CHAPITRE 7 : LA RÉPRESSION RELIGIEUSE

Pour les critiques, les règles et normes attestées prouvent seulement que la répression s’effectue dans l’espace religieux que la cité contrôlait directement. Pour le reste, Rome aurait été trop grande pour qu’on pût réguler efficacement la pratique religieuse ; mais on n’examine pas le fait que la cité n’avait pas à contrôler toutes les communautés.

Quelles sources concernant les PIACULA, les expiations des infractions religieuses ?

Ce biais permet de déterminer dans quelle mesure la faute religieuse permettait de circonscrire la responsabilité des citoyens.

Le citoyen n’est responsable que de ses actes personnels, non de ceux de la collectivité. Dans la mesure où dans le cadre de la religion civique, la pratique religieuse est du ressort de la cité et de ses représentants, l’initiative religieuse est déléguée par le Peuple romain, et donc personne ne peut pécher, même pas un magistrat du Peuple.

Les acteurs ne peuvent que troubler passagèrement les relations entre la cités et ses dieux, jusqu’au moment où les autorités s’aperçoivent de l’impiété et prouvent la bonne volonté de la communauté civique.

Si la faute est involontaire, elle peut être réparée sans problème par l’auteur même de l’infraction, mais si elle est volontaire, le coupable est immédiatement exclu de la vie religieuse et civique, et la cité restaure à son compte les bonnes relations avec la divinité lésée.

Le grand pontife Quintus Mucius Scaevola a statué qu’un préteur qui aurait donné les formules rituelles en vue d’un procès pendant un jour férié serait l’objet d’une sanction : si c’est par inadvertance, il est expié par le sacrifice d’une victime expiatoire ; si c’est intentionnel, en tant qu’impie il ne peut être expié.

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