Pouvoirs et contestations durant le Commonwealth et le Protectorat (1649-1660)

I) La courte expérience du Commonwealth (1649-1653)

1) Un nouveau régime sous contrôle d’un « parlement croupion » conservateur

– Le Commonwealth fut proclamé le 19 mai 1649 (notion d’hommes libres, au corps du peuple constitué en nation, en communauté politique indépendante et disposant d’une voix). Le pouvoir exécutif était exercé par un Conseil d’État de 41 membres nommés par le Parlement et renouvelés chaque année. Le Rump Parliament mêlait des « conformistes » et des « révolutionnaires » et avait peu d’ambition réformatrices. Majoritairement conservateur, il était désireux de préserver l’ordre social traditionnel.

2) La répression des Niveleurs (1649)

– Ils n’entendaient pas renoncer aux réformes politiques et sociales qu’aurait permises la mise en œuvre du projet constitutionnel figurant dans l’Agreement of the People. Des pamphlets de Lilburne et Overton furent publier contre les « nouveaux tyrans » du Parlement. Pour éviter une montée de tension et une mutinerie au sein de l’armée, les leader niveleurs, John Lilburn, Richard Overton, William Walwyn et Thomas Prince furent emprisonnés à la tour de Londres le 28 mars. Néanmoins, ils publièrent le 1er mai la dernière version de l’Agreement of the People, considéré comme le premier essai de constitution nationale d’Angleterre (Lutaud, 1978). Il abordait des thème de liberté de conscience, droit de vote, abolition des privilèges et des taxes, Parlement à durée limitée… Il fut suivit de pétition, de marche des femmes vers Londres, de mobilisations, dispersées par Cromwell.

3) Répression et colonisation en Irlande

Les Clionautes multi-écran

Vous souhaitez lire la suite ?

Actifs dans le débat public sur l'enseignement de nos disciplines et de nos pratiques pédagogiques, nous cherchons à proposer des services multiples, à commencer par une maintenance professionnelle de nos sites.

Adhérer aux Clionautes pour accéder aux ressources disponibles dans l'espace réservé ne se limite pas à un simple réflexe consumériste.

La modestie de la cotisation demandée ne saurait donc constituer un obstacle pour un soutien à notre démarche.