Cette fiche de lecture complète de l’ouvrage des éditions Dunod sur la géopolitique des espaces maritimes complète d’autres ressources déjà disponibles sur le site Clio-Prépas mais elle actualise certaines données.

Introduction

Importantes études sur la mer : sur ses aspects hydrologiques, biogéographiques, économiques, portuaires, commerciaux et géostratégiques.

1998 : Jean-Louis Tissier nomme « le mal de l’océan », un désintérêt.

La mer est le plus souvent un espace secondaire, à la marge.

Jusqu’au XVIème siècle, la représentation des mers est celle de « l’opposition centre/périphérie, celle du connu et de l’inconnu, du familier et de l’étrange, de l’espace directement accessible à l’espace connu par ouï-dire ».

Monde maritime représenté comme un envers du monde terrestre, peuplé de mystères et de dangers. Cf l’Odyssée d’Homère.

Des liens de dépendances étroits entretenus entre certaines civilisations et archipels du Pacifique avec la mer.

Notion de maritimisation 

Notion émerge au début des années 1970 : géographes français et belges André Gamblin, Roland Op de Beeck, André Vigarié et Jean-Pierre Chardon qui la définissent comme la concentration des activités productives sur les littoraux.

Raymond Woessner, 2014, la maritimisation désigne « le processus conduisant les littoraux d’un grand nombre de pays à prendre une part de plus en plus importante dans l’économie ».

Au XXème siècle, la maritimisation retrouve celle de littoralisation.

L’espace maritime y apparaît comme secondaire car la maritimisation est envisagée sous un prisme économique local.

André Vigarié introduit une nouvelle conception de la maritimisation en 1990 : « l’accroissement des échanges internationaux par voie maritime, multipliés par sept en quelque quarante ans » et ajoute « qu’aucun pays ne peut se dispenser sans inconvénient grave d’avoir recours à la mer, qu’aucune économie moderne ne peut être durablement conçue sans appui océanique ».

Antoine Frémont ajoute que depuis 1945 : croissance du commerce internationale celles de la production mondiale.

Maritimisation : « un processus d’accentuation de la dépendance à la mer, sous l’effet de la polarisation croissante des activités et intérêts économiques, sociaux et politiques vers celle-ci ».
Espaces maritimes recèlent des richesses dont l’exploitation satisfait les besoins des populations : il faut donc contrôler et sécuriser les routes maritimes.
Les océans sont les lieux d’expression privilégiés des puissances étatiques à des fins de coercition (hard power) ou d’influence (diplomatie navale).
L’appropriation des espaces maritime est un enjeu central donnant lieu à des revendications territoriales, à des tensions.
L’océan mondial est le principal poumon et régulateur thermique de la planète.
Océans à l’origine de la vie et des équilibres fondamentaux écosystémiques : production d’oxygène, absorption du dioxyde de carbone.
Contribuent à réguler le climat et facteur explicatif des régimes pluviométriques, températures et variations saisonnièreq à l’échelle régionale.

Première partie : L’affirmation des enjeux maritimes

Chapitre 1 – La dépendance croissante des économies modernes envers le secteur maritime

Le transport maritime, pilier porteur de l’économie mondiale contemporaine

En 2019, 92,5% des navires de la flotte mondiale (qui contient aujourd’hui 56 000 navires), sont construits en Chine, en Corée du Sud et au Japon.

En 2016, Singapour a vendu APL NOL à CMA CGM, la Chine a fusionné CSCL avec Cosco Shipping et trois groupes japonais se sont réunis au sein de ONE.

Cette réorganisation a consolidé le secteur conteneurisé.

Secteur d’activité dominé notamment par l’Asie orientale qui représente 40% du total.

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