Cette fiche a pour ambition de fournir un éclairage sur la nouvelle question d’histoire ancienne au programme de l’agrégation, qui s’intitule « Religion et pouvoir dans le monde romain de 218a à 235p ». L’ouvrage se compose de près de trois cents pages ; une première partie, qui constitue une synthèse très dense, fait l’objet d’un travail de recomposition pour la présente fiche. Une deuxième partie, très précieuse, est un recueil de documents, qui sera très utile pour anticiper le commentaire de document en histoire à l’écrit ou à l’oral. Enfin, l’ouvrage comprend un glossaire, qui est utile pour se forger un lexique dès le début de la préparation. L’ouvrage, quelque peu daté, a pour principale qualité la clarté. Il est d’ailleurs souvent cité dans les bibliographies plus récentes.

Pour la période qui nous intéresse, l’auteur propose une approche chronologique, qui court de la monarchie au Principat. Pour les besoins de ce travail, nous avons recomposé nos notes de manière à les adapter aux bornes chronologiques du sujet, sans pour autant sacrifier la pensée de l’auteur.

Voici les trois temps forts de la question au programme, d’après Marcel Le Glay :

1 • 218a-27a : la Deuxième guerre punique entraine une mobilisation religieuse en faveur de la cause romaine, qui s’inscrit aussi dans une période de forte insécurité religieuse. En atteste le scandale des Bacchanales, ou encore la propagation des religions orientales. C’est à partir de la dictature de Sylla (homme providentiel) que la religion se trouve de plus en plus accaparée par le politique, dans un contexte de guerres civiles, d’instabilité et de désarroi de la pensée théologique.

2 • 27a-Ier siècle de notre ère : Octave devient Auguste en cumulant l’impérium, la puissance tribunicienne et la charge de grand pontife. Il construit la double digue augustéenne, un système qui œuvre à la divinisation de l’Empereur et à l’union du sacerdoce et du pouvoir. Son œuvre est triple : et rénove, restaure, et innove en matière de culte (privé ou public), dans une valorisation romuléenne du souverain. C’est à cette période que les premières tentatives de déification de l’Empereur ont lieu de son vivant (Néron/Caligula). Les cultes orientaux continuent à déferler sur le monde romain.

3 • Ier siècle de notre ère – 235p : Le culte impérial continue de se diffuser dans les provinces en dépassant l’échelle municipale et connaît sont apogée à la mort de Commode, alors que les religions orientales sont toujours très présentes dans les pratiques du monde romain, preuve d’une nouvelle sensibilité selon l’auteur. À partir de la dynastie des Sévères, qui constitue une rupture, on assiste à la divinisation vivante du souverain et à la constitution d’une nouvelle théologie impériale.

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