L’auteur

Olivier Hanne est agrégé et docteur en histoire médiévale. Professeur aux Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan, il est chercheur associé à l’Université d’Aix-Marseille et l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, principalement axés sur le monde musulman.

Introduction

La relation qui unit l’Europe aux pays musulmans est ancienne ; elle remonte à l’expansion islamique aux viie-viiie siècles. Elle a, en partie, modelé la pensée européenne : l’existence de l’islam et ses victoires militaires ont toujours suscité la stupéfaction et l’inquiétude des lettrés européens et des populations confrontées à la conquête. Aux époques médiévale et moderne, il était volontiers considéré comme le grand ennemi de la civilisation européenne. Les moines, les clercs, puis les marchands et les diplomates, ont cherché à comprendre ce qu’était l’islam en découvrant son livre, appelé à partir du xiie siècle « Alcoran ». À peine connu jusqu’alors, rarement lu, il fut parfois traduit par extraits, avant de faire l’objet aux xiie et xiiie siècles de traductions intégrales en latin, lesquelles permirent de mieux cerner la doctrine ennemie. Mais la révélation en Europe de l’Alcoran ne suscita pas seulement une hostilité de principe ou une réaction purement religieuse, car c’est toute la culture musulmane qui provoquait étonnement et curiosité.

Comment les Latins ont-ils appris l’existence du Coran ? Comment ont-ils pu se le procurer et le traduire ? Qu’en dirent-ils après l’avoir lu ? Derrière toutes ces questions auxquelles tente de répondre Olivier Hanne, ne se joue pas seulement la place du Coran dans l’histoire européenne, mais surtout le rapport à l’autre, à la différence culturelle et religieuse, à la langue étrangère.

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