Fiche de lecture Thibaut Baque

Introduction (Philippe DUGOT) (p. 25 à 54) 

–           Qu’est ce qu’un « système productif » ?

C’est la création et la production de richesse à l’échelle d’un territoire. Les auteurs font le constat suivant : « l’économie française est passée d’une économie où l’industrie et l’agriculture dominaient à une économie essentiellement de services » (« 75% des emplois sont créés dans le secteur des services ») (p. 25-26).

Le terme de « système » incite à se poser la question concernant « l’organisation de cette production » c’est à dire les divers acteurs qui en ont la charge directe ou y sont impliqués à des degrés variables ». Ainsi, parler de « systèmes productifs » c’est faire le point sur les interactions qui existent entre des ensembles multiples et différenciés dans leur taille, leur influence, leurs aspirations, leurs soucis.

Pour définir ce terme, les auteurs J. Scheibling et F. Damette[1] identifient ainsi :

  • « une sphère productive composée de la production matérielle industrielle et agricole. Cette production est le résultat d’une addition de fonctions concrètes (fabrication, transport, logistique) et des fonctions abstraites (gestion des entreprises, conception, recherche et développement, fonction commerciale).
  • un ensemble « périproductif » qui se situe en amont (services aux entreprises dans le domaine de l’informatique, les finances, les assurances) et en aval (logistique de distribution des produits) ce qui donne une importance cruciale aux réseaux de transports et réseaux numériques pour le bon fonctionnement de l’organisation de la production.
  • Le tout étant connecté à un vaste ensemble de « reproduction sociale ».

Après avoir défini le terme de « système productif », les auteurs notent leurs « mutations », une évolution entre le « fordisme » et le « post-fordisme » (depuis 1970):  montée des activités abstraites et périproductives, des besoins en main d’oeuvre de plus en plus qualifiée, une codification croissante du travail par l’informatisation et l’automatisation (Joseph Schumpeter parle de « destruction créatrice »), de nouveaux modes d’organisation des flux et des systèmes de production en matière de logistique avec notamment l’interpénétration des échelles géographiques, du global vers le local et donc « un rôle de l’Etat questionné par un libéralisme dérégulateur depuis le début des années 1980 » (p. 29). En effet, la place de l’Etat a reculé depuis 1980 avec la libéralisation de nombreux services publics même si sa place reste prégnante (plus de la moitié du PIB national est consacré aux dépenses publiques).

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[1]DAMETTE F., SCHEIBLING J, La France, Permanences et mutations, Hachette Supérieur, 1995.