Amour et sexualité

L’homosexualité à Rome
– L’homosexualité est une pratique courante, normale et avouée, dans certaines limites, à Rome. Les Romains avaient trois repères : liberté amoureuse ou conjugalité exclusive, activité ou passivité, homme libre ou esclave. Il était donc monstrueux, de la part d’un citoyen, d’avoir des complaisances servilement passives. On ne stigmatise pas l’homosexualité, mais la servilité et la sophistication.
– Deux positions devant l’homophilie : la majorité indulgente la trouvait normale, les moralistes politiques la trouvaient parfois artificielle, au même titre que tout plaisir amoureux. Artémidore représente la majorité indulgente : il distingue les relations conformes à la norme (avec l’épouse, la maîtresse et l’esclave) et celles qui sont contraires à la nature (bestialité, nécrophilie, unions avec les divinités). Quant aux penseurs politiques, comme Platon, il leur arrivait d’être puritain : toute passion amoureuse est incontrôlable et amollit le citoyen-soldat, l’idéal étant la victoire sur le plaisir artificiel et antinaturel.
– L’homophilie est partout présente dans les textes grecs et romains. Selon ses goûts, chacun optait pour les femmes, les garçons ou les unes et les autres. Les poètes latins chantaient l’un et l’autre amour. La littérature mettait en parallèle les deux amours et comparait leurs agréments respectifs.

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