Les années 1980

LA GUERRE DU LIBAN (1975-1990)

L’histoire de la guerre du Liban durant cette décennie est celle d’une série de renversements d’alliances, liés à la modification de l’ordre régional ou du rapport de force local, ce qui invalide toute lecture en termes d’opposition idéologique entre des acteurs aux objectifs bien définis. Cette guerre est complexe, difficile à caractériser. Un seul ouvrage est considéré comme véritablement historique sur la question, celui de Samir Kassir, mais qui ne va pas au-delà de 1982. Cette historiographie peut être résumée par deux thèses dominantes : celle d’une guerre confessionnelle et d’une « guerre pour les autres », selon le titre du livre du journaliste libanais Ghassan Tuéni, une guerre d’acteurs extérieurs sur le territoire libanais et parfois par l’intermédiaire des Libanais.

L’idée d’une guerre confessionnelle peut paraître plus évidente, dans la mesure où les affrontements entre les communautés furent nombreux. Le système confessionnel libanais définit la répartition des pouvoirs par l’appartenance communautaire. La notion de guerre civile se révèle plus pertinente, permettant de rendre compte de tous les conflits meurtriers qui ont opposé les membres d’une même communauté. La guerre pour les autres : les organisations palestiniennes, Israël et la Syrie ont chacun pris part à la guerre pour réaliser leurs objectifs propres, tandis que d’autres Etats tels que l’Irak ou l’Iran ont cherché aussi à intervenir directement dans le conflit libanais à des fins stratégiques.

  1. Un Liban fragmenté

 La première phase de la guerre

  1. Palestino-progressistes contre Front libanais

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