INTRODUCTION

Nature et environnement en géographie : une distinction nécessaire

Une place longtemps importante

La place de la nature en géo a été fondamentale : support incontournable des tableaux régionaux instaurés pat Paul Vidal de la Blache au début du XXe siècle, elle est d’ab prétexte à des monographies savantes où le géographe se révèle naturaliste, géologue et botaniste. La nature est devenue, dans la première moitié du XXe siècle, un objet d’étude à part entière en géographie.

Toutefois, l’ambition naturaliste de la géo est remise en q° au tournant des années 1960 et 1970, et la géo physique perd la suprématie qu’elle occupait jusqu’alors. Le recentrage de la discipline sur les sociétés a ainsi obligé à repenser la place de la nature au sein d’une géographie qui s’est affirmée comme science sociale. On passe donc d’une nature perçue comme préexistante aux hommes à un environnement qui est en fait prod par l’interaction entre milieu physique et société.

La géographie de l’environnement dépasse donc la seule idée de nature, et s’est constituée comme une science sociale hybride, au croisement des données physiques dites « naturelles » et des données sociales, éco et politiques. La nature n’y existe plus que pour elle-même, mais, au contraire, en tant qu’espace produit.

La notion d’Anthropocène, qui a émergé dans les débats scientifiques et les discours médiatiques depuis les années 2000, pose l’idée que leur développement a des conséquences sur le fonctionnement physique de la Terre à l’échelle globale.

Des milieux « naturels»?

Dans la pensée occidentale, par ex, cette idée s’est manifestée autour de l’opposition « nature-culture »

d’inspiration biblique.

L’environnement: un objet géographique

 

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