Un Américain à Paris : une célébration des relations culturelles transatlantiques dans l’après-guerre » Elisa Capdevila, CMP, PUR.

Ode flamboyante à l’amitié franco-américaine et à Paris, la «Mecque des arts», le film sort en 1951 aux Etats-Unis. Il est adapté d’une pièce symphonique écrite par Georges Gershwin en 1928. C’est la comédie musicale la plus chère jamais produite à l’époque. Elle remporte 6 Oscars en 1951 dont celui du Meilleur Film. Il réunit trois des noms les plus célèbre du genre : George Gershwin (compositeur), Vincente Minelli, ancien de Broadway et réputé pour la poésie de ses œuvres et l’acteur-danseur-chanteur Gene Kelly. Le film renoue avec un genre populaire avant-guerre aux E.U et inaugure la mode du film « français » à Hollywood. Toutefois, le film Un Américain à Paris n’y est pas tourné puisqu’il est entièrement tourné en Californie dans les studios de la MGM (Metro-Goldwyn-Mayer) à Culver City.

Le film raconte l’histoire d’un soldat américain joué par Gene Kelly qui reste à Paris dans l’espoir de devenir peintre et qui tombe amoureux d’une jeune française jouée par Leslie Caron. La bande-annonce présente des extraits du début et de la fin du film, sur un rythme tour à tour enjoué et plus lent. Le ton demeure globalement enjoué et l’allure vive. Le film sort à une époque charnière des relations transatlantiques, à l’époque du Plan Marshall et de la reconstruction européenne. Bien qu’il ne soit pas évoqué directement, le film rappelle la réalité contemporaine du tournant des années 50 avec ces soldats qui retournent à la vie civile, grâce notamment au GI Bill de 1944, leur permettant de poursuivre des études ou bien de rester à Paris.

Dans quelle mesure le film reflète-t-il la complexité des relations franco-américaines d’après-guerre?

Le film est d’abord une démonstration du talent américain : il joue sur les stéréotypes associés à la capitale française tout en rendant hommage au passé glorieux de cette capitale internationale des arts. C’est un moyen d’affirmer pour le cinéma américain son statut de 7ème art.

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