Depuis le début du quinquennat en 2017, avec la démission du chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, jusqu’à la tribune publiée dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles en avril 2021, la question du devoir de réserve des militaires a été posée. Cela s’inscrit dans un contexte très particulier, entre le mouvement des gilets jaunes en 2019, et les mesures de confinement imposées par le pouvoir exécutif dans le cadre de la crise sanitaire. Le premier trimestre 2021 a été marqué également par la multiplication d’actes de violence, y compris à l’égard des forces de l’ordre. Dans une situation préélectorale, entre les élections régionales et départementales de juin 2021 et les présidentielles dont le premier tour aura lieu en avril 2022, on peut comprendre que cette question « du point de vue de certains militaires sur l’état de la société française », devienne un enjeu politique.

La question n’est pas ici d’exprimer un point de vue sur le fond de cette tribune, qui a été suivie par une autre, censée impliquer des militaires d’active, mais bien de rappeler, comme le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre a pu le faire, les règles qui s’appliquent dans ce domaine.

L’expression consacrée « la grande muette » pour désigner l’armée française au début de la IIIe République s’explique par l’adoption de la loi Cissey du 27 juillet 1872 qui prononce l’interdiction du vote pour les militaires.

Les Clionautes multi-écran

Vous souhaitez lire la suite ?

Actifs dans le débat public sur l'enseignement de nos disciplines et de nos pratiques pédagogiques, nous cherchons à proposer des services multiples, à commencer par une maintenance professionnelle de nos sites.

Adhérer aux Clionautes pour accéder aux ressources disponibles dans l'espace réservé ne se limite pas à un simple réflexe consumériste.

La modestie de la cotisation demandée ne saurait donc constituer un obstacle pour un soutien à notre démarche.