Cet ouvrage s’inscrit dans les limites chronologiques du programme de l’agrégation interne d’histoire-géographie pour 2019, comme il s’inscrivait déjà en 2018, pour le CAPES. Le choix de rédiger une fiche de lecture et de méthode à partir de cet ouvrage s’inscrit dans une double démarche. Dans les limites chronologiques du programme actuel, 1839–1991, l’Égypte connaît les différentes phases qui affectent l’ensemble du territoire à étudier pour cette question de contemporaine, pour le concours.

Voici d’ailleurs un rappel à partir de la présentation du programme, qui montre la place particulière de l’Égypte dans ce contexte.

Le Proche et le Moyen-Orient de 1839 à 1991

Par « Proche et Moyen-Orient », le jury considère que cet espace correspond aux États actuels suivants : Afghanistan, Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Palestine, Qatar, Syrie, Sultanat d’Oman, Turquie, Yémen. La question n’inclut donc pas l’Asie centrale, les Balkans, le Caucase et le Maghreb, sauf s’il s’agit d’éléments de contexte par rapport aux problématiques de celle-ci.

Au début de la période, l’espace du Proche et du Moyen Orient est structuré par deux Empires : l’Iran (appelé Perse jusqu’en 1935 dans les relations internationales) et l’Empire ottoman. La défaite et la disparition de ce dernier après la Première Guerre mondiale entraînent la naissance de la République turque (1923), ainsi que la création ou l’indépendance d’États arabes, constitués pour partie sous l’égide des puissances mandataires de la Société des Nations. En 1948, le mandat britannique en Palestine prend fin : l’État d’Israël est créé ; l’État arabe palestinien ne voit pas le jour. La naissance ou la renaissance des États, l’affirmation d’un nationalisme arabe, le jeu des puissances durant la Guerre froide contribuent à structurer les politiques nationales et les relations diplomatiques et militaires dans la région.

La question mise au programme s’étend de l’année 1839 (qui marque à la fois le début de la question d’Orient et des Tanzimat, ces réformes politico-administratives et socio-économiques par lesquelles l’Empire ottoman se modernise) à l’année 1991 (qui correspond à la fin de la première Guerre du Golfe).

Cette période est marquée par :

– de 1839 à 1876 : la « question d’Orient » ; l’affranchissement progressif de l’Égypte de la tutelle ottomane ; les réformes modernisatrices ; les interventions politiques, militaires et économiques accrues des puissances occidentales et russes dans les affaires perses et ottomanes ; la façon dont les sociétés du Proche et du Moyen-Orient s’accommodent de la modernité sous toutes ses formes, imposée ou non ; les contractions territoriales ottomane et perse ;

Délimitation du programme de contemporaine

Cette première fiche de lecture, qu’il faut comprendre également comme fiche de travail, marquent le début d’une saison qui sera consacrée au Moyen-Orient.

J’ai choisi de développer cette réflexion partir de différents chapitres de l’ouvrage cité en référence.

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