Cette fiche n’est pas exhaustive et a vocation à s’inscrire dans une série de plusieurs articles sur la question.

 

Introduction aux écoles géographiques

Jusqu’en 1950, la tradition géographique de l’école française, initiée par Paul Vidal de la Blache (inspiré par les Allemands Humboldt et Ritte), est celle de la géographie régionale classique. Elle porte 3 objectifs principaux : situer, décrire, expliquer. Son rôle était social et politique : elle valorisait les identités nationales et régionales et assurait la formation des citoyens.

Mais dans les années 1950 se forment de nouvelles écoles. Les grandes écoles (française et allemande) s’ouvrent aux approches anglo-saxonnes. De nouvelles idées émergent, grâce à des outils et méthodes différents. 

En 1968, le géographe britannique Peter Gould propose une Nouvelle géographie (The New Geography : where the movement is?), pratiquée depuis 1962 par William Bunge. On y retrouve une volonté de modéliser, d’expliquer et d’élaborer des lois (des systèmes). En France, ce changement vers une “nouvelle géographie” qui cesserait d’être régionale et descriptive ne s’amorce qu’avec Paul Claval (Éléments de géographie humaine, 1974) et Olivier Dollfus (L’Espace géographique, 1970). Les thèmes de la géographie française évoluent alors et abordent la géopolitique, la géographie culturelle et sociale. 

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