Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France De la guerre de Cent Ans à nos jours, collection Agone Mémoires sociales, 2018

Chapitre III Dans l’ombre de Jupiter pp. 101-143 

Chapitre qui s’étend de la politique de Richelieu jusqu’à la fin du règne de Louis XIV

I Le cardinal imposa « la raison d’état » à tous les Français

Population dans la première moitié du XVIIe siècle

  • 18 millions d’habitants : pays le plus peuplé d’Europe

  • 11 millions pour la Russie

  • 8 millions pour l’Espagne

  • 4.5 millions pour l’Angleterre

  • 1 million pour la Hollande

Le territoire français n’est pas homogène. Par exemple, dans les espaces transfrontaliers où diverses autorités s’exercent, même celles du pays voisin : évêques d’Ypres, Tournai, Liège exercent leur autorité spirituelle sur des paroisses situées en France.

Nordman, Daniel, Frontières de France. De l’espace au territoire, XVIe-XIXe siècles, Paris, Gallimard, 1998

Pour G. Noiriel, la raison profonde de cette hétérogénéité tient à la nature du rapport de domination qu’exerce le roi sur ses sujets jusqu’à la Révolution française. Il subsiste une conception féodale du pouvoir, reposant sur une allégeance directe, d’homme à homme. Un homme dépend de son roi, de son seigneur, de son évêque, représenté par le curé de sa paroisse. En ville, il dépend aussi des autorités municipales. Le royaume de France s’est progressivement étendu en respectant les usages locaux de sorte que chaque nouvelle institution s’ajoute aux précédentes. D’une communauté à l’autre, les statuts, privilèges, obligations peuvent changer. Cette complexité juridique alimente des querelles.

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