Les femmes ont toujours travaillé mais se demande-t-on depuis quand les hommes travaillent ? Non, bien sûr. Se demande-t-on pourquoi ils travaillent ? Pas plus. Les interroge-t-on pour savoir si le travail à temps partiel leur conviendrait, s’ils aimeraient se consacrer seulement à l’entretien de la maison et à l’éducation des enfants ? Guère. Pour le travaille des femmes, il en va tout autrement. Leur travail est toujours présenté comme fortuit et récent. On feint d’ignorer que les femmes ont aussi été paysannes, commerçantes, ouvrières, employées, infirmières, institutrices. Depuis toujours. Voici l’histoire de leurs métiers et de leur évolution, au cours des deux derniers siècles. Mieux vaut être née après 1950 et surtout après 1970. Historienne, Sylvie Schweitzer est professeur à l’université Lumière-Lyon-II. Ses recherches ont toujours porté sur l’histoire contemporaine du travail, qu’il s’agisse de l’usine taylorienne, avec Des engrenages à la chaîne. Citroën 1915-1935, ou des entrepreneurs, avec André Citroën. Le risque et le défi.

L’étau juridique

1804-1810 : Les lois de l’exclusion

Le code civil Napoléon ne reconnait pas les femmes tout court, mais seulement des femmes classées selon leurs rapports institutionnels aux hommes et leur éventuelle maternité.

Les femmes mariées sont en totale position de subordination à leur marie. Pour les droits de la personne, la toute-puissance maritale est inscrite dans l’article 213 : « La femme doit obéissance à son marie ».

Pour ce qui est du divorce, il avait été autorisé en décembre 1792 et largement utilisé par les femmes. Le code civil y apporte les premières restrictions en acceptant seulement 3 causes : l’adultère, les sévices et injures graves, la condamnation à une peine infamante.

Le code civil toujours, impose à la femme de demander l’accord à son mari pour s’inscrire à des cours et passer des examens.

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