Partie I. Le point sur

A la recherche du rural en France : entre mythe et réalité

Toute tentative de découpage territoriale présente une part d’arbitraire.

Le poids de l’histoire, le complexité de la réalité et des critères

Une volonté de séparer rural et urbain ancienne, avec un seuil de 2000 habitants choisi en 1846. En 1964, l’INSEE crée les ZPIU -Zones de peuplement industriel et urbain- pour désigner la discontinuité de l’habitat entre urbain et le rural, englobant des communes dortoirs mais aussi urbaines, industrielles, rurales. Le ZAU date de 1996 basé sur une approche plus fonctionnelle -nombre d’emplois- qui reconnait le périurbain comme catégorie statistique. L’espace géographique est divisée alors entre un espace à dominante urbaine et un a dominante rurale. L’espace à dominante rurale englobe des petites unités urbaines, les pôles ruraux disposant de 1 500 à 5 000 emplois : c’est une unité urbaine sur deux.

En 2011, l’espace rural disparait totalement sous l’effet d’une nouvelle délimitation qui prend pour axiome que tout l’espace français est sous influence urbaine. La nomenclature évoque désormais des communes isolées : Gerard François Dumont, géographe du rural, dénonce ainsi ce meurtre géographique. En 2012 dans sa thèse, Pierre Pistre remet en cause le seuil traditionnel de 2 000 habitants. En 2015, l’INSEE propose à partir des travaux d’Eurostat quatre catégories de densités.

Le jeu des représentations : à la recherche d’un mythe ?

En 2018, les agriculteurs représentent moins de 2% de la population active. Mais aujourd’hui, des néoruraux « choisissent la campagne » (Kayser, 1996) : la motivation dépasse celle financière.

Vivre ensemble l’urbain et le rural : quelles réalités ?

Ainsi, le fait rural demeure une dimension fondamentale de l’identification et de la description des espaces habités et des sociétés. Ainsi le terme de ruralité est aujourd’hui de plus en plus repris pour qualifier le rapport vécu au fait rural. Nouvelles ruralités = évolutions survenues depuis les années 50. Ces nouvelles ruralités se déclinent en deux volets. Le premier est classique : faible densité -population, réseaux-, inscription dans le local. Second volet : intégration dans les nouvelles relations villes-campagnes. Ces nouvelles ruralités témoignent de l’urbanisation des campagnes en tant que généralisation de modes de vie et de consommation mais signifient aussi ruralisation de la ville via le développement durable -trames vertes et bleues, promenades plantées.

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