Fiche de lecture : Christophe Badel, La République romaine, Paris, Presses Universitaires de France – PUF, 2013, 256 pages. Dans le cadre des bornes chronologiques du concours.

– République : res publica. Pour les Romains, le terme désigne l’ensemble des États qui se sont partagés le Latium au cours du Ier millénaire av. J-C. La Rome royale est donc une res publica. L’Empire prétend aussi rétablir la res publica. Or, à ce moment, les contemporains prennent conscience du fait que l’Empire entraîne un changement de régime. La res publica prend alors un sens politique chez certains auteurs (Tacite). Mais ce sens reste minoritaire sous l’Empire.
– Les Républicains préfèrent parler de libertas (liberté) pour définir leur régime politique comme succédant à celui de la chute des rois. Mais tous les citoyens n’ont pas la même définition de la libertas.
– L’approche institutionnelle reste très prégnante en histoire romaine. K-J. Hölkeskamp a montré que l’approche juridique de la République ne fait pas sens, car le système républicain est un processus régi par des normes extérieures au droit (pas de constitution ni de droit public).
– 2 approches possibles du fonctionnement politique de la République : le point de vue de la classe politique de R. Syme (étude des carrières et jeux de pouvoir, mais on se focalise alors sur les grandes familles) ; le point de vue des citoyens de C. Nicolet (étude des droits civiques, mais on néglige alors les pressions des dirigeants et les luttes de pouvoir)

Plan :

  • 1. La République des patriciens (509 – 300)
  • A. Une République divisée mais unie
  • B. La construction des structures civiques
  • C. La culture politique du milieu patricien
  • 2. La République des nobles (300 – 133)
  • A. La cité à l’épreuve des conquêtes
  • B. La suprématie de la nobilitas
  • C. Les règles de la compétition politique
  • 3. La République des imperatores (133 – 30)
  • A. La révolution romaine
  • 4. La République au quotidien (300 – 30)
  • A. Le(s) métier(s) du citoyen
  • B. Les rituels civiques
  • C. La raison de la République

1. La République des patriciens (509-300 av. J-C.)

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