Le troisième partie du chapitre six de cet ouvrage revient sur la mise en récit, a posteriori, par le président Nixon de cette affaire. Après son départ de la Maison-Blanche, il considère que sa seule erreur a été de s’être enfermée dans le déni le mépris laissant le champ libre ses opposants pour le critiquer et à l’opinion publique pour le condamner sans autre forme de procès.

L’auteur revient sur le contexte pendant lequel cette affaire s’est déroulée. La réélection de 1972 a été plutôt facile et pour reprendre une formule utilisée récemment cet épisode du Watergate a été considéré comme « une tempête dans un verre d’eau ».

Dès que le cambriolage est devenu un délit public, Nixon et ses conseillers se sont attachés à le mettre en récit pour anticiper toute divulgation publique. En d’autres termes il fallait fournir une explication cohérente qui permette à l’administration de ne pas être remise en cause. Avec l’implication de membres de la CIA, il s’agit bien là pourtant d’une affaire d’État, et dès le 23 juin 1972 Nixon et Haldeman suggère au directeur de la CIA Richard Helms de demander au FBI de se tenir à l’écart. Dans un premier temps le problème principal pour l’administration Nixon et d’éviter les fuites en interne pour ne pas fragiliser le président. La crainte est que l’enquête sur le Watergate ne conduise le journaliste s’interroger sur le financement du comité pour la réélection du président. Des mesures de rétorsion sont envisagées contre le Washington Post, tandis que le vice-président Spiro Agnew doit continuer sa stratégie de critique permanente contre les médias pour détourner l’attention sur l’implication du président.

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