L’oral « culture générale » des concours internes de l’armée de terre
ESP-OAEA-EMIA

Pour les trois concours, si les attendus sont différents, les méthodes sont largement similaires pour parvenir à présenter un oral sur les différents types de sujets qui peuvent être proposés.

Il convient de rappeler que sans prérequis en termes de connaissances, même a minima, le meilleur des plans, ou pire encore, la répétition purement formelle d’une méthode, sans aucun contenu, ne permettra pas de faire la différence avec d’autres candidats, dans le cadre d’un concours.
Pour autant, il est possible de s’appuyer sur cette méthode, qui permet à tout le moins, pendant les 20 minutes de préparation, d’organiser sa présentation, et surtout de chercher des idées, des exemples, bref de mobiliser ses connaissances.

Cette méthode « flash » est largement diffusée, mais il convient de l’expliciter, et surtout de l’adapter à différents types de sujets.

Il n’est pas forcément pertinent de rappeler ici, surtout à des sous-officiers d’active, à des soldats du rang, les règles de présentation dans le cadre de ce concours. On peut espérer que celles-ci soient connues.

Au niveau pratique, je conseillerais l’utilisation du tableau qui est fourni, où du paper board. Il est également envisageable de le préparer à l’avance, sur une feuille A3, que l’on pourra poser sur le tableau. Prévoir dans ce cas des feutres effaçables, des magnets, du ruban adhésif. Dès lors que l’on a procédé au salut et à la présentation, (nom, grade régiment, temps de service) , on demande l’autorisation d’installer « un support pédagogique ».

Il est tout à fait possible, si l’on a la capacité, et si l’on s’est entraîné au préalable, de se servir du tableau et de construire son plan au fur et à mesure de l’exposé, ce qui est évidemment très valorisé. Par contre il s’agit d’une technique que les enseignants peuvent et doivent obligatoirement maîtriser, cela n’est pas forcément le cas d’un militaire en activité. Cela suppose notamment que l’on soit capable d’écrire lisiblement, et surtout sans faire la moindre faute d’orthographe, ce qui serait particulièrement meurtrier.

Le choix qui est pris ici à titre d’exemple correspond au pire des scénarios, c’est-à-dire le sujet sur lequel les prérequis sont rares, voire inexistants, mais seulement en apparence.

Je sens déjà, lorsque je vais annoncer le sujet, l’épais silence qui va suivre.

« Le soft power chinois ».

–Épais silence !

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