Le nationalisme est né en Europe à la fin du XVIIIe siècle et s’est épanoui pendant le XIXe siècle avant d’atteindre son apogée au cours du XXe siècle avec deux guerres mondiales. Pendant la seconde moitié du XXe siècle, la construction européenne et les consentements des États à des abandons de souveraineté semblaient avoir sonné le glas du nationalisme. À la fin du XXe siècle pourtant, cette situation a été largement remise en cause par l’effondrement du bloc soviétique. Des nationalismes « mis sous le boisseau » ont été réactivés en Europe centrale et orientale. En Europe occidentale des nationalismes « persistants », se sont également réveillés et ont pu, à la faveur de difficultés économiques se développer à nouveau. (Catalanisme, séparatisme flamand, et de façon plus globale, souverainisme.)

I. Les différentes perceptions du nationalisme

A. Nations et nationalités.

Dans sa définition la plus courante, la nation est une société qui fait partie ou aspire à la création d’un État dont les membres partagent des liens de solidarité, tout en reconnaissant le bien-fondé d’institutions politiques, de traditions culturelles et de normes communes. Les gens qui forment une nation ont une conscience, plus ou moins forte, de constituer un même corps politique. Cette appartenance mobilise en conséquence la sphère des mentalités, puisqu’elle implique des croyances et des imaginaires collectifs. Le nationalisme est l’idéologie qui légitime, entretient et propage cette forme particulière d’association politique.

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