L’Union soviétique, dirigée jusqu’en 1953 par Staline, a deux ressorts en matière de politique étrangère :

– il s’agit pour l’Union soviétique de retrouver les frontières héritées de l’empire des tsars, avec des accords avec les autres puissances victorieuses de l’Allemagne. Dans le même temps, pour se protéger sur ses frontières occidentales, l’Union soviétique, héritière de l’empire des tsars, cherche à se constituer une zone d’influence en Europe centrale et orientale. En exerçant une pression sur la mer noire, elle poursuit la politique des Tsars depuis Ivan le terrible, à savoir l’accès aux mers chaudes.

-Mais l’expansion soviétique n’est pas simplement territoriale. Elle est assortie d’une expansion idéologique, celle de la doctrine communiste. La prise de contrôle des territoires au sein de l’Union soviétique, mais également la participation de l’Union soviétique à la libération des pays d’Europe centrale et orientale, ainsi que dans les Balkans, a pour conséquence l’accession au pouvoir de partis communistes locaux, inféodés à Moscou, à l’exception notable de la Yougoslavie en 1948.
Pendant toute la période, de la division de l’Allemagne à la chute du mur de Berlin, l’Union soviétique a eu à gérer cette expansion territoriale et politique. Elle a dû réagir aux politiques occidentales qu’elle qualifie d’encerclement, à la montée en puissance de l’Europe occidentale, et aux tentatives de désatellisation venues de l’intérieur de sa zone d’influence.

« Non aux fusées atomiques de l’OTAN! » Le 20 novembre 1979, face à la menace que fait planer sur l’Europe occidentale le déploiement des missiles nucléaires soviétiques SS-20, le caricaturiste néerlandais d’origine berlinoise Fritz Behrendt ironise sur la position des mouvements pacifistes ouest-allemands lors de la crise des euromissiles.

Caricature de Behrendt sur la crise des euromissiles (20 novembre 1979)

Introduction

Pendant la seconde guerre mondiale, à partir du 22 juin 1941, jusqu’à la victoire de Stalingrad, l’existence de l’Union soviétique sous sa forme d’avant-guerre a été menacée. L’invasion allemande avait pour enjeu la prise de contrôle d’un immense territoire riche en matières premières mais aussi la destruction du régime communiste. À partir de juillet 1941, Staline ne pas cherchait à mobiliser la population contre l’agression au nom des principes communistes, mais bien en faisant appel à tous les ressorts du patriotisme russe, allant même jusqu’à réouvrir des églises orthodoxes, afin qu’elle puisse prier pour le salut de la Sainte Russie.

Contextualisation

L’évolution actuelle de la Russie postcommuniste, montre bien à cet égard les constantes de la politique russe dont la période soviétique semble n’avoir été qu’une parenthèse dans les tendances lourdes de la géopolitique du pays.
À partir du règne de Pierre le grand, à la fin du XVIIe siècle, les bases de la politique européenne de la Russie sont posées. Il s’agit d’accéder aux mers libres, de la Baltique et de la mer noire et d’exercer une influence sur les grandes plaines d’Europe centrale proche du cœur historique de la nation russe, la Russie de Rous, dite également kiévienne.
Ces grands espaces, propices aux charges de cavalerie, ces terres de la « périphérie », ce qui est à l’origine du nom de l’Ukraine, ont été les routes d’invasion, des chevaliers teutoniques, de la Grande armée de Napoléon, des panzers de la Wehrmacht contre lesquels la nation russe a dû se dresser.
C’est à partir de ces grandes plaines que la reconquête a été engagée, dans le passé, avec la victoire de la Poltava et pendant la seconde guerre mondiale , lors de la grande bataille de Koursk en juillet 1943.

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