la première flotte du monde.

  1. Quels sont les différents leviers utilisés par la Chine pour s’imposer ?

 

Réponse développée

Quelle est la stratégie maritime de la Chine, comment s’inscrit-elle dans une stratégie globale ?