De nos jours, après des décennies d’abandon, les intentions des acteurs urbains visent la reconquête des paysages fluviaux en ville. Ce vaste mouvement s’effectue un peu partout en France et dans le monde. On ne compte plus les exemples de retour au fleuve à la fois dans les pays occidentaux et les pays en voie de développement. En Europe, il est possible de citer : la Seine à Paris, le Rhône à Lyon, la Garonne à Bordeaux, l’Isar à Munich… Ailleurs dans le monde, les exemples sont nombreux comme sur le St-Laurent à Québec, l’Hudson à New York, le Sabarmati à Ahmedabad en Inde, la rivière Hai à Tianjin en Chine, le Paraguay à Asunción, le Rio de la Plata à Buenos Aires… Le moindre petit cours d’eau en ville fait l’objet d’une intentionnalité paysagère esthétique à partir de projets réalisés par des cabinets de paysagistes

À partir des années 1990, la plupart des réflexions se cristallise autour des fronts urbains anciens qui font l’objet de projets d’aménagements autour d’une valorisation des berges. Mais, depuis une dizaine d’années, l’échelle d’analyse change et s’élargit considérablement à l’image du projet « Paris, Métropole sur Seine » (APUR, 2010). Il s’agit d’englober le retour aux cours d’eau dans un territoire plus vaste que le seul centre ancien. Ce renouveau tend alors à s’exprimer sur plusieurs kilomètres en amont et en aval des villes anciennes.

Qu’en est-il de ce vaste mouvement au niveau de la ville de Toulouse ?

Philippe Valette, « La Garonne à Toulouse », Norois, 237 | 2015, 81-100.

 

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