Il convient de rappeler ce qu’est l’espace extra–terrestre, plus exactement extra-atmosphérique, en rappelant que les différents satellites évoluent sur des orbites différentes. De l’orbite basse entre 200 et 800 kilomètres d’altitude, à l’orbite géostationnaire, à 36 000 km, en passant par l’orbite moyenne entre 1000 et 20 000 kilomètres d’altitude.

Chacune de ces orbites obéit à des finalités différentes, et sur chaque lancement de satellites, il peut y avoir une fonction sécuritaire, mais également une application militaire. La télédétection, avec les orbites basses s’inscrit parfaitement dans cette logique, tout comme la navigation, avec les orbites moyennes.

On abordera également l’orbite spécifique utilisée par les satellites soviétiques, puis russes, appelée Molnia. Sa trajectoire particulière s’explique par l’absence sur le territoire russe de position de lancement proche de l’Équateur.

L’espace extraterrestre répond à des objectifs extrêmement variables, comme les communications de données et d’images, et les satellites peuvent répondre à différents objectifs, la prévention des crises, comme les risques naturels ou technologiques, mais également leur gestion. Dans ce domaine la dimension en termes de sécurité et de défense est évidemment à prendre en compte.

La question posée est évidemment celle, pour la construction européenne, de l’autonomie stratégique dans ce domaine.

Tous les domaines d’intervention relèvent à la fois du civil et du militaire, avec les satellites météo ou de navigation, d’observation et d’écoute, d’alerte et même d’océanographie.

Iole de Angelis a très clairement choisi d’aborder cette question sous l’angle militaire, en précisant les trois dimensions de la réflexion à avoir sur l’espace extraterrestre :

La militarisation

L’arsenalisation.

La guerre spatiale.

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