Cette fiche sur le premier chapitre d’un manuel présente l’intérêt de proposer aux lecteurs une lecture synaptique, sur une double page qui permet sur la gauche d’avoir le contenu, tandis que la droite permet de présenter un certain nombre de concepts et de notions.
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Il s’agit d’un instrument de travail destiné à la lecture sur écran, qui permet de prendre des notes parallèlement et de construire un raisonnement.

Deux monarchies plus porches qu’on ne le pense

Comme le note Burke en 1790 dans ses Réflexions sur la révolution de France, les Français ont une image déformée par les écrits de Montesquieu ou de Montaigne. Même si ces deux modèles politiques sont différents, ils ont plus d’éléments convergents que divergents.

Politique : champ privilégié de la lecture simplificatrice : une monarchie française qui se renforce aux dépends du corps intermédiaire vers l’ « absolutisme » face à un peuple qui grave dans le marbre une liberté pérennisant l’édifice politique : la Déclaration des droits du 13 février 1689. On aurait ainsi un modèle de monarchie louis-quatorzienne dont le système politique anglais est le contre-modèle parfait.

Mots et Représentations

Absolutisme, monarchie absolue et despotisme

Absolutisme : inconnu durant la période. Apparaît 1826 avec Chateaubriand dans Essai sur les révolutions, en référence à l’autoritaire ministère Villèle.

Au XIXe siècle, le mot passe d’indéterminé à seulement monarchique la définition du Nouveau Larousse illustré de 1898 : « Système de gouvernement où l’autorité du monarque n’est limitée par aucune institution de contrôle ni de répression ».

Despotisme : omniprésent dans la littérature politique du siècle des Lumières, désigne un gouvernement « dans lequel le Souverain est maître absolu » Dictionnaire de Trévoux 1738-1742. Jusqu’au XVIIIe siècle, le mot est interchangeable avec absolutisme

Monarchie absolue : Les théoriciens de Jean Bodin à Montesquieu ont vu que les souverains ont des prérogatives bornées. Absolu signifie donc « sans liens, ce qui ne veut pas dire sans limites » (François Bluche)

Faux historique : L’état, c’est moi, le 13 février 1655 de Louis XIV

La France n’entre pas néanmoins, selon le Chevalier de Jaucourt, dans l’Encyclopédie en 1754, dans cette catégorie, mais plutôt la Sublime Porte « et presque toute l’Asie » et reconnaît que Louis XIV ne pouvait rien contre les lois fondamentales du royaume, les droits de la nature ou les droits des gens.

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