Cet ouvrage qui a accompagné depuis les années 70 plusieurs générations d’étudiants présentent de façon synthétique, avec des documents qui sont toujours d’actualité les arcanes du système politique britannique qui n’est pas forcément familier aux Français.

La première des surprises réside dans ce qui est présenté dans le troisième chapitre, c’est-à-dire le bipartisme qui a longtemps été la marque distinctive du système politique britannique. Sans remonter à l’origine des partis et du bipartisme, il faut tout de même savoir que l’expression de whigs et de tories est utilisée depuis plus de 150 ans, mais que ces mots traduisaient l’attitude vis-à-vis du gouvernement de la part des députés à la chambre des communes. Les partis politiques sont nés de l’élargissement du droit de vote après l’adoption de la loi de 1832. Les sociétés se sont créées pour favoriser l’inscription des nouveaux électeurs sur les listes électorales et les opérations d’inscription vont être le moyen pour les partis, jusque-là confinés au Parlement, le moyen de s’organiser dans le pays pour assurer un lien entre les électeurs et les cercles politiques.

Les clubs ont pu servir de matrice à la constitution des partis, comme la société Fabienne qui a inspiré la formation du parti travailliste. Des associations d’ouvriers ont pu également se développer mais en passant par une propagande directe, dans la mesure où elle ne dispose pas d’une représentation à la chambre des communes.

La presse contribue également, dès la fin du XVIIIe siècle à développer l’intérêt pour la vie politique même si l’essentiel des titres sont au début du XIXe siècle essentiellement londoniens. Le daily télégraph en 1861 lance la presse à un sou, ce qui contribue à accroître l’intérêt la vie politique.

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