Une étude de cas qui illustre et approfondit une réflexion sur l’urbanisation en Amérique latine en s’intéressant à la plus grande métropole brésilienne: Sao Paulo. L’étude s’appuie sur les travaux du géographe Hervé Théry. Elle est suivie par une bibliographie ainsi que par un dossier documentaire commenté. 

Introduction

Principale métropole du Brésil par son poids démographique, économique et financier, São Paulo est une mégapole intégrée à l’échelle mondiale. Portée par le développement de l’économie du café à la fin du XIXème siècle, puis par une forte industrialisation favorisée par les successives vagues d’immigration européenne et japonaise, la mégapole pauliste couvre aujourd’hui une surface de plus de 8.000 km². L’agglomération compte plus de 19 millions d’habitants, dont 11 millions dans la municipalité de São Paulo. Cette expansion rapide du tissu urbain a bouleversé la logique de développement de la ville, plutôt tournée vers une densification du centre jusque dans les années 1930. Elle s’est traduite par un développement antagoniste et inégal de la ville avec un étalement urbain incontrôlé vers le nord et l’est et une verticalisation de la ville au sud-ouest. Ainsi, la mégapole de Sao Paulo bien que intégrée à la mondialisation est marquée par de profonds dysfonctionnements urbains qui en font un espace fragmenté caractérisé par la ségrégation urbaine. Cette ville se distingue alors par une très nette zonation sociale qui définit des structures urbaines hétérogènes. Elle apparaît de ce fait comme une « monstruopole » au tissu urbain dilué, peu maîtrisé et fragmenté marquée par plusieurs formes de dysfonctionnements. Dès lors, les acteurs publics tentent de valoriser le système urbain pauliste dans le cadre des politiques urbaines.

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