État, Pouvoirs et Contestations dans les monarchies française et britannique et dans leurs colonies américaines vers 1640-1780

 

 

Chapitre 2 : Gouverner (Page 55 à 113)

 

Le rôle du roi va au-delà de la prise de décision en son conseil. Un périmètre d’autorité est défini, il peut varier mais c’est en fonction de cet espace que le roi peut gouverner dans des espaces aussi éloignés que les colonies.

 

  1. Incarner l’autorité : Angleterre/Grande-Bretagne

 

1.1 Le Souverain

 

Barry Coward. Jaques Ier et Charles Ier règnent (exercer un pouvoir suprême) et gouvernent (exercer le pouvoir exécutif sur une population…) avec des pouvoirs effectifs et théoriques : révoquer ses serviteurs, convoquer, dissoudre le Parlement, un droit de veto sur les lois ou être le chef de l’Église anglicane.

 

Le droit divin reste essentiel pour le roi et la population. Le dogme anglican conserve la croyance en une royauté surnaturelle. Les rois anglais et français sont des monarques thaumaturges (faire des miracles). Jacques Ier, qui ne croyait pas aux miracles, a voulu abolir la pratique du toucher des malades mais  il a dû y renoncer. Charles Ier prenait son devoir de guérison très à cœur. L’importance de cette croyance ne faiblit pas durant la guerre civile et devient même un argument des royalistes pour réclamer le retour du souverain dans la capitale. Les sujets souffriraient d’un mal que seuls les moyens de guérison « inhérents à la main de votre sacrée Majesté ». La mystique monarchique perdure comme quand Charles 1er est livrée par les écossais aux anglais, le roi voit affluer les miséreux, au grand dam du Parlement.

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