Philippe Jehel – Le monde méditerranée de 350 à 1450

Chapitre 1 : « La Méditerranée, un pôle d’attraction (350 – 950)

Chapitre non fiché car hors programme.

Chapitre 2 : La Méditerranée, un espace de conquête

Chapitre non fiché car hors programme.

Chapitre 3 : « Les initiatives occidentales et leurs limites (950-1250)

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Les années allant de 950 à 1250 montrent un intérêt croissant porté à la Méditerranée, où se manifeste une grande mobilité dans les périphéries orientales de la région (Turcs, Almoravides…). Période militaire intense : Reconquista, croisade, expansion militaire normande.

Le cadre économique

La reprise en Occident :

– Un débat historiographique a opposé Henri Pirenne et Maurice Lombard au sujet de la vitalité économique de l’espace méditerranée. Pour Pirenne, l’invasion musulmane de l’Occident aurait refoulé les chrétiens d’Occident hors de l’espace méditerranée et tari le commerce maritime. Lombard insistait lui sur la dynamique commerciale induite par l’islam, provoquant la reprise qui s’observe nettement au Xe siècle. Pour Georges Jehel, la situation est plus contrastée : aux VIIIe et IXe siècle, le littoral tyrrhéno-languedocien est dans une situation d’inhibition. La Provence et le Languedoc ont souffert des conflits internes nés de l’émiettement carolingien et des raids, pillages et incursions des sarrasins. La situation n’est guère plus brillante de la Catalogne aux Asturies, la parcellisation des pouvoirs et la lutte contre l’islam sont les traits majeurs de cette civilisation. On retrouve des conditions similaires vers la Ligurie et la Maremme toscane. Gênes n’est au Xe siècle qu’un abri portuaire d’envergure médiocre, Pise une bourgade marécageuse, le commerce régulièrement gêné par les pirates sarrasins tenant la Corse et la Sardaigne. La mutation économique de ces régions s’opère au début du XIe siècle. Elle est le fait des progrès de l’agriculture dégageant des surplus, de la reprise démographique de l’Europe et de la reprise commerciale maritime. L’ensemble de la façade méridionale est concernée. Ailleurs en Italie, il faut parler de continuité plutôt que de reprise. Des cités puissantes, vivifiées par les apports lombards ou grecs connaissent un rayonnement international. Pour Venise, le développement économique commence modestement au début du VIIIème siècle.

Le contexte oriental :

L’espace byzantin dans son ensemble se redresse. L’attraction très forte qu’exercent les villes sur les campagnes ont un effet préjudiciable sur l’agriculture. Les villes connaissent un élan démographique qui réagit sur la production artisanale. Les villes sont des pôles dynamiques du monde byzantin (Athènes, Corinthe, Pergame, Constantinople (500 000 habitants au Xe siècle).

L’Al-Andalus, un modèle de civilisation : L’espace musulman d’Al Andalus, du Maroc, de l’Ifriqiya et de la Sicile forment un ensemble également très dynamique. Cordoue, siège du pouvoir, est devenue sous le califat d’Abd al-Rahman III une métropole opulente avec plus de 500 000 habitants, dont une bonne part de chrétien et de Juifs, mais aussi des Berbères. La prospérité économique apparaît dans l’intensification d’un réseau commercial matérialisé par la création d’un ensemble de bases portuaires en Al-Andalus, en Provence, au Maghreb, aux Baléares, dans lequel il faut voir autant l’effet d’une collaboration entre les principaux foyers de civilisation musulmane en Occident, Ifriqiya, Sicile, que celle qui s’opère entre chrétiens et musulmans, notamment par Amalfi, le comté de Barcelone et le royaume de Provence depuis le milieu du IXe siècle.

Le renouveau politique de l’Occident chrétien

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