Antoine PROST – 12 Leçons sur l’Histoire 2/3

(Paris, Le Seuil, 1996, 336 pp)

Chapitres 5 à 8

Chapitre V : Les temps de l’histoire

(pp 101-123)

Ce qui distingue la question de l’historien et la met à part de celle du sociologue ou de l’ethnologue est sa dimension diachronique.

L’histoire du temps

Un temps social

Ni le temps physique : ce n’est pas le temps physique car ce n’est pas le temps des horloges, divisible à l’infini en unités rigoureusement identiques, pas un cadre extérieur disponible pour toutes les expériences.

Ni le temps psychologique : certes il lui est comparable par son caractère vécu, avec des segments d’intensité variables, l’historien comptant parfois en journées parfois en mois, années ou davantage. Mais ces fluctuations dans le déroulement du temps historique sont collectives : elles ne dépendent pas de la psychologie de chacun, on peut les objectiver.

Un temps social : avec des repères dans le temps communs aux membres de la même société Mais toutes les sociétés n’ont pas le même temps : le temps des historiens est celui de notre société occidentale contemporaine.

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