Au cours de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP24, prévue ce mois de décembre en Pologne, les gouvernements doivent convenir des lignes directrices de mise en œuvre de l’Accord de Paris, lui permettant ainsi de prendre tout son sens. L’année 2015 a pu constituer un tournant majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences. Un consensus majoritaire, mais pas unanime, considère que l’action de l’homme, depuis la révolution industrielle du milieu du XIXe siècle est à l’origine d’un changement climatique qui devient de plus en plus perceptible. La responsabilité de ce réchauffement climatique se trouve dans l’utilisation croissante, depuis la révolution industrielle, des sources d’énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre.

Cette prise de conscience à l’échelle planétaire a commencé en 1992 avec la conférence de Rio, a trouvé une première expression avec le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur 2005, s’est poursuivie avec le sommet de Copenhague en 2009, et pourrait trouver une expression nouvelle avec la participation de 195 états lors de la conférence de Paris.

Si le lien entre le réchauffement climatique et le développement de la consommation d’énergie est avéré, il convient également de relier cette utilisation de l’énergie avec les aspirations au développement d’une partie croissante de la population mondiale. L’avenir énergétique ne saurait en effet résider dans une diminution de cette consommation d’énergie, mais bien au contraire dans son optimisation qu’il conviendra de rendre compatible avec les objectifs du développement durable.

Ce débat d’importance majeure pour l’avenir de l’humanité se déroule dans un contexte très particulier. Si dans les années 70 la prise de conscience du caractère limité des ressources énergétiques, notamment pétrolières, s’était traduite par une revalorisation des prix du baril de pétrole, le contexte actuel de baisse sensible des cours, en dessous de 50 $, pourrait réduire l’impact de certaines mesures de réduction de la consommation.

Au-delà du pétrole, c’est tout le marché de l’énergie qui est devenu extrêmement volatil. Mais les facteurs fondamentaux, comme une demande croissante et de nouvelle source d’approvisionnement, restent présents.

Les Clionautes multi-écran

Vous souhaitez lire la suite ?

Actifs dans le débat public sur l'enseignement de nos disciplines et de nos pratiques pédagogiques, nous cherchons à proposer des services multiples, à commencer par une maintenance professionnelle de nos sites.

Adhérer aux Clionautes pour accéder aux ressources disponibles dans l'espace réservé ne se limite pas à un simple réflexe consumériste.

La modestie de la cotisation demandée ne saurait donc constituer un obstacle pour un soutien à notre démarche.