Sous le second empire la politique étrangère de la France a été conduite sous l’autorité de Louis-Napoléon Bonaparte, d’abord prince président sous la Seconde République et Empereur des Français à partir de 1852. Les postures diplomatiques de l’hexagone pendant cette longue période ont été de sa responsabilité quasi exclusive. Les ministres des affaires étrangères qui se sont succédés ont été les exécutants de sa politique, et celle-ci, même sous l’empire libéral, ne subissait qu’un très faible contrôle du corps législatif.

C’est seulement à la fin de la période, que l’opinion publique a pu peser sur l’orientation en matière de politique étrangère de la France, ce qui a pu conduire au désastre de Sedan en 1870 et à l’effondrement de l’empire.

C’est dire l’importance de la trajectoire intellectuelle du personnage qui a présidé aux destinées du pays pendant cette période charnière du XIXe siècle. Porteur d’un nom glorieux, Louis-Napoléon a voulu inscrire ses actes dans la continuité de celle de son oncle, Napoléon Ier. Mais, contrairement à ce que les critiques féroces de Victor Hugo laissaient entendre, le fils de la reine Hortense ne s’est pas contenté de chausser des bottes qui auraient été trop grandes pour lui. L’Empereur des Français a voulu conduire une politique étrangère originale, novatrice, et à bien des égards, visionnaire. Ce sont les années de sa formation intellectuelle, son séjour en prison, après une tentative de coup d’état militaire, qui lui ont permis de se forger une doctrine en matière sociale mais également dans le domaine de ce que nous appellerions aujourd’hui la géopolitique.

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