La question du statut du Sahara Occidental est après plus d’une quarantaine d’années toujours vive et d’actualité. Il est en effet le dernier territoire dont le statut n’est aujourd’hui pas définitivement établi suite à la décolonisation du continent africain. Revendiqué à la fois par le royaume chérifien du Maroc et le peuple sahraoui au travers du Front Polisario, le Sahara Occidental divise à la fois géographiquement, politiquement et socialement les différents acteurs et concernés. Au-delà d’un conflit uniquement territorial, la question du statut du Sahara Occidental fait partie intégrante de dynamiques profondes : développement économique, accès aux ressources, revendications nationales et constructions identitaires, relations et diplomaties régionales allant bien au-delà des voisins frontaliers du Sahara Occidental. A la fois ancré dans le temps, l’espace et les sociétés, le conflit pour le territoire du Sahara Occidental soulève donc de nombreux enjeux au rayonnement dépassant ses frontières.

Un territoire géographiquement divisé

Le Sahara occidental bénéficie d’une superficie de 266 000 km² et se situe sur la façade atlantique entre le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie. Son littoral s’étend sur plus de 1000 km et concentre les plus grandes villes comme Laâyoune (210 000 habitants), Dakhla (100 000 habitants) et Boujdour (40 000 habitants). Son espace est divisé en deux parties inégales par un mur de sable, appelé le « berm » long de 2700km. La plus grande partie est sous contrôle marocain et s’étend sur toute la façade littorale, et dispose des plus grandes villes. Celle-ci correspond à environ 80% du territoire du Sahara Occidental.

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