La question de l’accès aux ressources de pétrole brut conventionnel, celui qui est le moins coûteux à extraire, est évidemment centrale pour comprendre la géopolitique du pétrole. Les États-Unis ont fait le choix de mettre l’accent sur l’exploitation de leurs propres ressources, de pétrole conventionnel au Texas, en Alaska, et dans le Golfe du Mexique, mais également de pétrole de schiste. Ce dernier est présenté comme une piste permettant aux pays d’être autosuffisant, voire à terme, si l’on y rajoute le gaz naturel, et le gaz de schiste, exportateur d’hydrocarbures.
Les découvertes récentes, relativement importantes, de pétrole conventionnel, à 80 % offshore, peuvent remettre en cause ce scénario, puisque en-dessous de 50 $ le baril, ce qui est le prix actuel, à l’heure où ces lignes sont écrites, les pétroles non conventionnels ne sont plus véritablement rentables.
Toute la question est de trouver un équilibre entre les nouvelles découvertes, et les exploitations de pétrole conventionnel, et la poursuite de la recherche permettant de baisser le seuil de rentabilité des pétroles non conventionnels. La question qui est évidemment posée est celle de l’impact environnemental d’une abondance, même relative, de pétrole, qui pourrait ralentir les démarches vertueuses de lutte contre le réchauffement climatique actuellement en cours. Il est vrai que celles-ci ne font pas véritablement partie des priorités de l’administration républicaine, actuellement en poste.

 

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