Chapitre 8 : la presse en France pendant la seconde guerre mondiale (1939-1944)

  1. La drôle de guerre et la défaite (aout 1939- juin 1940)

La déclaration de la guerre avait été précédée par une série de mesures répressives et préventive, décret-loi puis le 26 août par l’interdiction de la presse communiste et le 28 restauration de la censure.  Allah différence de 1914, peu de journaux disparurent et la presse s’installa, sans enthousiasme dans la drôle de guerre : c’est rapport avec la censure furent beaucoup moins difficile qu’en 1914. Le 24 mai 1940 furent instituées l’autorisation préalable et une réglementation des conditions matérielles de la publication. L’effondrement militaire de mai-juin 9140 oblige les journaux à se replier vers le sud de la France.

  1. La presse sous le régime de Vichy en zone sud
  • Le régime de la presse

La presse fut soumise au contrôle des autorités de Vichy. Par l’intermédiaire des services de l’Information qui censuraient déjà les nouvelles et les commentaires ; les journaux recevaient consignes et notes d’orientation : elles imposaient la publication de certains textes, articles, et « conseillaient » jour par jour certains thèmes à développer. A Paris, les Allemands avaient constitué l’Agence française d’information, l’agence Havas, repliée à Vichy fut démembrée en novembre 1940 :  ses services d’information repris par l’Etat furent transférées à un établissement public, l’Office français d’information. L’occupation de la zone sud en 1942 accrut encore la rigueur du contrôle sur la presse et les journaux perdirent alors les dernières parcelles de leur liberté : ils ne pouvaient plus qu’être des instruments de propagande.

  • La vie des journaux

La restriction du papier dès 1941, les quotidiens à 2 Pages et leur format ne cessa de décroître. Leurs tirages baissèrent régulièrement, tant les Français se désintéressaient à leur contenu.

  1. Les journaux repliés

La vie des feuilles parisiennes réfugiées en zone non occupée fut particulièrement difficile Leur clientèle était très réduite et leur diffusion à travers toute la zone sud se heurtait à de graves obstacles techniques. Leurs rapports avec les autorités de Vichy furent d’autant plus délicats que les journalistes entendaient préserver leur liberté de jugement. Les conflits furent nombreux.

Le Jour – Echo de Paris fut le 1er à se saborder le 31 mars 1942 ; l’invasion des Allemands en zone sud entraîna le sabordage du Figaro le 11 novembre 1942 et celui Temps les 29-30 novembre. Paris -Soir ne put liquider ses différentes éditions qu’en 1943. Le Journal, Le Petit Journal, L’Action française, La Croix, Le Journal des Débats poursuivirent une carrière diificile jusqu’en juin 1944.

  • La presse dans la zone nord sous la tutelle allemande
  • Le contrôle des allemands

La presse de la zone nord échappait à l’autorité de Vichy et la diffusion des journaux publiés en zone sud était interdite en zone occupée. Les services de la Propaganda abteilung exercèrent une tutelle sévère. Ils favorisèrent les attaques contre le régime de Vichy et poussèrent les journalistes qu’ils inspiraient, à défendre une politique de collaboration sans nuances.

  • Les journaux de la collaboration

Le Matin, dès le 17 juin 1940, L’œuvre, le 21 septembre, Le Petit Parisien, le 8 octobre, reparurent à Paris. D’autres feuilles (sous-entendu d’autres journaux) comme Le Cri du peuple de Doriot, Les Nouveaux Temps de Jean Luchaire, ou La France socialiste ; certains hebdomadaires comme Je suis partout ou Au Pilori se mirent au service de l’occupant avec un zèle servile.

 La presse clandestine

A côté de la presse officielle, des journaux clandestins firent entendre la voix de ceux, qui, de plus en plus nombreux et décidés, refusaient la défaite et le régime imposé par l’occupant. Cette presse de la résistance compta plus de 1000 titres (leur histoire est difficile à retracer dans le mesure où les auteurs ont été victimes de la répression nazie). Tracts multigraphiés à quelques dizaines d’exemplaires, brochures plus ou moins périodiques, ou véritables journaux de 4 pages tirés à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, ces feuilles exercèrent sur la conscience de leurs lecteurs une influence considérable. L’Humanité reparut clandestinement dès le 26 octobre 1939. En 1940, les 1ière publications furent le fait d’initiatives individuelles.

Dès 1941, les feuilles furent l’organe de groupes mieux constitués qui étaient déjà des mouvements de résistance ; leur nombre ne cessa de croître. Certaines donnèrent naissance aux grands journaux de la Libération peuvent cependant être citées : Libération (Nord, oct 1940), La voix du Nord (avril 1941), Libération (Sud, juillet 1941), etc…

  1. La perte d’influence de la presse pendant la guerre

La guerre 39-45 porta un coup dur à la presse française. Son prestige fut compris par la médiocre qualité de sa présentation et par les abus de la propagande dont elle dut se faire l’organe. L’accroissement considérable de l’audience de la radio donnait aux Français les informations qu’ils ne pouvaient pas avoir dans les journaux, contribua à diminuer l’influence des journaux.

Chapitre 9 : Après la 2ème Guerre mondiale

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