En 1648, les traités de Münster et d’Osnabrück, plus connus sous le nom de traités de Westphalie, instaurent un « nouvel ordre européen ». Le Saint-Empire Romain Germanique est humilié, la France amorce son ascension ludovicienne. La Russie n’est rien. En 1648, dans ces territoires ultra-périphériques européens, pour reprendre un terme géographique, ce sont les Cosaques d’Ukraine qui attirent l’attention dans une guerre « subalterne » avec la Pologne tandis que Moscou est la proie d’émeutes populaires.

1774 : La Russie de Catherine II vient de signer le traité de Kutchuk-Kaïnardji, mettant fin à une guerre de quatre ans qui l’oppose à l’Empire Ottoman. Celui-ci perd la Crimée, laisse un droit de passage à la flotte Russe dans le détroit des Dardanelles. Les Russes deviennent aussi porte-parole et protecteurs des orthodoxes sous domination européenne : Grecs, Moldaves, Valaches ou Bulgares. Et elle ne se privera pas d’exercer ce droit de représentation afin d’affirmer sa puissance en Mer Noire, puis en Méditerranée.

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