Au delà des affaires courantes (suivi des concours, organisation des réunions disciplinaires), deux dossiers importants restaient complètement ouverts pour l’APPLS lors de cette rentrée 2014, celui de Poitiers, celui des conventions Fioraso.

La session 2014 s’est déroulée sans accroc ; BEL et Banque B/L-SES sont sur les rails et les partenaires recrutent, dans des conditions qui les satisfont, nos étudiants de la filière littéraire des classes préparatoires. La complexité des calendriers d’oraux pour certains d’entre eux est réelle, mais des contacts directs permettent de régler rapidement les difficultés qui se font jour, et chacun peut passer les oraux que ses admissibilités lui ont ouverts. Une difficulté cependant demeure : celle de l’écart des notes moyennes des concours BEL et B/L-SES, avec une conséquence assez nettement défavorable aux candidats de la deuxième banque quand ils sont interclassés avec ceux de la première, au CELSA ou dans les Ecoles de Management. Un courrier conjoint de l’APPLS et des associations disciplinaires de la voie B/L sera adressé aux responsables de la banque dès que toutes les données chiffrées auront été consolidées.

Dans un contexte ou Madame Sylvie Martin succédait à Eric Bordas en devenant au 1er septembre la Vice-Présidente Études de l’École Normale Supérieure de Lyon, nous avons pu mettre en place mi-octobre des réunions disciplinaires en lettres, langues anciennes et langues vivantes rue d’Ulm, en histoire et en géographie à Lyon. Des échanges constructifs ont permis de transmettre satisfecits et réserves sur les sujets 2014 ou les programmes 2015. Nous avons attiré l’attention sur les écarts que nous constatons parfois entre nos notations durant l’année et les performances au concours ; nous avons posé des questions précises sur les modalités de la correction des copies de l’écrit, obtenant chaque fois les réponses souhaitées, et les impressions des jurys sur les processus d’encadrement de la notation. A la rue d’Ulm, nous avons demandé une grande vigilance lors de la mise en place de la réforme de l’oral (renforcement de l’option choisie par le candidat par mise en cohérence écrit-oral et par pondération à 5 à l’oral sur un total de 20) : que l’ouverture géographique et sociale du concours (qui a reculé en 2014) demeure bien réelle ; qu’aucune option ne soit fragilisée par rapport aux autres en termes d’accès à l’École. G. Bonnet, L. Jaffro et S. Kleiman nous ont dit partager cette double préoccupation. A Lyon, nous avons attiré l’attention sur le déséquilibre des recrutements dans la série « Sciences humaines ». Et Sylvie Martin, comme les historiens et géographes de l’École, semblaient partager ce souci : malgré un nombre d’historiens-géographes admissibles nettement plus important en 2014 qu’en 2013, le nombre des admis est demeuré exactement le même qu’en 2013.

Concernant le projet de fermeture d’une puis de deux classes littéraires au Lycée Camille Guérin de Poitiers, il fallait, après la première mobilisation de juin, intervenir à nouveau pour en contester auprès de la DGESIP et de la DGESCO la légitimité. En effet, et les données précises ont été transmises aux services compétents, on peut montrer sans peine que les effectifs et le taux d’ouverture sociale des classes en question ne justifient nullement leur fermeture, d’autant que celle-ci viendrait réduire, malgré les ouvertures supposées compensatoires, le nombre de places offertes en CPGE dans une région qui est déjà nettement en-dessous de la moyenne nationale. Une action coordonnée de l’APPLS et des collègues organisés sur place est en cours (courriers parallèles à la DGESIP, à la DGESCO, à l’Inspection Générale) pour demander au ministère un avis défavorable sur ce projet rectoral de fermeture.

Sur le dossier des conventions il faut constater qu’un lourd retard a été pris. Une action résolue du ministère fin septembre, puis mi-octobre, puis mi-novembre, est donc en cours pour combler ce retard, mais c’est finalement bien sur deux ans à partir de la promulgation de la loi (22 juillet 2013) que les choses arriveront à leur terme. Ce dossier désormais important constituera une partie importante de ce premier bulletin, de lecture austère mais utile. Il est en effet indispensable de mesurer la part active que nous devons prendre à l’élaboration des conventions : elles doivent comporter un volet pédagogique pour lequel nous sommes seuls compétents. Le recteur bien sûr, et le proviseur, et la présidence de l’Université seront signataires, mais les contenus auront dû être élaborés en amont par, ou du moins en collaboration avec, les professeurs de CPGE.

Que nos échanges s’intensifient à l’occasion de cette campagne d’élaboration des conventions nouvelles semble à la fois nécessaire et souhaitable. Rappelons pour mémoire qu’au bulletin s’ajoutent, pour la bonne circulation des informations, un site délibérément accessible à tous et très régulièrement mis à jour (tapez APPLS dans votre moteur de recherche — puis élisez le site comme favori !), et une liste de diffusion sur Google groups, accessible à tous les adhérents de l’APPLS.

Pour le comité,
Marc Even, président de l’APPLS ;