CHAPITRE 9 : ÉMOTION ET CROYANCE

Pour les critiques du modèle de la religion civique, la piété serait nécessairement l’expression d’une émotion individuelle et sincère, indépendante de tout contexte social et historique.

Deux questions : la religion romaine était-elle une religion sans émotion, dépourvue de toute « religiosité » au sens de l’existentialisme chrétien ? Le ritualisme romain était-il lié à une croyance intériorisée ou se réduit-il à une série de règles administratives ?

La place de l’émotion dans les religions romaines.

S’il y a bien de l’émotion dans les pratiques religieuses des Romains, sa place n’est pas celle qu’elle occupe dans le christianisme.

Le contrôle de soi apparaît comme la vertu religieuse la plus éminente ; et l’émotion n’est pas le mouvement qui est à l’origine de la croyance et de la pratique, mais éventuellement une conséquence qui accompagne des pratiques indues ou mal faites.

Numa passe pour le créateur de la religion romaine, et on connaît deux anecdotes portent sur la foi et l’émotion.

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