Olivier Zunz: Né en 1946 à Paris. Obtient sa Licence d’Histoire et de Géographie en 1968 à l’Université de Paris. Professeur d’histoire à l’Université de Virginie depuis 1978 où il est titulaire de la chaire James Madison. Historien des États-Unis, il est l’auteur de The Changing Face of Inequality : Urbanization, Industrial Development, and Immigrants in Detroit, 1880-1920 (University of Chicago Press, 1982), traduction française, Naissance de l’Amérique industrielle (Aubier, 1983) ; Making America Corporate, 1870-1920 (University of Chicago Press, 1990), traduction française, L’Amérique en col blanc (Belin, 1991) ; Why the American Century ? (University of Chicago Press, 1998), avec traductions en français, Le Siècle américain (Fayard, 2000), chinois, 2001, italien, 2002, et japonais, 2005).Son dernier livre est Philanthropy in America : A History (Princeton University Press, 2012), avec traductions en français, La philanthropie en Amérique : argent privé, affaires d’État(Fayard, 2012) et en chinois, 2016.Sous sa direction ou co-direction, on trouve Reliving the Past : The Worlds of Social History(University of North Carolina Press, 1985) ; avec David Ward, The Landscape of Modernity : Essays on New York City, 1900-1940 (Russell Sage Foundation, 1992) ; avec Leonard Schoppa and Nobuhiro Hiwatari, Social Contracts under Stress : The Middle Classes of America, Europe, and Japan at the Turn of the Century (Russell Sage Foundation, 2002).Il a également édité en langue anglaise les œuvres d’Alexis de Tocqueville : coédité, avec Alan Kahan, The Tocqueville Reader : A Life in Letters and Politics (Blackwell, 2002) ; édité Democracy in America, traduit par Arthur Goldhammer (The Library of America, 2004) ; les journaux et lettres du voyage en Amérique : Alexis de Tocqueville and Gustave de Beaumont in America : Their Friendship and Their Travels, traduction Arthur Goldhammer (University of Virginia Press, 2010) ; et les souvenirs de 1848 : Recollections : The French Revolution of 1848 and Its Aftermath, traduction Arthur Goldhammer (University of Virginia Press, 2016). Il travaille actuellement à une biographie de Tocqueville. Il se place dans un courant historiographique moderne et c’est le pionnier des américanistes français.

  • Le genre de l’ouvrage : essai théorique ayant pour but d’éclairer de manière détaillée la pensée d’un segment particulier des élites américaines entre le New Deal de Roosevelt et la Grande Société de Johnson.
  • Sujet de l’ouvrage : l’étude d’un groupe d’élite américaine qui a joué un rôle clé dans la construction de la puissance américaine mais qui a été trop négligé par l’historiographie moderne. Volonté de réhabilité la vérité sur ceux qui ont permis et qui ont amorcés la construction de la puissance américaine.

Place du livre dans l’historiographie : sujet traité par de peu d’historiens, surtout des modernistes, comme Andre Kaspi dans Les Américains : Naissance et essor des Etats-Unis (1607-1945). L’ouvrage de Zunz est toujours d’actualité puisqu’il propose une thèse nouvelle et quelque peu libérale sur la construction américaine. Il tend à prouver que ceux sont les Américains eux-mêmes qui sont à l’origine de la puissance américaine. Il a une portée importante et influente dans l’historiographie puisque c’est un sujet qui a pendant longtemps été mis de côté par celle-ci. Il ne semble pas avoir fait l’objet d’un débat scientifique ou médiatique lors de sa sortie. La critique est même assez favorable comme celle de Pierre Gervais dans Revue d’histoire moderne et contemporaine qui qualifie cet ouvrage de : « un travail utile, et de surcroît original dans l’historiographie américaine (et a fortiori dans celle des américanistes français, parmi lesquels notre auteur fait à juste titre figure de pionnier et de chef de file). Sa lecture sera profitable à quiconque se souci de comprendre l’histoire des Etats-Unis au XXème s. »

Résumé de l’ouvrage

Chapitre premier : « Producteurs et utilisateurs de savoir scientifique »

Vous souhaitez lire la suite ?

Actifs dans le débat public sur l'enseignement de nos disciplines et de nos pratiques pédagogiques, nous cherchons à proposer des services multiples, à commencer par une maintenance professionnelle de nos sites.

Adhérer aux Clionautes pour accéder aux ressources disponibles dans l'espace réservé ne se limite pas à un simple réflexe consumériste.

La modestie de la cotisation demandée ne saurait donc constituer un obstacle pour un soutien à notre démarche.