Lorsqu’il s’agit de traiter la question de la famille et de la société grecque, la connaissance des sources est essentielle. Les comédies du poète athénien Aristophane (milieu Ve siècle av. J.C. – début IVe siècle av. J.-C.) constituent un corpus privilégié en la matière. Nombre de ces œuvres ont été conservées et sont aujourd’hui accessibles. Elles recèlent d’informations, et permettent de joindre l’utile à l’agréable en s’immergeant dans la société athénienne grâce à ces comédies qui restent divertissantes, 1500 ans après leur rédaction.

Il s’agit néanmoins de s’armer de certaines précautions lorsque l’on aborde le théâtre d’Aristophane en tant qu’historien. Notamment en n’oubliant pas qu’il s’agit de comédies écrites par un homme, dont l’objectif était de faire rire des assemblées majoritairement composées d’hommes en déformant la réalité perçue pour la rendre comique. Les pièces d’Aristophane sont fortement misogynes. Elles critiquent vertement les institutions politiques athéniennes, les philosophes socratiques et idéalisent la vie simple et austère des paysans de l’attique. C’est pourquoi il convient de se remémorer, au moment d’exploiter ces œuvres, qu’elles ne sont pas des représentations fidèles de la réalité. On pourrait plutôt parler, à l’instar de Pierre Vidal-Naquet, du théâtre comme d’un “miroir brisé” de la société athénienne (Pierre Vidal-Naquet, Le miroir brisé. Tragédie athénienne et politique, Les belles lettres, 2002).

Voici des résumés de quelques-unes des œuvres d’Aristophane qui met en avant les thématiques de la famille, de la place de la femme et de la sexualité dans la société athénienne.

Les nuées (-423)

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