De l’aménagement du territoire à l’aménagement des territoires.

C’est dans un cadre centralisateur qu’est né l’aménagement du territoire au lendemain de la 2ème GM : nécessité d’une intervention de l’Etat prend ses racines au cours du conflit mondial. Régime autoritaire de Vichy en avait précisé les contours par mise en place d’une technostructure qui avait doublé le nombre de fonctionnaires. De son côté, la Résistance (communiste ou de Droite), proposait aussi un programme de renouveau national par une nécessaire intervention de l’Etat, qui va s’incarner à la fin des années 1940.

Aménagement du territoire = expression inventée en France, en 1949 à l’initiative du ministre de la reconstruction et de l’urbanisme Eugène Claudius-Petit. En 1950 paraît le 1er texte sur politique d’aménagement du territoire, pour la reconstruction et le logement. L’expression n’a cessé depuis lors de se renforcer en s’institutionnalisant avec création en 1963 de la DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire & à l’Action Régionale), devenue DIACT entre 2005 et 2009 (Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires), avant de redevenir DATAR mais avec signification modifiée (Délégation à l’Aménagement du Territoire & à l’Attractivité des Régions), elle-même dissoute au profit du CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) en 2014. Les changements de dénomination sont révélateurs car mettent l’accent sur passage du à des territoires et accompagnent les mutations des logiques de l’aménagement en France.

L’intervention de l’Etat, qui débouchera au début des années 1960 sur l’aménagement du territoire, va se faire d’une façon privilégiée selon 3 procédures principales :

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