Tout deviendrait-il touristique ou tout serait-il « touristifiable » ? La question se pose à l’heure où dans le Monde, toutes les activités, tous les lieux cherchent des « potentialités touristiques » à développer, au moment où de nouveaux produits touristiques émergent qui, localement, peuvent se révéler importants, à l’époque où tous les lieux souhaitent accueillir des touristes. En 2005, Mathis STOCK parlait d’un tournant récréatif des villes. Mais ne pourrait-on pas l’appliquer à tous les lieux voire au Monde ?

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Car, par le nombre d’individus mobilisés, par les multiples lieux produits, par la diversité culturelle, il est possible de penser que le tourisme et les loisirs connaissent et connaîtrons des développements encore importants. Cette démultiplication d’acteurs, de pratiques et de lieux n’est pas sans évoquer des tensions et des conflits qui tiennent pour beaucoup à 2 éléments : le nombre de touristes présents et la tension entre le développement d’une part et la protection/sauvegarde d’autre part dans un contexte sociétal marqué depuis 30 ans par la mise en œuvre des préceptes du Développement Durable.

De plus, cette actualité touristique et des loisirs comme ses possibles évolutions sont en prise directe avec la révolution numérique où Internet puis les smartphones (2007) viennent jouer pleinement leur rôle. S’il est encore difficile d’identifier totalement et mesurer finement les implications géographiques de ces innovations, les mondes du tourisme et des loisirs ont évolué et par touches successives, certaines destinations connaissent des changements. D’ailleurs, les pouvoirs publics invitent les territoires à s’en saisir comme le montre la publication de la Caisse des Dépôts et des Consignations intitulée Comment intégrer le numérique dans les stratégies touristiques ? publiée en février 2017.

I – Construction contemporaine des « ressources touristiques » et des pratiques

1) Les nouvelles logiques de la patrimonialisation

Depuis les années 60, l’UNESCO (né de la volonté d’imaginer de nouveaux systèmes éducatifs) a abordé la question patrimoniale en évitant au Grand Temple d’Abou Simbel (Nubie, Egypte) d’être inondé suite à la construction du barrage d’Assouan. Mais l’UNESCO innove surtout lors de l’adoption de la Convention concernant la Protection du Patrimoine culturel et naturel mondial. Le Comité est créé en 1976 et les premiers sites inscrits sur la Liste en 1978.

Alors que le classement ou l’inscription des monuments relevaient jusque-là des Etats, et permettaient la construction d’une histoire et d’une mémoire nationales, l’UNESCO poursuit un objectif visant à élaborer une histoire et une mémoire-monde [LAZZAROTTI, 2011] : un patrimoine universel et une « beauté » universelle, expression de la troisième mondialisation alors débutante [VIOLIER et al., 2016]. Les enjeux sont multiples : mémoriels, touristiques et politiques. [LAZZAROTTI, 2000]. Aujourd’hui, 1 073 biens sont classés dans 167 pays : 832 culturels, 206 naturels et 35 mixtes. L’Europe et l’Amérique du Nord en concentrent 47% suivies de l’Asie-Pacifique (24%) et de l’Amérique latine-Caraïbes (13%). Une très forte concentration des classements s’observe selon les pays : les 5 premiers regroupent 236 biens (53 en Italie, 52 en Chine suivie de l’Espagne, la France et l’Allemagne entre 42 et 46 biens) soit 22% du total, et on arrive à 36% pour les 10 premiers. 25 pays n’ont pas de bien inscrit en 2017.

Le classement UNESCO marque aussi une nouveauté par le spectre patrimonial concerné car il intègre des objets inédits provoquant même des ruptures fortes avec le classement du centre-ville du Havre, en 2005. Construit par A. Perret et présenté la même année qu’Albi et sa « cité épiscopale », il devient le premier ensemble urbain de la reconstruction à être inscrit et la 3ème ville construite au XXème (Chandigarh, ville indienne construite par Le Corbusier, en 2016, vient étoffer ce classement.

L’inscription du Havre a provoqué de nombreuses évolutions. Même si certains auteurs évoquent un processus de classement top-down produisant une absence d’appropriation par les populations [GRAVARI-BARBAS et RENARD, 2010], ils reconnaissent que les effets furent d’abord sur les habitants eux-mêmes car « traumatisés par une histoire douloureuse et n’assumant pas le patrimoine Perret, les Havrais ont cultivé un sentiment de « honte » nourri par des regards extérieurs méprisants » [GRAVARI-BARBAS et RENARD, 2010]. La préemption d’un appartement Perret par la mairie en 2005 a favorisé la découverte de la modernité de ces logements et a contribué à changer le regard des habitants sur leur ville. Il en fut de même pour les touristes qui commencèrent à la fréquenter. Au total, on comptait près de 12 000 visites de l’appartement en 2012 contre + de 3 000 en 2006. La fréquentation a encore augmenté de 10% entre 2015 et 2016.

En 2003, l’UNESCO poursuit sa dynamique d’ouverture patrimoniale en proposant une nouvelle catégorie : le patrimoine culturel immatériel (PCI) : « Ce que l’on entend par « patrimoine culturel » a changé de manière considérable au cours des dernières décennies, en partie du fait des instruments élaborés par l’UNESCO. Le patrimoine culturel ne s’arrête pas aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et évènements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel ».

Depuis 15 ans, près de 429 CPI ont été classés et la liste montre une très grande diversité : langue Zàpara dans Amazonie équatorienne en 2003, dentelle de Croatie (2009), équitation de tradition française (2011), culture et tradition du café turc (2013) et danse et musique lyre arquée ma’di en Ouganda (2016). Cela permet une valorisation touristique et commerciale mobilisant un argumentaire de l’authenticité auquel il est difficile d’échapper dans le marketing touristique contemporain. Pour d’autres, il semble parfois moins touristique que politique dans un premier temps.

A cette dynamique mondiale s’est ajoutée une logique infranationale avec un changement d’optique. L’intérêt ne porte plus sur le seul monument mais aussi sur les édifices ordinaires. En France, la loi des secteurs sauvegardés/loi Malraux (1962) ouvre ainsi une nouvelle période dans la relation entre classement, patrimoine et tourisme. Cette loi valorise des quartiers à l’architecture cohérente et constituée d’édifices ordinaires comme des maisons ou de petits immeubles. Dès lors, de nombreux lieux peuvent devenir de nouvelles destinations ou de nouveaux quartiers dans des destinations déjà constituées. La France compte désormais 102 secteurs sauvegardés. Leur fréquentation est fondée sur la visite du centre-ville (Montpellier, Cahors, St Emilion ou Sarlat). Dans les petites villes patrimonialisées, la densité des touristes dans l’espace peut être très forte car la visite concerne les mêmes rues/monuments. Cela n’est pas sans poser parfois problème dans la coprésence des habitants/touristes [OUELLET, 2017] surtout lors de la haute saison. Au cœur des grandes villes, le Marais à Paris ou le quartier des traboules à Lyon sont aussi devenus des quartiers patrimoniaux et touristiques sans monumentalités particulières depuis 1980/90.

Certains acteurs ont compris l’enjeu économique de la valorisation touristique du patrimoine non monumental. C’est pourquoi apparurent des « labels touristique » « délivrés aux petites villes et villages possédant un patrimoine architectural et paysager remarquable, et répondant aux critères essentiels d’une charte d’accueil du visiteur ». Tel est le credo de l’Association des Petites cités de Caractère créée en 1976. Tous les membres sont des communes de – de 6 000 habitants et leur renom est inégal : Josselin ou Combourg sont touristiques, d’autres moins comme Denée ou Vignory. En 1982 a été créée l’association des « Plus beaux villages de France », avec plus de 150 adhérents aujourd’hui, dont la population ne dépasse pas 2 000 habitants. Cette inflation et cette diversification des classements permettent à certains territoires d’acquérir une dimension touristique inespérée. Ainsi, les « Petites cités de Caractère » sont très présentes dans l’Ouest de la France et les « Plus beaux villages » dans le Sud-Ouest, la terre des villages « authentiques » et pittoresques, surtout valorisés après les années 70 sont fréquentés depuis 30 ans (ex : Saint Cirq Lapopie dans le Lot).

Enfin, une dernière évolution contribue autrement à l’inflation patrimoniale contemporaine. Il s’agit d’une dynamique sur le temps long entre patrimoine et modernité : la conversion d’édifices modernes en monuments historiques. Certaines constructions avaient suscité l’intérêt des visiteurs par la modernité qu’elles incarnaient au moment de leur réalisation. Plusieurs décennies plus tard, elles deviennent un patrimoine, témoin d’une époque révolue mais valorisée par les techniques utilisées et l’esthétisme produit. Plusieurs exemples rendent compte de cette logique comme les monuments édifiés pour les Expositions universelles et conservées à Paris : le Petit et le Grand Palais (1878), la Tour Eiffel (1889) ou le Pont Alexandre III (1900). Aux Etats-Unis, les gratte-ciel de New-York ont été progressivement classés National Historic Landmark : le Woolworth Building (1966), Chrysler Building (1976), Empire State Building (1986) et le Flatiron (1989). A Barcelone, les constructions du « modernisme catalan » édifiées par Gaudi ou Lluis Domenech y Muntaner, entre autres, en sont un bel exemple : la Casa Battlo, la Pedrera comme la Sagrada Familia étaient presque ignorées des touristess jusque dans années 80.

Enfin, la modernisation d’édifices anciens par l’attribution de fonctions contemporaine représente une ultime facette de cette dynamique. L’exemple de la gare d’Orsay est intéressant car elle est sauvée de la destruction alors que les pavillons des Halles parisiens venaient d’être détruits, ce qui montre déjà un changement de regard sur ce type de bâtiment à la fin des années 70. Ici, fut mis en œuvre le principe du façadisme où les éléments intérieurs ont été intégralement détruits et la gare fut transformée en musée du 19ème.

Ces développements n’impliquent pas la fin de la modernité dans les pratiques touristiques. La population continue de conférer 1 statut de monument contemporain à un équipement lorsqu’il est considéré comme une prouesse technique. Viaduc de Millau est un bel exemple de mise en tourisme inattendue de la « modernité ». En effet, quand il est mis en service en décembre 2004, les automobilistes sont nombreux à s’arrêter pour le photographier ou l’admirer, produisant ainsi des inquiétudes quant à la sécurité : aucune aire d’autoroute n’avait été prévue. Il fallut attendre plusieurs années pour que celle-ci ouvre avec son belvédère. Elle est très fréquentée aux périodes de vacances et vient d’être réaménagée au printemps 2017. Toute l’économie de la vallée de Millau en a été transformée car on n’hésite pas à dire aujourd’hui que « vos vacances en Aveyron ne seront pas complètes sans une visite de près ou de loin à ce géant d’acier » (site tourisme.aveyron.com).

2) Les renouvellements de la découverte

Depuis années 70/80, découverte touristique a connu d’autres développements qui diversifient considérablement l’offre et les pratiques. Elle permet de « m-e-tourisme » de nouveau territoires autour de la mémoire, de l’oenotsme, de la gastro et du monde de l’Ee.

Tout d’abord, les lieux historiques associés à un grd perso ou svt des lieux de bataille ont été valorisés très tôt comme lieux mémoriels où venaient se recueillir et/ou visiter les pers. directement concernées pr avoir vécu le conflit en Q°, comme leurs descendants qui les accompagnaient. Cette relation entre tourisme et histoire (voire gr) a été initiée après 1ère GM [VAN YPERSELE, 2013], ps amplifiée par 2ème GM et cps de concentration en Europe. Dès 1947, Etat polonais souhaite restaurer Auschwitz et Birkenau pr en faire des lieux de mémoire qui furent inscrits à UNESCO en 1979. L’essentiel de la fréquentation des sites mémoriels concerne lieux de gr avec les 2 conflits du 20ème. Et leur structuration comme leur développement se m-e-p dans années 80 au moment où s’ouvre le Musée Mémorial de la Paix à Caen (juin 88) qui accueille aujourd’hui 400 000 visiteurs. Mais onsait que des millions de pers. viennent chaque année sur plages du débarquement ou dans cimetières. En 2014, les 133 sites mémoriels frçais ont connu une progression de 42% de visiteurs avec + 145% même pr les 28 prcipaux sites de Normandie autour du débarquement de 1945 (de 2,3 à 5,6 millions) alors qu’il s’agissait du 70ème anniversaire du débarquement.

Dates anniversaires sont évidemment très propices à l’engouement des visites comme l’on montré les commémoration du centenaire de la Gr 14-18 : « En 2014, le spectacle « Des flammes à la lumière » a connu sa meilleure fréquentation depuis sa création, laquelle a eu un impact positif sur fréquentation hôtelière. Le n° d’entrées global des sites de mémoire a atteint le chiffre de 866 000 visiteurs, soit 280 000 de + qu’en 2013 » (Insee Lorraine, 2015). Cela prend une place particulièrement forte dans des régions au développement touristique limité. Pr la Meuse, lieux de mémoire sont le 1er attrait et représentent jusqu’à 1 450 emplois l’été.

Pr les 70 ans de libération du cps, Auschwitz a accueilli 1,8 million de visiteurs, chiffre atteint au Mémorial de Pearl Harbor l’année suivante. Récemment, on assiste à une inflation de la valorisation touristique de la mémoire contribuant à formaliser une nouvelle « ressource », qu’il s’agisse des sites de gr, de la gastro, de la littérature, des migrations passées et de la généalogie, de la tenue des JO ou de la Fête de Jeanne d’Arc [RIEUTORT et SPINDLER, 2015].

1 autre développement vient ouvrir le chp des « ressources touristique » : la valorisation des terroirs à travers le vignoble, les produits locaux et la gastro, devenue véritable « phénomène culturel » [CSERGO, 2016]. Cette nvoté émerge à la fin des années 70 dans le secteur viticole frçais confronté à 1 surprod° [ETCHEVERRIA, 2016]. La nécessité de diversifier les débouchés conduit à réfléchir à 1 offre tournée vers le tourisme. En 1988, une 1ère asso° européenne des régions viticoles est créée et devient l’Asso° des Régions européennes viticoles en 1994 et rassemble aujourd’hui + de 50 régions et 18 pays. En 2007, le rapport Paul Dubrule sur L’oenotsme : une valorisation des produits et du patrimoine vinicoles contribue à la prise de cs pol. des enjeux éco, sociaux et territoriaux de cette activité et à la légitimation des projets en cours [LIGNON-DARMAILLAC, 2009].

Dès 1994, phénomène commence à émerger en Esp. et 6 roues du vin sont proposées en 2001, suivies de la construction de musées du vin conçus pars des archi. célèbres comme Santiago Calatrava pr les Bodegas Ysios et Franck Gehry pr cll de Marquès del Riscal [LIGNON-DARMAILLAC, 2007]. L’oenotsme alimente à son tour la starchitecture. Depuis en Europe et dans Monde, eonotsme s’est considérablement développé. On cpte + de 7 000 wineries aux EU dt les 2/3 en Californie. Chili, Mexique, Colombie, Pérou et Uruguay offrent des activités et séjours touristique comme dans région d’Ica (Pérou) avec la route des vins et du pisco. Chinois deviennent très amateurs de cette pratique, avec qlq destinations privilégiées comme Australie, et Chine est devenu le 7ème producteur mondial de vin. L’offre oenotq se développe à son tour.

Oenotsme est rejoint depuis milieu 1990 par d’autres secteurs éco qui, eux aussi, avaient du mal à survivre. Ils ont pris le virage de la « qualité du prdt » et de la diversification des débouchés. Le « goût » devient progressivement une ressource avec obtention de la 3ème étoile au guide Gault et Millau par Michel Bras (1999) pr son resto à Laguiole. Le mvmt des resto comme destination est lancé. A la même époque, la Commission nationale d’aménagement commercial m-e-p les Sites Remarquables du Goût et arrête une liste officielle de 100 sites. C’est un label frçais de reconnaissance touristique et gastro. En 2007, Lyon lance DELICE, réseau de villes gourmandes dans le Monde. On cpte 23 membres aujourd’hui : 15 en Europe (Bordeaux, Barcelone, Lausanne, Birmingham…), 1 en Afrique (Cape Winelands) et 3 en Asie (Canton, Hong Kong et Izmir). La dernière intégrée est Mérida, capitale du Yucatàn.

En 2004, UNESCO crée le réseau de villes créatives qui entend « promouvoir la coopération avec et entre villes ayant identifié la créativité comme facteur stratégique du développement urb. durable » (unesco.org). 116 villes se regrpent autour de 7 thèmes dt la « gastro » qui rassemble 18 villes : 2 villes italiennes, brésiliennes et chinoises, 2 destinations connues pr leur développement touristique comme Phuket et Denia (Esp.) et aucune ville frçaise. En 2010, UNESCO poursuit son action et inscrit le « repas gastro des Frçais » au titre du PCI qui permet la m-e-p d’1 réseau des « Citées de la gastro et du vin » (Dijon, Lyon, Paris-Rungis et Tours) comme la fête de la gastro dès 2010. Aujourd’hui, lien entre « alimentation » et « tourisme » se renforce tjs avec de nouvelle activités autour du secteur oléicole ou de la pêche.

A cela s’ajoutent d’autres développements touristique et de loisirs avec les 2 « foodtours » proposés dans la ville de Québec ou celui de Lisbonne depuis qlq années auquel on pt associer inauguration de la Cité du Vin à Bordeaux en 2016. Parallèlement, des actions à l’adresse des hab. sont proposées comme l’opération « Chefs de gare, la gastro entre en gare » qui tenait sa 5ème édition en oct. 2017 avec 38 gares concernées en Frce (contre 19 l’année d’avant). Au programme, présence de 250 producteurs locaux, menus gastro dans certains resto de gare et présence de chefs étoilés comme des démo° des lycées hôteliers : « Chefs de gare est organisé par la SNCF, dt la prcipale mission est de « faire de toutes les gares le 1er atout des villes et des territoires, au service de tous nos clients » ».

Dès lors, des régions peuvent fonder ou renforcer leur développement touristique et leur offre de loisirs autour de ces pratiques car vigne, vin, fromages et cuisine comme la gastro ms aussi le resto peuvent devenir un agent du développement local [CLERGEAU et ETCHEVERRIA, 2013]. Certains n’hésitent dc pas à parler de l’émergence d’1 « tourisme gourmand » qui croise toutes ces nvotés [LEMASSON, 2006 ; ETCHEVERRIA, 2016] ou d’un « Culinary Tourism » [LONG, 2004].

Aujourd’hui, puissance centripète du tourisme et des loisirs est tll que tte situation pourrait ê exploitée d’1 manière récréative. En effet, qd on aborde le tourisme et les loisirs, ils sont gnralement définis comme une « activité hors travail ». Depuis plusieurs années, cette étanchéité est moindre dans mesure où monde du travail devient touristique et source de loisirs. C-à-d que l’on visite des lieux de travail comme on visite un monument/musée. Ce que le marché appelle « découverte éco » = nouvelle expression de cette manière qu’ont tourisme et loisirs d’investir toutes les facettes de la société [MORICE et ZARATE MARTIN, 2010].

Dès 2003 ont été lancées en Frce Les Journées nationales Portes ouvertes des Ee. En 2013, on cptait 5 000 Ee et près de 10 millions de visiteurs. Le calendrier des évènements montre qu’il s’agit le + svt de visites destinées aux hab. proches dans cadre d’1 excursion. Cela vient diversifier les loisirs au service d’1 meilleure connaissance du territoire pr les résidents. Initiatives sont n° comme Made in Angers lancé en 2000. En 2017, à Mulhouse, 37 Ee jouent le jeu comme la station d’épuration et usine d’incinération, la choucrouterie Claude ou la corderie Meyer Sansboeuf. Ce type d’évènement se développe ailleurs comme la Journée des Ee Flamandes et Bruxelloise, qui a attiré 550 000 visiteurs en 2017, le « Made in Torino » ou « Made in Piemonte » en Italie, ou l’offre de tourisme indus. en Catalogne.

3) Sport et tourisme : démultiplication contemporaine

Pratiques de « jeux touristique » n’échappe pas à cette logique de tournant récréatif. Cela pt ê appréhendé ss 2 angles. D’abord, l’avènement des « mega-events » sportifs dans un monde où évènementiel est devenu une activité très puissante depuis années 80/90 ; ensuite engouement des sociétés pr le sport conduisant à une augmentation des pratiques dans le cadre de déplacement touristique ou des sorties de loisirs.

La relance des JO à l’ère moderne eut lieu à Athènes pdt été 1896 avec 241 sportifs originaires de 14 nations. Ils constituent un élément du programme des Expo° universelles (Paris en 1900 et St-Louis en 1904) ps deviennent un évènement indépendant, organisé tous les 4 ans ps tous les 2 ans avec alternance des JO d’été et d’hiver qd sont organisés les 1er du genre à Chamonix (1924). Ces Jeux sont au sport ce que furent les Expo° universelles à l’innovation technologique : des moments de rassemblements et de compétition avec exaltation du sentiment national. Développement du ciné et commercialisation de l’évènement amplifièrent leur renommée, comme les JO de Munich en 1938. Los Angeles en 1984 marque une nouvelle étape dans le développement de ct évènement car CIO engrange 225 millions de $ de bénéfices par la vente de drts exclusifs à des sponsors. Jusqu’alors, il avait disposé d’1 budget de recettes assez limités. La Coupe di Monde de foot, émanation du concours olympique, est devenu un évènement indépendant en 1930. Le monde du sport devient progressivement un élément d’animation de la ville et des sociétés urb. hôtes. On vient pr assister au « spectacle » et, pr les supporters, m-à-profit un évènement qui pt ê valorisé, pr certains, comme séjour touristique.

Ds période contempo, grds évènements sportifs sont une opportunité pr des opérations de requalifications urb. L’archi monumentale est aussi de rigueur et, dans cadre des fêtes sportives, stades sont devenus progressivement de nouveau monuments permettant d’accueillir tjs + de spectateurs. Ils deviennent des sites de visites car mythiques parfs, une fois l’évènement terminé. Le Stade de Frce construit pr Coupe du Monde de 1998 a accueilli près de 90 000 visiteurs payants en 2014. Ds cas des JO d’Hiver, effets sur le territoire sont différents et concernent les stations et villes hôtes [DANSERO et MELA, 2007].

Ces mega-events auxquels ont pt ajouter toutes les coupes régionales ou jeux continentaux ont été un élément crucial dans rayonnement des grandes villes, et bcp cherchaient à capter l’1 ou l’autre de ces moments sportifs et télévisuels. Ttefs, cette posture semble fortement évoluer comme l’a montré le retrait des candidatures de certaines villes pr JO de 2024 : Rome, Boston, Hambourg-Kiel et Budapest. Les coûts engendrés comme les multiples csq de grds évènements mal gérés l’expliquent en partie. De ce pt de vue, la Coupe du monde de foot de 2014 et les Jo de 2016 au Brésil ont ss doute contribué à ce revirement. Faute de candidature et pr prémunir avenir, le récent arbitrage du CIO entre Paris (2024) et LA (2028) a ouvert une nouvelle période.

Par ailleurs, sport investit autrement les pratiques touristique avec des innovations et des évolutions. Au titre des innovations le trekking = pratique touristique en filiation avec randonnéeet expéditions en haute mtgne réalisées par des européens dès fin du 19ème [SACAREAU, 1997] : « son originalité est réelle et trekking au Népal dans années 1970-80 a participé d’1 moment de lieu : celui du voy. lointain fondé sur l’immersion du tste dans la société et l’environnement locaux » [MIT, 2005]. Ds le même tps ou presque, le routard ps + récemment les backpackers sont venus renouer le lien entre découverte de soi et du Monde, dans l’esprit du Grd Tour pr les derniers. Même s’il s’agit de pratiques touristique très différenciées, elles illustrent le renvo de la « dimension initiatique dans le voy. touristique » [VACHER, 2010]. Cela alimente le « tourisme d’aventure » devenu un nouveau « prdt » avec ces agences spécialisées.

Dès lors, il n’est pas surprenant que rando se soit particulièrement développée ces dernières décennies avec démultiplication des circuits proposés et des lieux où elle pt s’exercer, croisant totalement tourisme et loisirs. D’ailleurs, le + fort réseau de sentiers de rando se trouve gnralement aux abords des villes. Des sites Internet recensent même la diversité des offres Vagabondage.com qui permet de connaître les agences et l’ensemble de leurs propo° y compris dans DROM-COM. Rando = pratique au départ très occi, ms qui connait aujourd’hui un engouement dans des nouveau pays touristique comme Chine où jeune génération s’initie à ce sport dans régions montagneuses, comme les Gorges du Saut du Tigre dans province du Yunnan [WANG, 2015]. En Frce, elle est très prisée par la pop° (49%) derrière la marche (58%) et devant la natation (40%). A vélo, elle est même devenue un enjeu de développement territorial fort.

Lgtps utilisé pr se déplacer, vélo a aussi été 1 vecteur important de diffusion de la pratique touristique, et cyclomoteur s’est développé à la fin du 19ème au sein du Touring Club de Frce [BERTHO-LAVENIR, 1999]. Cette pratique se situe aussi à la jonction entre loisirs et tourisme, car on pt randonner en vélo le tps d’1 demi-journée ou d’1 journée voire d’1 we, comme partir en vélo pr cyclorandonnées ou faire du vélo pdt ses vacs. Ts types de séjours sont alors possibles.

Une fédé° a été créée en Frce dès 1923. Aujourd’hui, elle cpte 120 000 adhérents dans 3 100 clubs et une Fédé° européenne fut lancée en 2002 regrpant 5 pays (Belgique, Esp, Frce, Luxembourg, Pologne et Portugal). Leur obj. = défendre et promouvoir le cyclotsme, ms aussi organiser des rando et évènements. De même, depuis 2000, l’Amicale Euro Cyclotsme organise l’Euro P’N’ (course rando dans 1 pays européen). Cela alimente aussi tout un marché qui rassemble fabricants et réparateurs de vélos ms aussi agences et TO comme La Balaguère ou Normandierando.com… Ce marché est en forte progression ces dernières années. Les 300 agences ou TO qui programment Frce à vélo avaient vendu 1 000 séjours en 2008 et 2 800 en 2012 pr atteindre 4 000 en 2014 [DGE, 2017]. En Frce, le cyclotsme = chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’€/an et 12 000 emplois.

Photocopie tableau p.221

D’1 pt de vue spatial, constituer un itinéraire touristique à vélo ne se limite pas aux pistes cyclables, même si ct élément est important. Il convient de développer aussi tout un accueil mobilisant hébergements et restos, des loueurs et réparateurs de vélos, des OT et des sites de visites. Ts se rassemblent autour du label « Acceuil vélo » en Frce avec + de 2 500 prestataires. A cela, s’ajoute le w des fédé° qui proposent les « bonnes adresses » du cyclotsme (600 en 2017). Clientèle internationale est importante en Frce avec ¼ voire 1/3 des usagers selon les régions. All. et Néerlandais sont les + n°. Depuis qlq années, des itinéraires sont devenus célèbres comme la Loire à vélo lancé par régions Pays de Loire et Centre (1995 ms dt 1er tronçon fut inauguré en 2008). Depuis, réseau national s’étend avec 22 000 km projetés à terme. A l’échelle de l’UE, Fédé° européenne de cycliste porte le projet Eurovéloroute avec 15 itinéraires représentant 70 000km.

Enfin évènementiel est important aussi dans dynamisme de la filière. Par ex, la Fédé° frçaise de Cyclotsme (FFCT) organise 4 500 manif° chaque année et leur Semaine fédérale internationale de cyclotsme génère 2,8 millions d’€ de retombées éco, avec environ 12 000 participants pdt 1 semaine (dt + de 800 étrangers). A une autre échelle, « Anjou Vélo Vintage » se déroule à Saumur, tous les ans pdt 2 jours depuis 2010. L’évènement rassemble des résidents et des touristes. Au total, 4 300 pers. ont participé aux rando en 2016 et 25 000 pers. ont visité le village pdt le we. 3% des participants aux rando sont étrangers et 60% habitent les Pays de la Loire.

Rando pédestre et à vélo = 2 prcipales activités de sport de nature avec 22,5 millions de pratiquants en Frce en 2010. Elles sont rejointes par + de 6 millions de pers qui pratiquent les « sports de nature nautiques » et 200 000 les « aériens ». Cela montre le pds considérable de ces activités et que le seul volet « tourisme » de la pratique ne pt suffire à expliquer. Loisirs sportifs sont dc très n° et portent actuellement tte une série d’enjeux géo, éco, environnementaux et sociaux autour du nautisme [BERNARD, 2006 et 2016], des ports de plaisance [HERBERT et GIBOUT, 2009 ; BOURDEAU, 2011] ms aussi dans les cpgnes [LANGENBACH, 2016]. Windsurf, kitesurf ou encore via ferrata sont venus enrichir la palette des pratiques possibles avec des développements très forts et parfs très soudains. Lancée en 1988, on cpte 183 parcours de via ferrata aujourd’hui en Frce, soit un rythme moyen de croissance de + de 9 itinéraires/an.

Les structures indoor viennent compléter l’offre dans les villes avec 72 salles d’escalades en Frce (Le Mur de Lyon). Certains « ludifient » la pratique comme la société Clip’nClimb L’escalade ludique. Avc 144 centres dans le Monde, cette Ee offre des lieux pr apprendre en s’amusant et de découvrir, pt-ê, une passion. C’est une compétence progressivement acquise dans le quotidien et le tps des loisirs pr ensuite ê possiblement transféré dans une activité touristique. Le site de l’Ee annonce 3 millions d’utilisateurs. De même, de n° parcs de loisirs ont développé des structures d’accrobranche ou même une via ferrata comme Tepacap au Mans.

4) Le shopping : une nouvelle pratique venue d’Orient

Le 21ème marquera l’histoire du tourisme par avènement d’1 nouvelle pratique touristique, le shopping, qui s’est imposée en une 20è d’années à l’initiative des pop° asiatiques en gnral et surtout chinoise. Un nouveau foyer d’innovation est dc apparu, renforçant l’idée d’1 M° du tourisme en cours.

Depuis lgtps, tste rapportait de ses voy. des « souvenirs » qui représentaient l’artisanat de la destination. Ct acte d’achat est devenu une indus. avec ses fournisseurs et ses boutiques présents dans Monde entier. Depuis milieu années 90, 1 nouvelle forme d’acte d’achat est apparue : tout d’abord, ce furent les produits électroniques ps ptt à ptt les objets de luxe ou vêtements. Asiatiques se rendent en Europe en gnral et surtout en Frce parce que produits de luxe sont 30% moins chers qu’en Chine, alors que Européens peuvent voyager vers Asie pr bénéficier de produits électroniques ou vêtements à des prix défiants tte concurrence. Mais comment cela devient-il une pratique touristique ?

Tout d’abord, à la différence de toutes les autres pratiques, shopping n’est pas une innovation européenne ou nord-américaine ms asiatique voire pt-ê chinoise. Ds ces pays existaient depuis très lgtps des Night Markets devenus progressivement dans années 80, avec développement du tourisme japonais et des Hongkongais, des Tourists Night Markets. Les 1er sont apparus à Taïwan. 10 ans + tard, 1ère analyses sur shopping montraient que « pr qlq visiteurs, faire du shopping à Hong Kong est devenu le seul but de leur visite » [HEUNG et QU, 1998]. Qlq années + tard, Orchard Road (avenue commerçante de Singapour) structurée autour du fun shopping avec toutes les marques, était devenue 1 passage obligé de la visite d’une Cité-Etat dépourvue de patrimoine et de plage. En 2004, le Singapore Tourism Board indiquait que 67% des touristes asiatiques et 85% des non asiatiques l’avaient fréquenté. Déjà à l’époque, dépenses shopping des touristes représentaient 50% des dépenses totales. Ds années 90, un autre évènement est venu renforcer et « touristifier » le shopping.

En 1996, Dubaï lançait le Festival du Shopping, organisé comme une activité touristique, ce qui reste assez unique dans son genre. Il se déroule pdt 1 mois au 1er trimestre de l’année. En 2015, magasins de Dubaï avaient été visités par 56 millions de clients qui avaient dépensé près de 34 milliards d’€. Le Dubai Mall reste le centre commercial le + prisé avec 50% des ventes de produits de luxe de l’ensemble de la destination.

En Europe, et srt en Frce, shopping est devenu une activité forte de la capitale où prennent place de très n° marques de luxe de parfum, cosmétiques et vêtements. Depuis 2000, cette activité a pris une tll ampleur que les Galeries Lafayette ont ouvert en mars 2017 une annexe dédiée à clientèle chinoise : le Shopping and Welcome Center. Ces touristes = 1ère clientèle et 25% du chiffre d’affaires. Lors de leur séjour parisien, Chinois dépensent 877€ en moy. Quartiers de l’ouest parisien sont les + fréquentés créant un espace de tourisme et de shopping, et toutes les nationalités sont concernées aujourd’hui, ayant chacune leur quartier de prédilection, comme leur objet-phare.

Photocopie tableau p.225

Ces activités se combinent avec découverte du patrimoine et des musées parisiens comme des excursions en Frce. D’autres villes ont joué cette carte comme Bruxelles qui proposait en 2014 une cpgne pub intitulée « Cult. et shopping dans la capitale de l’Europe ».

Mais intrusion du shopping dans tourisme prend d’autres formes avec créations des Outlet Villages. Depuis 2000, ce « shopping outlet » de luxe ou ht de gamme s’est considérablement développé, renouvellant les modèles existants depuis lgtps près de Troyes ou Cholet. Certains sont devenus de véritables fleurons touristique comme la Vallée Village jouxtant Val d’Europe près de Disneyland Paris. Avc 6 millions de visiteurs/an, cette structure reçoit + de visiteurs que le Musée d’Orsay ou le Centre Pompidou. Conçu et réalisé par société Value Retail, Chic Outlet Village s’est développé en Europe avec 11 sites (dt Londres, Dublin, Paris, Milan, Barcelone…) et vient de partir à la conquête de la Chine en 2015 (Shanghai et Suzhou). En 2012, il a créé un partenariat avec Asia Miles permettant de capitaliser 2 miles pr 1€ ou 10 yuans dépensés.

L’Outlet Village joue la complémentarité par sa proximité géo avec capitales ms aussi grandes structures de loisirs comme les Parcs Disney ou « Nature Villages ». En Esp., le Roca Village est ainsi construit entre Barcelone et grandes stations de la Costa Brava, ce qui illustre une autre facette de l’articulation entre tourisme/loisirs et shopping. Ainsi, on pt rejoindre ce village par bus direct depuis Barcelone ou un service de taxis. Depuis littoral, c’est une excursion « shopping » au cœur de l’été qd on a fait le plein de sol y playa. Shopping devient alors 1 pratique possible dans une activité de découverte/repos, renouvelant le projet touristique des individus. On trouve des Outlets Villages partt dans le Monde. Selon les localisations, ils fonctionnent comme un service à la pop° résidente et/ou une activité pr touristes. On en recence 220 aux EU dt plusieurs à NY, ms aussi à Mexico, Puebla et Cancùn au Mexique et 3 en Russie développés par compagnie Hines.

Mais le fun shopping alimente aussi galaxie des loisirs avec la réalisation des Retail Parks dt obj = créer de nouvelle zones commerciales. Le Retail Park = « expression anglo-saxonne pr désigner un centre commercial à ciel ouvert doté d’1 parking commun à l’ensemble des pts de vente. Il est conçu et développé généralement comme une « ptte ville commerciale » devant s’intégrer au mieux dans environnement. Le soin apporté à l’archi et aux espaces verts ainsi qu’aux voies de circulation, de même que la variété des commerces présents, dvt contribuer au réenchantement de l’acte d’achat. Il est le + svt géré par un opérateur unique » [CUSHMAN et WAKEFIELD, 2016]. De n° éléments les distinguent des précédentes zones commerciales : pas d’enseignes d’alimentation associées à des achats contraignants, pas de circulation ni de routes traversantes, pas de recours à la voiture pr se déplacer de boutiques en boutique, pas de grandes marques ms des enseignes d’entrée de gamme ou de gamme intermédiaire, obj étant d’accueillir de la meilleure manière tous les clients. Certains n’hésitent pas à faire 100/200km pr s’y rendre.

Nés fin des années 90, spécificité des Retail Parks se lit aussi au niveau européen. On cpte en effet + de 37 millions de m² construits, à 89% dans pays d’Europe de l’Ouest. Frce, RU et All. totalisent les 2/3 de l’ensemble du parc européen. En 2016 et 2017, près de 2,4 millions de m² verrons le jours dt 46% en Frce, 15% au RU et 9% tant en Italie qu’en Russie.

A titre d’ex, l’Atoll d’Angers réalisé par la Compagnie de Phalsbourg est reconnu pr sa réussite tant commerciale que spatiale. Tout d’abord, 1 coque entoure le bâtiment et fonctionne sur ressorts de la starchitecture. Ainsi lors de l’inauguration, les flyers disaient : « musée à Shanghai ou centre commercial à Angers ». Aucun croisement entre camions de livraison et voitures des clients, aucun bouchon généré par livraisons. 3 zones sont différenciées : au cœur les restos et esp. de jeux pr enfants à l’abri des voitures et des parkings, les parkings, et les magasins organisés le lg où se mélangent les secteurs d’achat. Atoll accueille près de 20 000 clients/jour et fréquentation = 8 millions/an. Zone de resto° fonctionne 7 jours/7, ce qui est unique dans la région. Il devient 1 esp. de loisirs et de fun shopping pr hab. des cpgnes et villes environnantes, un accès à l’urbanité par variété des magasins et restos comme un esp. de loisirs pr des enfants qui n’ont pas de jardin public. En 2020 devrait ê réalisé Ecopole à Montpellier qui pousse encore + loin le modèle avec la volonté de créé un Retail Park à partir d’1 zone commerciale tradi modifiée.

5) Les nouveau produits du marché : entre « développement durable » et « produits de masse »

L’ensemble de ces évolutions se déroule dans un monde où idéolo du DD s’est énormément installée depuis rapport Bruntland de 1987, pr devenir un argument fort dans la m-e-o des projets et pratiques. Les org° internationales ont intégré cette logique dans leur réflexion et l’OMT a promulgué la Charte du tourisme responsable en 1995, le Code mondial de l’éthique du tourisme en 1999 auxquels s’ajoute la Charte éthique du tourisme en Frce en 1999, 2 ans après la Charte éthique du voyageur proposée par l’agence Atalante et guide de voy. Lonely Planet. Depuis, 2002 a été déclarée année de l’écotsme par OMT et 2017 fut l’année internationale du tourisme durable pr le développement. Ici on est au cœur d’1 sensibilité nouvelle et d’1 sensibilisation accrue autour des effets du tourisme et des postures/attitudes du tste. Dès lors, touristes et marché s’en sont emparés et on a vu apparaître avec années 2000 de n° agences, produits et discours/blogs autour des mots-clés « solidaire », « communautaire », « équitable », « alternatif », « écotq », « responsable » ou le « slow » [LALIBERTE, 2005].

La variété des situations rend difficile l’appréciation de la pénétration des préceptes du DD dans pratiques touristique, au-delà des discours et des déclarations d’intention. Elles se saisissent mieux parfs dans l’approche par les lieux. Néanmoins, une enquête récente de Harris Interaction a décrit l’état du « tourisme durable » en Frce : 1% du marché frçais relève du « tourisme responsable », 70% des Frçais souhaitent partir en voy. responsable et ils sont 90% à ê attentifs à respecter l’environnement et la vie des pop° locales qd ils partent en voy. Aujourd’hui 20% des TO appartiennent à l’asso° « Agir pr un tourisme responsable », montrant aussi importance des labels dans ces nouvelle manières de vouloir voyager.

FOCUS : Les labels du tourisme durable en France.

« En Frce se démarque Nt ATR (Agir pr un tourisme responsable) fondé en 2004 par l’ATT (Asso° des TO thématiques) et ATES (Asso° pr tourisme équitable et solidaire) fondé en 2006 avec soutien de l’Union nationale des asso° de tourisme (UNAT), de la Plate-Forme pr le commerce équitable (PFCE) et Ternélia […]. Alors que ATES nourrit le dessein de labelliser des structures répondant à un très vaste sceptre de critères (56) régulant de possibles développements touristique, ATR propose un modèle + médian, aspirant à responsabiliser des pratiques touristique + vastes. Les critères d’ATR sont dc – n° (16) et intègrent + de flexibilité […]. ATES répond aux attentes d’1 pop° déjà très sensibilisée aux enjeux du DD et voulant y contribuer, qui représente de fait un marché de niche : ATES a labellisé 30 membres dt 18 voyagistes ss statut associatif ou coopératif, ayant fait voyager un peu + de 2 300 pers. en 2016. ATR s’adresse qt à lui à un public + large. Il regrpe 23 membres (…) qui ont vendu + d’1 million de voy touristique en 2016, car ils recouvrent 1 grde variété d’Ee, depuis de pttes structures jusqu’à des grpes + importants tels que Terres d’Aventure, Allibert Trekking, Chamina Voyage qui appartiennent au grpe Voyageurs du Monde, ou encore Salaün Holidays et Transat Frce. A contrario, ATES labellise essentiellement des Ee artisanales. Les 2 approches […] cristallisent aussi une interprétation différenciée par leurs membres et dirigeants, de l’articulation possible entre tourisme durable et diffusion sociale des pratiques ».

Source : PICKEL-CHEVALIER, 2017

Ds cette galaxie des pratiques durables, le « slow » est 1 facette intéressante dt rend cpte la croisière fluviale [GAY et MONDOU, 2018]. Elle apparaît comme une activité aux multiples déclinaisons : location bateaux de plaisance, péniches-hôtels ou paquebots fluviaux permettent d’emprunter voies navigables, découvrir le paysage le lg des berges ou à proximité le tps d’1 escale. Cela représente 1 réseau de + de 3 000km en Frce. Location de bateaux concerne une clientèle limitée (115 000 en Frce en 2017), même si on pt les conduire ss permis. Les paquebots-hôtels sont un segment confidentiel alors que croisière fluviale reste secteur le + porteur. Ici, prestation est complète. Les Ee du secteur sont américaines (Scenic) et européennes (surtout All.). En revanche, itinéraires se concentrent en Europe, Afr. du Nord et Asie : Danube et ensemble Rhin-Main-Moselle sont les + fréquentés ; en Frce, aux axes tradi comme le Rhône-Saône se sont adjoints Garonne et Dordogne depuis 2011 et Loire depuis 2015 [GAY et MONDOU, 2018]. En Asie, des offres le lg du Mékong (Vietnam et Cambodge) sont proposées par Compagnie Dreamlines.

+ récemment encore, déclinaison des modèles alternatifs a fait émerger tte une éco et pratiques dites collaboratives qui ne concernent pas seulement tourisme ms de très n° autres secteurs d’activités. Si le mot apparaît fin années 70 ss expression « conso° collaborative » [FELSON et SPAETH, 1978], c’est le livre de Rachel Botsman et Roo Rogers qui popularise l’expression en 2011 : What’s mine is yours : The rise of collaborative Consumption. Les déclinaisons touristique sont immédiates avec le développement de l’asso° à but non lucratif Couchsurfing fin des années 90 devenant une société commerciale en 2011. Prcipe au départ est de trouver à se loger gratuitement lors d’1 voy. en dormant sur 1 sofa ou dans 1 lit non utilisé par locataires/proprio. Son obj reste actuellement de promouvoir les échanges entre les peuples avec un slogan très clair : « Participez à la création d’1 monde meilleur, canapé après canapé ». Site Internet de cette Ee a été fréquenté par 100 000 pers. en 2004, + d’1 million en 2008, 4 millions en 2012 et 7 millions en 2014 [STATISTA, 2017]. Aujourd’hui, le site annonce 400 000 hôtes dans + de 200 destinations avec 100 000 évènements permettant de découvrir la destination. Ce type de pratiques et d’hbrgements correspond pleinement à l’air du tps où chacun veut vivre « une expérience touristique »  [DECROLY, 2015]. et cette évolution des pratiques a été facilitée par avènement de la rév° numérique.

Depuis, d’autres plates-formes de location en ligne ont été créées, s’inscrivant dans logique collaborative au départ : Homelidays (1999), Casamundo (2003), Bedycasa (2007) et Airbnb (2008). Cette dernière annonce + de 3 millions d’hbrgements dans 191 pays et + de 65 000 villes. Elle cpte + de 160 millions de clients depuis son lancement. Casamundo propose 400 000 logements dans 39 pays, Abritel près de 620 000 dans 5 pays (Frce, Italie, Esp., Croatie et Angleterre) ou encore Bedycasa présent dans 185 pays. Selon Insee, ces hbrgements draineraient 11% de la fréquentation en matière de logements et 16% des nuitées (26 millions). et le rythme de croissance serait encore + fort (+36% en 1 année) avec un marché arrivé à maturité à Paris ms poursuivant son développement en région.

Le développement de cette offre prdt des évolutions fortes dans la relation entre touristes et hab permanents, comme on a pu le constater à Barcelone, Berlin ou Venise, car cela renouvelle pleinement le marché du logement touristique en l’amplifiant et en développant une présence touristique dans des quartiers à l’écart jusque-là de ce phénomène. En revanche, ces hbrgements apparaîtraient + comme 1 offre complémentaire qu’1 concurrence pr les établissements existants comme hôtellerie, par ex.

FOCUS : Airbnb, concurrence ou complémentarité ?

« Il est par csq faux et mensonger d’affirmer, comme on le lit actuellement, que les plates-formes telles Airbnb, Abritel et leurs confrères auraient pris des clients à l’hôtellerie et seraient une concurrence palpable pr elle. Si cela avait été le ca, l’époustouflante explosion de ces opérateurs du Net en termes d’offres et de demande depuis ces 5 à 6 dernières années auraient fait s’effondrer les tx d’occupation de l’hôtellerie comme un château de cartes. Il n’en a été rien. Ss compter que l’on oublie de dire qu’1 grde partie des appartements et maisons à louer chez particuliers existaient déjà avant l’arrivée de ces plates-formes, ms ss d’autres labels ou réseaux de distribution ».

Source : COACH OMNIUM, 2016

Prtant, comme pr les destinations, développement de pratiques alternatives n’empêche pas avènement de nouvelle pratiques de masse. Croisière maritime est un ex intéressant qui montre comment un moyen de transport est devenu un prdt touristique qd il a été vidé de son usage de simple transport de passagers au moment de la démocratisation de l’avion [GAY et MONDOU, 2018]. Dès lors, bateau ne sert + à accéder à un lieu ms devient un lieu en lui-même, 1 destination en qlq sorte, sur lequel on pt se distraire, se reposer et grâce auquel on pt découvrir/visiter d’autres lieux lors des escales.

Fréquentation ne cesse de croître : 3,5 millions de passagers en 1990, 7,2 en 2000, 19 millions en 2010 et 25 millions sont prévus en 2017. Une caractéristique de ce secteur = démultiplication des offres de croisières proposées, et surtout vers zones arctiques et antarctiques, conduisant à étendre l’écoumène touristique. Aujourd’hui, on cpte1 691 bateaux regrpant 500 000 lits et cette activité est aussi marquée par construction de bateaux tjs + grds : certains proposent + de 2 500 cabines comme le Harmony of the seas inauguré en 2016 et peuvent accueillir jusqu’à 8 000 passagers. Enfin, niveau de confort voire de luxe comme les innovations techniques sont un autre challenge de ces bateaux. Aux tradi piscines succèdent parcs aquatiques, aux salles d’arcanes, les attractions des fêtes foraines. Dernièrement, le Quantum of the Seas (2014) propose à ses passagers une promenade en nacelle au-dessus de la mer.

Secteur est structuré par 5 grds grpes : Carnival Corporation et PLC, Royal Carribean Cruises Ltd, Norwegian Cruise Line Holding Ltd, Genting Hong Kong et MSC. Les trois 1ères sont EU ps chinoises et italo-suisse. Leur actualité = renouvellement de leur flotte et accroissement de la capacité d’accueil à terme : + 200 000 lits entre 2018 et 2025 soit 73 bateaux prévus et 18 en option. Pr cela, stratégie = démarcher de nouvelle clientèles. Ainsi, ce marché est en profond renouvellement d’1 pt de vue géo. Caraïbes restent bassin de navigation le + important avec près de 34% de la capacité et Etasuniens représentent encore 55% des croisiéristes du Monde (91%) en 2000). C’est le bassin de la « fun cruise » ou de la « cruise to nowhere », le cœur de la pratique étant centré sur activités proposées sur le bateau et les escales cptent peu à la différence de la Méditerranée. Là, escales sont quotidiennes du fait d’1 richesse patrimoniale et de la qualité des infrastructures portuaires. Ptt à ptt, c’est devenu le 2ème bassin mondial avec 19% de l’offre en 2016 [GAY et MONDOU, 2018].

Trs récemment, marché chinois a fait son apparition dans monde des croisières et pourrait prochainement dépasser le marché européen et méditerranéen. Lancé en 2006, on atteint près d’1 million de croisiéristes aujourd’hui. Malgré des dbts timides avec bateaux de taille modestes aux équipements limités, Chine devient le lieu où l’on prdt aujourd’hui les bateau les + performants. et Chinois sont les clients presque exclusifs de ces croisières, montrant bien l’intégration de cette pop° dans pratiques touristique mondiale. Hong Kong, Shanghai, qui s’est dotée d’un 2ème port pr accueillir les + grosses unités, et Tianjin près de Beijing sont les prcipaux ports. L’aménagement des nvlles gares portuaires contribue à renouveler en profondeur les quartiers urb. des villes concernées comme port de Sanya sur île artificielle de Phoenix (Hainan).

II – Les lieux du Monde face au tourisme

Face à démultiplication des pratiques, des produits et des acteurs, la Q° est d’identifier comment les lieux s’adaptent aux dynamiques à l’œuvre. Les enjeux comme les réflexions diffèrent grdement étant donné que ns sommes dans un monde où coexistent de très n° lieux peu ou pas touristique et bcp de lieux touristique, dt certains le sont depuis lgtps.

1) Le tourisme et les loisirs, panacée éco et sociale ?

Comme déjà évoqué, tourisme = source de richesse éco considérable en recettes et emplois et il est devenu, pr bcp, un relais possible qd activités tradi sont en difficulté conjoncturelle ou une panacée qd crise est structurelle. Ds histoire, de très n° exs ont montré ce rôle du tourisme pr sortir de la crise et dc de la pauvreté. Comment cette Q° se pose-t-elle aujourd’hui ?

Depuis qlq années, instances internationales ont fait de la lutte contre la pauvreté un combat auquel le développement touristique dt participer. et de n° projets sont conduits en ce sens de par le Monde. A l’échelle des Etats, l’action contre la pauvreté et/ou pr la défense de l’environnement existe aussi et participe svt à la m-e-o d’1 « tourisme durable » [BOUJROUF et TEBAA, 2011]. Au Mexique, par ex, 1ère initiatives datent des années 90. En 2006, on cptait + de 1 200 asso° de « tourisme alternatif » et 2 500 en 2014, réparties sur 31 Etats, 62% sont gérés par des communautés indigènes [JOUAULT, 2017] et contribuent à intégrer ces villages dans marché touristique comme à changer la donne économiquement. 90% des initiatives sont financées par des fds publics issus de 17 institutions. On cpte actuellement 57 programmes dt 6 concentrent 80% de l’enveloppe budgétaire globale. L’institution la + présente est la CDI (Comision Nacional para el Desarollo de los Pueblos Indigenas). Son action apparaît + comme une politique sociale de lutte contre pauvreté qu’1 stratégie de développement touristique même si soutien porte sur une m-e-tourisme de l’esp. Ici, les préceptes du « DD » sont adaptés pr amorcer l’évolution souhaitée.

Photocopie tableau p.232

Ce 1er niveau d’analyse pt ê complété par une réflexion sur amélioration directe des conditions de vie des hab à travers le cas du Bénin où des asso° internationales et nationales participent à la m-e-tourisme, à un niveau très limité ms localement réel. Une 20è d’asso° nationales a été identifiée et + de 30 étrangères. Certaines sont centrées sur projets touristique (ECOBENIN, ANAP TOUR, GRABE BENIN) ; pr d’autres, tourisme n’est qu’1 volet de leur activité comme Nature Tropicale. Asso° frçaise TDS Voyages organise des séjours d’immersion dans les villages d’Avlékété et Gnidjazoun dans commune de Ouidah. Enjeu ici = intégrer les pop° dans développement touristique selon les principes du « tourisme solidaire et équitable ». Ds cas de la commune de Boukoumbé, on pt mesurer les retombées du tourisme pr les différents acteurs, dt les hab. Cette répartition est le résultat d’1 arbitrage mené collectivement.

Photocopie tableau p.233

Avc un salaire médian estimé à 53€/mois/hab au Bénin en 2012, 1 proprio de Tata pt percevoir 4€ pr 1 nuitée, une visite et une photo. En 2014, pays a reçu près de 200 000 touristes, et village de Boukoumbé est suffisamment connu et fréquenté pr accueillir une partie notable de cette fréquentation. Si cll-ci s’élève à 50 pers dans 1 année, le revenu touristique d’1 proprio de Tata s’élève à 570€ pr visite et photo soit 90% du revenu annuel moyen. Avc 100 visiteurs, on passe à 1,5 fois le revenu moyen. Il faut 200 nuitées pr atteindre le revenu moyen national. Au-delà des chiffres, ct ex. montre qu’1 n° très limité de visiteurs transforme la donne en termes de sources de revenus et que leur présence en ptts n° permet d’accéder au salaire médian. Qlq 10è de touristes ou de nuitées supplémentaires changent la donne éco. Dès lors, tourisme devient rapidement un complément de revenu ou revenu prcipal. Il pt aussi augmenter les revenus traditionnellement perçus. Ici, on comprend alors pq certains hab. abandonnent les activités anciennes svt + difficiles que accueil des étrangers. Ces chiffres montrent aussi qu’1 euro n’a pas la même valeur partt et questionne dc les critiques faites au tourisme international de laisser peu d’argent dans pays d’accueil. Relativement à la somme engagée pr un voy, sociétés locales perçoivent peu du total : 4€ ici alors que billet d’avion pr Bénin est à partir de 750€ pr été 2018. Mais cette « ptte » somme pt avoir de grds effets.

Ailleurs, l’enjeu face au tourisme et aux loisirs n’est pas le même, même si ressorts similaires : vouloir redynamiser 1 lieu qui rencontre des difficultés éco et sociales à travers les activités tertiaires actuellement porteuses comme évènementiel et/ou tourisme et/ou loisirs. Boulogne/Mer est un ex passionnant. Il s’agit là d’une des + anciennes destinations touristique frçaises (1786). Tout au lg du 19ème, est une station fréquentée par Anglais et Frçais comme en attestent de n° écrits [DEWAILLY, 1991]. A l’issue de la 2ème GM, elle prit un virage indus. jusqu’à une période récente. Aujourd’hui, elle souhaite enclencher une nouvelle dynamique et renouer avec tourisme, affaires et loisirs.

FOCUS : Le retour de Boulogne/Mer.

« Actuellement plusieurs projets sont à l’œuvre qui améliorent la qualité urb. et forcément image de la ville.

Nausicaa entend devenir l’1 des + grds centres aquatiques d’Europe en doublant sa superficie. Coût du projet est estimé à 85 millions d’€, répartis entre la communauté d’agglo° boulonnaise (30 millions d’€), la région Nord-Pas-de-Calais (30 millions d’€), Europe (15 millions) et conseil général du Pas-de-Calais (10 millions).

En 1998, une 1ère extension est réalisée. Nausicaa II comprend des bassins supplémentaires, dt celui où évoluent les espèces tropicales, et l’esp. consacré aux lions de mer. Coût du projet : 13 millions d’€. Au dbt des années 2000, un réaménagement intérieur est réalisé. C’est Nausicaa II. Et la prochaine extension apparaît comme la + importante depuis création du centre de la mer.

Projet Nausicaa IV se base, entre autres, sur la construction du + grd bassin européen permettant de présenter au public de nouvelle espèces. Le projet pourrait aussi comprendre l’agrandissement de l’esp. réservé aux lions de mer, dans l’optique d’y accueillir des morses.

Municipalité a annoncé la construction d’1 hôtel 3* et d’1 hôtel 4* avec centre de thalasso marine en plein cœur d’agglo°, sur le site de l’Eperon. Le chantier devrait durer 18 mois avec livraison prévue à la fin de l’année 2019. Ce projet estimé à 50M€ devrait créer 150 emplois ».

Source : Le Monde, 8 juin 2017

2) Annualisation de la fréquentation et éco résidentielle

Pr lieux anciennement touristique, logiques sont différentes et ont été abordées précédemment. Ici, il s’agit de voir + finement les logiques d’évolution des destinations à travers 2 dynamiques fortes : la fréquentation potentiellement possible des lieux touristique par de nouveau hab. temporaires et la résidentialisation dans les destinations selon adage bien connu de « vivre au pays des vacs ».

La 1ère obs° consiste à évoquer l’évolution dans le rythme des départs en vacs. En effet, passage d’1 société indus. à une société de services dans pays occi. permet d’observer un changement très puissant ces 40 dernières années. En Frce, répartition du n° de séjours annuel se faisait sur 4 mois avec + de 80% l’été (près de 50% en août), juin et spt étant les autres mois de vacs possible.

Photocopie graphique p.235

En 2015, activité est annualisée car il y a des voy perso tous les mois. Même si 9 mois ont des niveaux faibles, on distingue 2 grpes : janvier-février-mars et nov sont à 6% environ alors qu’avril-juin et déc. sont à 8-9%. En 2015, août ne concentre plus que 15% des voyages suivis de mai (11,5%) et juillet (10,5%). Avc la répartition des nuitées, on retrouve un profil + classique ms juillet-août ne rassemblent que 38% du total, mai et spt sont proches de 9% chacun (assez proche de juillet avec 13%).

Ici pop° active frçaise est devenue tertiaire avec des modalités de départ différentes car non conditionnées par fermeture des usines en août. La m-e-o des lois des 35h (1998 et 2000) a aussi porté ses fruits. Aujourd’hui, situation est encore + spectaculaire et les RTT sont pleinement intégrées dans vie des salariés. On pt aussi voir les effets de la diffusion de la pratique touristique chz retraités, dispo tte l’année et pouvant profiter des meilleures propositions du marché ou du meilleur moment pr se rendre dans tll ou tll destination. Cette évolution montre aussi arrivée d’1 autre catégorie de touristes : les actifs seniors, c-à-d ces couples dt les enfants sont majeurs et/ou étudiants et qui mènent leur existence soit en restant dans foyer familial, soit en partant étudier. Dès lors, ils ne prennent + leurs vacs avec leurs parents et ces derniers disposent d’1 certaine liberté dans leur circulation, n’étant + dépendants deleurs enfants et des congés scolaires.

Cette 1ère analyse pt se compléter par cll proposée par Christophe TERRIER et la Direction du tourisme qui a finement analysé en 2007, la localisation mensuelle des pop° présentes par dpt. L’image produite est elle aussi très révélatrice des modes d’habiter en touristes aujourd’hui.

Photocopie Cartes de France p.237

Dès lors on pt voir que touristes sont présents svt au-delà des seules saisons établies de lgue date. Pr les Alpes, et surtout Savoie, saison d’hiver associée au ski crée une distorsion dt rend cpte l’anamorphose dès décembre ps surtout entre janvier et mars. A Paris, touristes ou voy. d’affaires fréquentent la ville de janvier à juin ps de spt à déc. A l’Est de Paris, Disneyland = site annuel alors que Versailles, à l’ouest, est très visité l’été. Pr littoraux, présence touristique dbte au printps et se poursuit jusqu’en spt-oct. Pr partie azuréenne de la Méditerranée, touristes viennent de février à oct. D’1 certaine manière, la tendance est à l’annualisation de la présence des touristes sur 8 à 10 mois.

Cela rend aussi cpte de la présence des autres hab. temporaires, comme cela a déjà été évoqué, autour des rencontres d’affaires et des étudiants qui viennent s’installer dans stations lorsqu’elles disposent d’antennes universitaires ou d’établissements d’enseignement sup. Ainsi, les étudiants s’installent à la Grde Motte pr aller en cours à Montpellier comme on trouve des étudiants dans logements des Minimes à La Rochelle hors saison, ce quartier étant proche des établissements qu’ils fréquentent. De même, des stations ou anciennes stations disposent de formation du sup. comme Nice où une université a été créée en 1965 ou Brighton en 1992 et encore à Acapulco. Par ailleurs, l’éco de l’évènementiel s’est considérablement développée depuis années 80 pr constituer un secteur très structuré, diversifié et localement très puissant dans dynamique des lieux. 16 des 50 membres de l’asso° Frce-Congrès sont ainsi des stations touristique (La Baule, Deauville, St-Malo, Evian, Cannes, Biarritz…). A Cannes, Festival international du Film avait lancé cette dynamique, relayée depuis par de n° autres évènements qui accueillent entre 5 000 et 70 000 participants, tous hbrgés à Cannes (13 000 lits hôteliers) [PEBARTHE-DESIRE, 2017]. Ici, il s’agit bien d’évènements pro et non touristique comme le montre le calendrier. Le MIPCOM (Marché international des contenus audiovisuels) s’est déroulé du 16 au 19 oct. 2017, le MAPIC (Salon international de l’immobilier commercial) le 16/17 nov 2017, le MIPIM (Salon de l’immobilier) du 13 au 16 mars 2018 et le MIPTV du 9 au 12 avril 2018.

Un 3ème élément joue aussi en faveur de l’évolution des destinations touristique avec arrivée de nouveau résidents. Si tourisme = activité peuplante, ce peuplement pt ê distingué en 2 phases : peuplement touristique et peuplement résidentiel [DUHAMEL, 2007]. Le 1er est lié au développement du tourisme qui nécessite des actifs, qui viennent travailler et vivre sur place. Le 2ème relève de l’installation d’anciens touristes qui ont décidé de « vivre au pays des vacs ». Cette migration résidentielle pt se faire à 2 moments du cycle de vie. Cela pt intervenir au moment de la retraite et a été bcp analysé en Frce [CRIBIER, 1992 et 1993], en Esp. [RODRIGUEZ, 2005] comme en Floride avec les Canadiens appelés « snowbirds » [SMITH et HOUSE, 2006] ou + récemment sur la « Riviera turque » [SÜDAS et MUTLUER, 2006] ms aussi à l’échelle internationale [WARNES, 2009]. Il est difficile de chiffrer l’ensemble de ce mvmt ms on pt en dégager qlq aspects structurants comme le propose Jean VIARD.

FOCUS : Une migration constante du Nord vers le Sud

« Comment interprétez-vs ce phénomène des « seniors hirondelles ?

D’1 manière gnrale, le n° des Frçais à l’étranger augmente : les retraités vers une vie moins chère, les jeunes pr trouver du travail. Ce phénomène de migration des seniors a déjà 30 ou 40 ans. On estime que 60 000 retraités s’installent chaque année sur la Côte entre Nice et Perpignan. Ts les ans, 50 000 retraités quittent Paris. A la retraite, la ½ des pers. déménage…

Pr aller où ?

Soit dans leur région d’origine, soit dans une région découverte en vacs. En qlq décennies, la région PACA est passée de 2 à 5 millions d’hab., dt 1 million de retraités. Mais aujourd’hui, il devient impossible pr les + modestes de vivre sur Côte d’Azur. Alors que le Maroc propose, par ex, des séjours de 3 mois qui reviennent moins cher que de rester chez soi ! Du reste, les pers. âgées assurent généralement l’équilibre des zones touristique pdt l’hiver !

Le Maroc, le Portugal… D’autres pays sont-ils concernés ?

Il y a le Sénégal, où règle d’urbanisme sont très lâches, où l’on pt construire pr le prix d’1 T2 à Paris une villa somptueuse au bord de la mer.

Ce phénomène est-il durable ?

Oui, car désormais, retraités ont une espérance de vie de 20 ou 25 ans et ils sont, comme les fonctionnaires, assurés d’1 revenu garanti. Mais partir à l’étranger pt ê bien pr la 1ère partie de la retraite. Tant qu’on est en bonne santé. Après, regardez l’attrait des villes comme Montpellier, qui dispose d’1 plateau hospitalier de très ht niveau ! A mon avis, la carte hospitalière, ici ou ailleurs, sera un enjeu dans les années à venir pr retenir les retraités.».

Source : La Depêche du 25 oct. 2014

Cela pt se produire aussi à un moment de la vie pro par volonté de changer de mode de vie, comme l’évoque J. VIARD. Suite au développement d’1 éco tertiaire, évènementiel et aujourd’hui numérique, de nouveau métiers ou manières de travailler se sont développés autorisant des résidentialisations à distance pr mener une activité pro. Gnralement, cela signifie s’installer près d’1 aéroport ou d’1 gare pr rejoindre dans des tps raisonnables une capitale/grde ville. On trouve aussi tous les navetteurs entre esp. touristique et villes proches, pourvoyeuses d’emplois. Au total, soldes migratoires des régions touristique sont toutes positives. L’Observatoire du littoral annonce une croissance de 4 millions d’hab sur les bords de mer frçais entre 2007 et 2040. Au total cela donne, sur le tps lg, une complexification assez grde de la pop° des stations et des régions touristique.

Photocopie tableau p.239

Dès lors, lieux touristique ne sont plus des lieux de séjours, même lgs, ms deviennent des lieux de vie. et la résidence secondaire pt devenir la résidence prcipale [DUHAMEL, 1997 ; MARTIN, 2012 et 2015]. Il s’agit alors d’1 changement d’habiter éventuellement avec de la double résidence, ms qui ne constitue pas un « tourisme résidentiel » [TREMBLAY, 2017]. Ce glissement d’usage explique le surenchérissement immobilier des stations touristique dt le prix du m² est proche voire dépasse celui des villes et des capitales.

Photocopie tableau p.240

S’est dc m-e-p une éco résidentielle dans lieux touristique. A partir des travaux de L. DAVEZIES [2008, 2009] ps de M. TALANDIER [2008, 2012], il est possible de mesurer le poids respectif des bases productives, résidentielles, publiques ou sociales pr l’ensemble des stations balnéaires françaises : « 2/3 des bases éco ou revenus externes captés par les stations sont liés à l’éco résidentielle. + étonnamment pt-ê, le poids des dépenses touristique (26,7%) domine finalement à peine celui des retraites (23,5%) […]. Les bases productives et publiques sont faibles. (Ss prendre dans le calcul, les grandes stations) les résultats obtenus sont tout à fait comparables. Les stations balnéaires se définissent par une éco touristique et résidentielle dans laquelle le pds des retraités est devenu l’1 des piliers du système, devant le phénomène + récent pt-ê de périurbanisation et afflux d’actifs navetteurs. Enfin, des signaux forts indiquent aussi que la précarité n’est pas absente de ces lieux. […] Ce glissement, ces modif° dans nos modes et nos façons d’habiter se traduisent concrètement par émergence de nouveau modèles éco, sociaux, cult…. avec leurs nouveau codes » [TALANDIER, 2015]. Ainsi, stations touristique littorales incarnent un nouveau modèle éco, social et spatial.

Cette évolution des pop° présentes, résidentes et de passage s’explique par l’ensemble des éléments déjà avancés ms aussi par développement des low costs qui rendent possible, car rapides et peu coûteuses, des mobilités de lgue portée. Initiée dès années 70, création des compagnies Ryanair (1990) et Easyjet (1995) en constituent le pt de départ. Ici, les tarifs sont bas voire très bas avec une logique de yield management porté à l’extrême : il s’agit de la modularité des prix d’1 jour à l’autre voire même d’1h à l’autre. Grâce au développement d’Internet, prix peuvent évoluer au fil d’1 même journée au gré de l’offre et de la demande. En 2016, compagnies low costs ont transporté + d’1 milliard de pers et représentent 28% du trafic aérien mondial (3,7 milliards de passagers pr compagnies régulières), la ½ en Europe, ¼ en Am. du Nord et un autre en Asie. On cpte 31 compagnies en Europe dt, par ex, Vueling, TUI Fly, Air Europa, Hop !, Transavia… Spatialement, lignes low costs ont investi destinations touristique anciennement fréquentées comme Côte d’Azur, côtes espagnoles…, ms aussi des régions nouvelle comme Bergerac ou Carcassonne, provoquant la venue d’Anglais alors qu’ils étaient moins présents avant. Cela a considérablement bouleversé le paysage immobilier de ces régions.

Train est aussi touché par cette logique du low costs avec le développement des Ouigo. Lancé en 2013 avec des prix dès 10€, le réseau s’étend progressivement et devrait représenter 25% du trafic à l’horizon 2020 contre 5% aujourd’hui. Le développement des autocars comme Ouibus, Flixbus… entrent également dans cette logique. Avc 1 000 destinations à partir de 5€, ce moyen de transport renvll complètement le rapport à la distance et au tps de déplacement. Pr les + jeunes ou les retraités ayant de pttes retraites, ils constituent une nouvelle possibilité de voy. là où le TGV l’empêchait par ses tarifs svt très élevés. Elles servent aussi toutes les logiques de mobilités : touristique et de loisirs, + rarement pro.

FOCUS : Comment la SNCF parvient-elle à proposer des tarifs TGV aussi bas ?

« Tout d’abord en casant dans ses trains low costs 20% de sièges en supplémentaires, Nt grâce à la suppression de la 1ère classe. Il n’y a pas non plus de restauration à bord des Ouigo. et les voyageurs souhaitant transporter + d’1 bagage sont amenés à payer un supplément. A noter aussi que les billets –à prix variables- sont vendus exclusivement sur le net. et que les voyageurs peuvent avoir à aller prendre leur train dans des gares en périphérie des villes (à Marne-la-Vallée plutôt qu’à la gare de Lyon en IDF par ex, ce qui coûterait plus cher à la SNCF). Ceci, notent les asso° d’usagers oblige les clients à supporter un coût et un tps de trajet additionnels pr s’y rendre. Par ailleurs, voyageurs sont tenus d’arriver 30 mn en avance, le contrôle des billets se faisant à l’entrée du train. Enfin, l’utilisation du matériel est + intensive, avec des rames pouvant rouler jusqu’à 2 fois + dans l’année. »

Source : Les échos, mars 2016

3) Tensions autour du tourisme et des touristes

Depuis lgtps, présence touristique a posé Q° et provoqué des tensions dans sociétés locales sur conduite à tenir face à ce voyageur, aux implications de sa venue conduisant à un changement de l’esp. et de la société fort et parfs brutal car rapide. D’autres conflits existent aussi dans relation entre touristes et hab. car malentendus sont n°. Tout cela nourrit une éco du conflit qu’il convient de saisir car il est parfs particulièrement fort.

L’1 des 1er enjeux aujourd’hui = usage des ressources naturelles tant certaines pratiques sont consuméristes en eaux, par ex. En Frce, on cpte 713 golfs soit 20% de + en 10 ans : « l’eau utilisée pr l’arrosage des terrains de golf provient pr l’essentiel des eaux souterraines (41% des golfs), des retenues d’eau pluviale (23%) et des eaux de surface (17%). 10% des golfs utilisent l’eau potable pr ct usage. En dépit des progrès, cela a coûté 27 millions de m3 d’eau/an soit une conso° moy. de 38 000m3 d’eau par golf en moy. » (Fédé° de golf, 2013). et la neige de culture pose autrement cette Q°. En Frce, 29% du domaine skiable est équipé ce qui représente 1 investissement de 300 millions d’€. L’enjeu est de réduire l’aléa climatique. Ainsi, lors du 1er hiver ss neige (1989/90), fréquentation avait chuté de 30% ; en 2006/07, avec les mêmes conditions climatiques, le recul n’a été que de 15% suite à son développement. Dès lors on mesure les enjeux éco et sociaux associés ss oublier qu’il faut 4 000m3 d’eau pr couvrir un ha en 2016. D’après une étude faite par Ministère de la Transition Ecolo et durable, la corrélation existe entre prélèvement en eau et densité du développement touristique : +66 litres d’eau/hab/jour dans les dpts concernés et 1,5 à 2 fois + pr Corse. Dès lors, 2 types de conflits peuvent naître : le conflit d’usage et le conflit de pénurie car demandes en eau sont ponctuellement très fortes (cf neige artificielle) et vient à l’encontre des autres usages de cette eau potable [MAGNIER, 2016].

Besoin en neige de culture soulève un autre enjeu, cause du 1er : réchauffement climatique. Face à cela, on observe une dissociation très forte entre les stations. D’une part, les + importantes situées dans Alpes Nord devraient bénéficier d’1 enneigement suffisant et par leurs moyens financiers, elles pourront produire de la neige de culture. Cll-ci continuent l’équipement des domaines et sont à la pointe de innovation [BONNEMAINS, 2015]. A l’inverse, stations situées à + basse altitude vt ê très fortement confrontées à l’aléa climatique. Dès lors se pose pr elles l’avenir du ski. Coûteux en équipement et en neige artificielle, certaines communes dvt se diversifier. Ainsi St-Pierre de Chartreuse a entrepris sa reconversion touristique face à la « mutation des sports d’hiver » [BOURDEAU, 2007]. Contxt est celui de la chute du chiffre d’affaires de la station entre 2010 et 2011 (2 millions d’€ à 700 000€) suite à un manque de neige auquel s’ajoute la fragmentation des séjours et résidentialisation de la station : « afin d’éviter la marginalisation touristique du territoire, […] les acteurs locaux se sont engagés dans 1 processus de diversification de leur offre. Ce processus a été favorisé par arrivée d’Ee du sport outdoor proposant de nouvelle activités […] : le trail et le VTT trail » [PELLERIN-MALTERRE, 2017]. Mais avenir n’est pas pr autant garanti car équipe municipale actuelle souhaiterait miser à nouveau sur ski et Ee K124 qui s’était installée en 2010/11 autour de la fabrication de cycles a été mise en liquidation en 2013. Il ne reste plus que Raidlight spécialisé dans équipement pr le trail et la rando.

Pr bords de mer, enjeux environnementaux concernent l’érosion du trait de côte, et son recul pose de manière cruelle la Q° de l’avenir des constructions de bord de mer. Aujourd’hui, de n° travaux commencent à mesurer les effets touristique de l’évolution du climat. Le GIEC ms aussi les chercheurs se sont lancés sur ce sujet difficile à cerner, ms certains s’y attellent en mobilisant 1 indice climato-touristique leur permettant de poser les Q° sur l’avenir des destinations comme Guadeloupe ou Martinique par ex [DUPONT, 2013]. Car esp. insulaires sont particulièrement concernés par ces évolutions. Ils incarnent aussi 1 esp. mythique du tourisme aujourd’hui. Dès lors, cyclone Irma en spt 2017, unique dans histoire, a posé cette Q° pr des îles au développement touristique ancien et stable comme St-Barthélémy ms aussi d’autres destinations comme St-Martin, Guadeloupe ou Martinique qui semblent prises dans une « crise ss fin » [GAY, 2016].

Il y a dc une tension ancienne et contempo entre développement touristique et protection-gestion de l’environnement, ce qui pose directement la Q° de la compatibilité entre tourisme de masse et DD [BARTHON, 2016]. La notion de « tourisme de masse » a montré ses limites [DEPREST, 1997], ms elle pt ê mobilisée ici comme l’idée de la présence d’1 grd n° d’individus sur 1 lieu dt les qualités ne seraient pas adaptées à cette venue ; elle pose aussi la Q° des changements provoqués par ce grd n° sur l’esp. et les sociétés comme les ambivalences qu’elles soulèvent [BARTHON, 2016]. Ds régions non-occi, l’ambigüité a été montrée pr Bora Bora [BLONDY, 2016] alors qu’au Népal, le développement touristique répond assez largement aux principes du DD [SACAREAU, 2009] comme dans le Nordeste brésilien [LOLOUM, 2016] ou encore la m-e-v des cenotes au Yucatan [JOUAULT, 2016]. Pr les stations touristique anciennement constituées des pays européens, relation entre DD et développement touristique pt jouer à plein.

FOCUS : De la possible articulation entre tourisme de « masse » et « durable » ?

Le cas de Saint-Jean-de-Monts.

« Avc 130 000 lits et 8 536 hab en 2016, St-Jean-de-Mts constitue la 2ème + grde station frçaise et la 1ère du littoral atlantique. […] et elle se démarque par la conservation au sein de son tissu urb. d’1 domaine forestier de 750ha […]. La station est de + bordée par le vaste marais Breton Vendéen déployé sur 4 400ha. Svt associée à une station emblématique du tourisme de masse, […] la collectivité locale décide de s’investir dans une logique de DD. […]

Ainsi, en 2016, la commune établit un bilan d’1 réduction des conso° énergétiques des bâtiments communaux (de 10%) et de leurs émissions de CO2 (de 18%) entre 2013 et 2015 ; d’1 diminution de leur conso° d’eau (de 30%) entre 2009 et 2016 ; d’1 baisse des achats de produits phytosanitaires de la ville (de 96%) entre 2008 et 2016 et d’1 développement du n° des véhicules dits « propres ». La ville s’enorgueillit aussi de l’installation de panneaux photovoltaïques sur le complexe sportif et de l’utilisation de produits issus de agri bio dans cantines scolaires […]. Enfin, des actions de sensibilisation environnementale ont été régulièrement organisées à destination du grd public ou des services publics. […] La ville a reçu en 2014 le trophée de la « Fleur d’Or » et a été nommée au concours des Sceptres d’Or du DD (2008), au Trophées du Tsme responsable (2009) et au Trophée Destination et Territoire de Frce (2009).

La station s’est aussi démarquée par une volonté de favoriser les déplacements dits « doux » : 9,4km de pistes cyclables qui traversent les différents quartiers de la commune […]. Svt décrié en raison de sa forte « bétonisation » et d’1 absence notable d’homogénéité de ses équipements, le blvd de bord de mer a été profondément réaménagé autour de la m-e-p d’1 double artère séparant piste cyclable et piétonnière […]. La ville a reconstruit en 2011 l’estacade qui renforce aussi les flx de promeneurs à pied et les amateurs de pêche.

[…] En 2017, tourisme et conservation environnementale constituent les 1er budgets de la communauté de communes avec près de 4 millions d’€ pr l’un et 1,5 million d’€ pr le tourisme.

Source : d’après PICKEL-CHEVALIER, 2017

Conflits sont très n° dans les lieux touristique ou de loisirs autour des esp. naturels. Ainsi des tensions naissent autour du ramassage de champignons qd les urb. voisins viennent sur les forêts proches de tel ou tel village. D’autres apparaissent au moment de la création d’1 parc ou site classé comme l’Opération Grd Site du Mt-St-Michel. Pdt sa m-e-o entre 2000 et 2007, de multiples oppo° sont nées entre les différents acteurs concernés. Le 1er conflit portait sur installation de bandes enherbées, c-à-d des dispositifs agro-paysagers longeant les cours d’eau ou plantés transversalement à la pente. Les agri. s’opposaient à cette directive de la PAC, ms syndicats agri se confrontaient aussi sur cette Q° comme les différentes asso° de défense de l’environnement. Des tensions ont aussi surgi entre éleveurs de mouton et les mytiliculteurs avec les baigneurs subissant la présence des excréments dans l’eau… Un autre conflit tenait à la protection du domaine public maritime où usagers, maires et préfets se sont opposés. Mais le pb le + important concernait « la plateforme de déchets du Blessin a St Méloir des Ondes. Cette déchetterie voulait passer de 6 000 tonnes de déchets verts à 40 000 tonnes de déchets coquilliers et de fiente de poules. Immédiatement le projet connu, l’oppo° s’organisa regrpant les élus, les asso°, les hab. des zones riveraines et les amis de la Baie ».

L’autre tension actuelle repose sur la cohabitation des pop° sur un même espace et sur usage du lieu. Se pose pleinement un pb d’appropriation et 1 Q° fondamentalement géo : aller vivre chz les autres et accepter de voir les autres venir vivre « chez moi ». A l’été 2017, de manière inédité et exemplaire, s’est exprimé un « anti-tourisme » particulièrement véhément révélant des conflits d’usages dans les destinations, stations et villes, dt la fréquentation avait atteint un niveau record et franchit un seuil pr certains. Le très/trp grd n° est contesté et rejeté conduisant à des mesures inédites qui visent à limiter l’accès et intervenir sur postures.

Photocopie tableau p.246

Cela pose la Q° de la relation entre touristes et hab. où se jouent de possibles « conflits, complémentarités et arrangements » [DELAPLACE et SIMON, 2017].

Cette violence pt ss doute ê associée au développement de toutes les plates-formes de location nées ces dernières années et proposant des locations/logements qui n’étaient pas sur le marché voici peu. Ici, rév° numérique prdt ses effets et on a assisté à la m-e-ligne d’apparts dt le proprio avait préalablement donné congé à son locataire car loyer touristique + rentable. De +, croissance actuelle des prix de l’immobilier dans lieux touristique, à l’achat comme à la location, rend difficile voire impossible installation des + jeunes, ce qui pt exaspérer les hab. Le dysfonctionnement dénoncé porte aussi sur le développement très puissant du tourisme dans les équipements de certains quartiers où commerces du quotidien diminuent au profit de services strictement touristique : resto, boîtes de nuit, cafés…

Les tensions décrites m-e-avant le manque de réactivité des autorités publiques qui n’anticipent pas les effets de la rév° numérique et n’encadrent pas assez rapidement l’activité touristique à travers l’offre non-marchande ou l’ouverture des commerces. Car, comme svt dans tourisme, 1 approche manichéenne des conflits n’explique rien. En effet, le tste séjourne là où il pt, c-à-d là où des lits touristique sont proposés. Dès lors, l’oppo° au tourisme, sur ct aspect, montre un aveuglement car le proprio de logement loué, des services comme des commerces est gnralement 1 hab. de la station ou de la commune/ville installé parfs depuis lgtps. Des hab. reprochent dc à des touristes d’ê là, alors que d’autres hab. ft tout pr qu’ils viennent. Aujourd’hui les autorités publiques interviennent avec qlq actions : diminuer le n° de touristes, contrôler l’accès à la propriété des rés. secondaires, cantonner les touristes dans certains esp., étaler la fréquentation dans l’esp. et le tps. Cela pose alors la Q° de l’avenir du tourisme dans ces lieux et de la manière dt les touristes vivront cette nouvelle expérience.

Sans doute cette tension est-elle momentanée, mais elle a été plus violente qu’à l’ordinaire. Plusieurs journaux s’en sont fait l’écho : « Les marches anti-tourisme gagnent l’Europe » (Ouest Frce du 11 août 2017) ou « Une épidémie anti-tste se propage en Europe » (Marianne du 16 août 2017). et elle sonne étrangement au moment où les attentats perpétrés par EI touchent presque exclusivement des personnes en situation de loisirs comme à Paris en nov. 2015, ou des touristes comme à Barcelone sur la Rambla. Suite à l’attentat, médias télévisuels ont parlé de la solidarité et du courage des hab. et des services d’urgence mais rien pour les touristes, non-hab. Ambivalence permanente face aux touristes qui ne peuvent être parés de vertus.

Les enjeux contemporains du tourisme et des loisirs sont n° et variés, et ne risquent pas de se tarir : tout le monde veut capter cette activité pr assurer le développement éco et social des territoires. Pr cela, de très n° acteurs alimentent sa croissance.

Alors que les pays et les pop° les + pauvres cherchent à capter un peu de la manne touristique, destinations économiquement riches et/ou enrichies par tourisme développent un sentiment anti-touristes, contre ce qui fait leur richesse, globalement ou partiellement. Là des tensions vivent sont apparues dès été 2017. Face à ces tensions, conflits et violence anti-touristes, l’intervention de Laurent QUEIGE, directeur de Welcome City Lab à Paris, est apparue comme salutaire avec son « Tourismophobie, le grd bal des hypocrites », où il interpelle ss fard universitaires, hab., proprio et touristes :

« Certains universitaires, ethnologues ou autres sociologues n’ont pas de mots assez acides pr accabler le tourisme de tous les maux. Ils surfent sur une vieille rengaine : regrettant l’époque bénie des « voyageurs cultivés » du 19ème s., ils tirent sur « le tste » contempo, qu’il faudrait d’urgence « réprimer ou éduquer ». L’éternel « c’était mieux avant », version bac +6. On s’empresse de donner des leçons à la terre entière, ss faire l’effort de s’attaquer aux racines du mal.

[Mais] les effets néfastes du tourisme de masse sont bien le résultat du cumul des intérêts lucratifs, de court terme, de tout un ensemble de protagonistes. Certes, les comportements peu respectueux de certains touristes sont condamnables. Mais pour les éradiquer, il est nécessaire d’analyser comment ils ont pu naître et d’étudier les bonnes pratiques expérimentées ailleurs. Entre ceux qui poussent des cris d’orfraies contre une poule aux œufs d’or dont ils ont été les discrets bénéficiaires, cx qui en ont favorisé l’essor par des politique du chiffre ss stratégie de lg terme, cx qui ont démultiplié les unités d’accueil sans prendre en compte la capacité des territoires à en absorber les flux, cx qui font leurs choux gras des mécontentements médiatiques d’hab. sans en scruter les causes, et ceux  qui ns donnent des leçons de morale sur la façon dont nous devrions nous comporter en tant que visiteurs, il y a de quoi rester pantois ! »