De l’eau pour tous. La documentation photographique n° 8014 avril 2000. Georges Mutin.

Le point sur.
L’eau est gaspillée → enjeu crucial. De plus inégale répartition de celle-ci. C’est un élément de conflit dans les régions où la pénurie menace.

Une ressource convoitée et très inégalement répartie.

La planète est une terre d’eau mais moins de 3% est utilisable par l’homme.
La répartition est inégale : régions arides et semi-arides ont 6% des précipitations, régions humides et tempérées ont 45%, les régions intertropicales 53%. 12 pays contrôlent les ¾ de l’écoulement terrestres (Brésil, Russie, Canada, Chine, Indonésie, USA, Bangladesh, Inde, Venezuela, Myanmar, Colombie, Congo).
À l’inverse de petits territoires n’ont quasiment rien : Jordanie, Chypre, Libye.
Grandes disparités entre les hommes également. Moyenne mondiale de 6800 m³/an/hab. Mais le monde arabe qui regroupe 4% de la population mondiale a seulement 0,7% des ressources hydriques.
Disparités dans les pays entre les régions.

Mobilisation et usages de l’eau.
Eaux collectées par rivières et fleuves assurent la majeure partie de l’écoulement total, bassins fluviaux sont de taille très inégale. Bassin du fleuve Amazone occupe 1/20ème des terres émergées et concentre 15% de l’écoulement total du globe. Les 10 fleuves suivants drainent 8% de l’écoulement mondial. Des milliers de fleuves se partagent le reste. Les plus grands bassins s’étendent sur plusieurs pays, donc pb de partage.
Nappes phréatiques sont des réservoirs aquifères alimentés par l’infiltration des eaux de ruissellement. Elles sont de tailles variées.
Les ressources sont offertes par des flux + ou – irréguliers, par des stocks naturels, lacs, masses glaciaires. Le lac Baïkal recèle 25% du stock d’eau douce superficielle terrestre.
Pas oublier gds aquifères d’eau fossile qui constituent des gisements très importants. Les + importants sont dans les espaces désertiques du Sahara et de la péninsule Arabique (exploitations récentes), USA, Australie (exploitations anciennes) ; ils sont en lien avec les recherches sur le pétrole.
Techniques traditionnelles de mobilisation des eaux (puits à poulie/ex). Aujourd’hui techniques + mécanisées (motopompe).
Le barrage autorise le stockage d’eau, donc un accès régulier à la ressource. Sa construction est ancienne (Égypte, Mésopotamie, Chine), bcp + nombreux au XIXème depuis 1950 essor spectaculaire : nombre X par 7 en 45 ans. Jusque dans les 1970’s ils étaient vus de manière positive en créant des ressources énergétiques nouvelles, mise en valeur de vastes espaces grâce à l’irrigation. Mais revirement venu des USA soutenu par un mvt écologiste dénonçant les effets sur le milieu naturel et les hommes. Pourtant les effets négatifs sont à mettre en balance avec la demande croissante.
L’irrigation utilise près de 70% de la consommation en eau, 23% pour l’industrie, le reste pour la conso urbaine et touristique.
Mais grandes différences entre les pays car la consommation d’eau relève du niveau de dvpt éco. Partout cpdt l’irrigation est forte, elle a même progressé dans certains pays comme la Chine, l’Inde, la Russie, l’Asie centrale, les USA. Cela permet au pays du S d’intensifier leur agriculture pour nourrir la population, pour les pays dvpés la recherche de productivité.
Les prélèvements ne recouvrent pas toute l’eau consommée en faite (seulement les volumes officiellement comptabilisés).
Montre un inégal accès des hommes à la ressources. 5 ont ½ des prélèvements mondiaux : USA, Chine, Inde, Pakistan, Russie. Très peu dans les pays africains.

Eau, environnement et société.
La qualité de l’eau se dégrade partout dans le monde. Es rejets industriels et urbains sont les principaux responsables de la dégradation, les stations d’épuration ne peuvent desservir toute la pop (52% en France). Dans les PVD ils n’ont pas les moyens, les eaux usées se déversent dans les rivières directement.
La pollution d’origine agricole est mal contrôlée, partout dans le monde le taux de pesticides augmente. L’eutrophisation (dégradation de l’équilibre biologique par la diminution de l’oxygène dissous) due à l’emploi exagéré d’engrais est un phénomène mondial.
Les nappes phréatiques sont dégradées car elle subissent le déversement de métaux lourds, à l’infiltration de matières synthétiques… la surexploitation des nappes provoque une baisse du niveau de ces nappes qui conduit à la salinisation des nappes et à leur pollution. Il est très coûteux et difficile de les nettoyer.
L’irrigation provoque la salinisation des sols. 1/3 des terres irriguées sont touchées par la salinisation à l’échelle mondiale. L’eau d’irrigation s’infiltre dans le son, dissout les sels minéraux qui se déposent ensuite à la surface du sol en raison de l’évaporation trop forte. La salinisation conduit à une baisse des rendements puis une impossibilité à long terme de mettre en valeur les terres. Ex mer d’Aral.
1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable ; 2,5 millions de personnes meurent tous les ans à cause d’une eau contaminée.
Dans les pays dvpés l’amélioration des services d’eau a permis de faire reculer la mortalité. Dans les pays dvpés l’eau est contaminée et provoque des maladies, la seule solution des pauvres pour lutter contre les maladies est de faire bouillir l’eau.
Les disparités ont également lieu au sein des pays, entre les régions. Ex : Algérie grandes différences entre quartiers aisés qui ont 200l d’eau par jour et bidonvilles qui ont 20l par jour aux fontaines. Dans certains pays dvpés l’eau est très chère et absorbe jusqu’à 20% des revenus de la famille.
Les ONG tentent de lutter contre ceci en forant des puits dans la campagne. L’eau sert alors à l’irrigation. Dans les villes les ONG permettent la création de bornes-fontaines pour améliorer l’accès à l’eau potable. Ces ONG ont obtenu des résultats mais ceux-ci doivent être soutenus par des actions publiques (construction d’infrastructures et entretien de celles-ci).

L’eau, élément conflictuel.
Aujourd’hui grande concurrence pour l’utilisation de l’eau, entre les personnes, les activités, les états…
les conflits d’usage entre la ville et la campagne sont nombreux. Les besoins de la ville augmente, les grandes métropoles se multiplient, le niveau de vie augmente comme la demande en eau domestique. Il faut rajouter la demande industrielle grandissante. Il faut donc faire des captages de plus en plus lointains pour répondre à ces besoins et cela entre en concurrence avec la campagne qui a besoin d’eau pour son irrigation.
Les conflits inter-étatiques sont nombreux surtout dans le bassin du Gange, du Nil, du Jourdain, du Tigre, de l’Euphrate. La dépendance de certains pays est totale. Quand les pays d’avant sont peu puissants les risques ouverts sont moins grands. Les risques sont plus importants quand il s’agit de l’Égypte ou d’Israël. Aucun vrai cadre international existe pour régler ces conflits.

Un avenir préoccupant.
Dans les pays développés de la zone tempérée ou humide la croissance de la D est faible à modérée. Les pbs sont sur la qualité et la sécurité de l’approvisionnement. Dans les PVD de la zone humide intertropicale la croissance démographique est forte donc les besoins augmentent. La ressource est abondante mais parfois insuffisante. L’éco ne permet pas les investissements nécessaires pour maîtriser l’eau.
Les PVD de la zone aride, semi-aride ou méditerranéenne ont une forte croissance démographique, un demande importante, une urbanisation et une irrigation forte. L’eau est rare, il faut la ménager.
La pop augmente et la demande en eau également surtout dans les zones où il y a pénuries (Afrique). Les prélèvements ne peuvent plus croître autant.
La construction de barrages s’est ralentie depuis les 11980’s. En Am du N, Europe N et O, Australie il reste peu de sites accessibles et acceptables pour construire des barrages. Dans PVD les grds projets sont examinés soigneusement car ils sont onéreux et posent des pbs écologiques.
La baisse des nappes phréatiques est générale, l’utilisation d’eau souterraine est excessive dans certaines régions (Chine, Inde, Mexique, Thaïlande, O des USZ, N de l’Afrique, MO). Il va falloir avoir recours à des eaux non-conventionnelles (eaux usées régénérées ou dessalement de l’eau de mer) mais de manière limitée. Les eaux usées urbaines peuvent servir pour l’irrigation (ex en Israël) mais il faut avoir des réseaux d’assainissement pour ça.
Les techniques de dessalement de l’eau sont très coûteuses mais parfois sollicitées. Les usines sont surtout sur le littoral de la péninsule Arabique, l’eau salée permet de ravitailler les villes en eau potable.
Aujourd’hui les économies d’eau sont devenues indispensables. Dans les villes de grandes quantités d’eau sont perdues dans les réseaux en raison de la vétusté, de l’absence d’entretien des conduites et des défaillances (10 à 20% dans les villes du N, bcp plus dans celles du S). ceci permettrait de faire des économies également, de ne pas avoir besoin d’aller chercher l’eau si loin. L’eau industrielle peut être réutilisée, une grande partie seulement sert à refroidir ou à transformer, elle n’est pas polluée. Cette eau industrielle est moins utilisée dans les pays développés grâce aux progrès technologiques.
Il faut lutter contre les gaspillages dans l’irrigation qui permettrait de réduire les prélèvements de 50% par endroits (pertes en réseau, canalisations peu étanches, lutte contre le gaspillage d’une eau gratuite ou peu chère…). Il faut développer le goutte-à-goutte pour réduire d’un tiers à 50% l’eau consommée.
La gestion de l’eau est remise en question. L’eau est vue comme un bien naturel, gratuit, inépuisable ; elle est donc peu onéreuse dans les villes, gratuite dans les campagnes. Aujourd’hui c’est un bien commun, un patrimoine a transmettre qui se raréfie. Les utilisateurs d’eau dans les pays dvpés paient toute leur conso + ce qui va avec (frais d’approvisionnement, d’assainissement…), la facture d’eau s’envole. Les PVD paient bcp moins même si des changements sont mis en place, il ne faut cpdt pas exclure les gens pauvres de l’accès à l’eau. Les applications pour l’eau d’irrigation sont compliquées à appliquer, elle est même subventionnée et svt gratuite dans les pays pauvres. Dans les pays riches elle est moins chère que pour la population urbaine.
Il faut donc aujourd’hui apprendre à vivre en contrôlant et en préservant l’eau car il n’y a pas de vie sans elle.

Thèmes et documents.
L’eau aujourd’hui et demain.
L’inégalité de la répartition des ressources en eau tient des conditions climatiques. Elle est aggravée par la répartition de la population.
6800m³/an/hab est la norme dont chacun dispose. Grandes disparités : Koweït 10m³, Islande 607 000 m³.
Au delà de 10 000m³ la ressource est considérée comme abondante. Cela concerne 20% de la population mondiale.
10 000 à 2000 m³par an la ressource est considérée comme suffisante, 66% de la population mondiale (USA, Europe, Asie).
2000 à 1000 m³tensions possibles, 9,5% de la population.
Seuil de pénurie est de 1000m³/an/hab, en dessous pb d’approvisionnement, pénuries régionales, pb de dvpt éco… À 500m³/an/hab la situation est critique. En dessous de 100m³le recours massifs à des ressources non conventionnelles est inévitable. C’est la cas de l’Afrique et de la péninsule Arabique.
Dans les années à venir les populations en situation de pénurie vont doublées surtout dans les pays les + peuplés (Inde, Chine, Pakistan, Iran).

La Mer d’Aral : une catastrophe écologique.
Le Syr Daria et l’Amou Daria sont deux fleuves importants qui prennent naissance dans les hautes montagnes d’Asie Centrale ; ils traversent des déserts et se jettent dans la mer d’Aral où règne une forte évaporation.
Culture traditionnelle du coton, culture irriguée (7 millions d’ha) donc irrigation prélève 60% du fleuve. Y ajouter des fruits et légumes pour toute l’ex-URSS. Les fleuves sont asséchés dans leur cours inférieur. La mer d’Aral a perdu la moitié de sa surface, ses eaux sont polluées par engrais et pesticides, très forte salinité au détriment de la faune et de la flore. L’eau est impropre à la consommation humaine. Pour restaurer l’écosystème il faudrait beaucoup d’eau ce qui passerait par une réduction des cultures.

Mer d’Aral = un des plus grand gâchis écologique.

Des sécheresses récurrentes.
Sécheresse peut affecter toutes les zones climatiques. Manque d’eau dû au déficit du bilan évaporation-précipitations. Peut être saisonnier comme dans les climat méditerranéen.
Les effets de la sécheresse sont les plus graves dans les écosystèmes semi-arides où le phénomène est très fréquent. Des cycles de sécheresse se mettent en place. Bordures de l’Afrique du N sont très touchées, idem pour le Sahel.
Causes multiples des sécheresses et svt liées les 1 aux autres : climat, homme.

La désertification en marche.
Le sable a submergé d’anciennes habitations sur les bords du Niger, dans l’Afrique sahélienne. Désertification : processus qui conduit à la transformation en désert de paysage de steppe ou de savane, par érosion, réduction de la production biologique et dégradation de la structure des sols.
Désertification est irréversible, définitive à la différence de la sécheresse. Processus concerne + 20% de la surface terrestre et cela augmente encore. L’Afrique est la zone la + touchée. La désertification se manifeste par un front pionnier progressant par petites touches (entre on trouve de petits espaces de verdures).
L’homme en est la cause : pression de + en + forte de l’homme sur une zone, politiques agricoles hasardeuses, création de points d’eau après forage dans des zones fragiles qui supportent mal les campements permanents…
Ex : Soudan.

Eaux meurtrières au Bangladesh.
Le Bangladesh est un vaste delta construit pas les alluvions du Gange et du Brahmapoutre issus de l’Himalaya. 9/10 du territoire en dessous de 30 m d’altitude.Dacca, à 150 km du littoral est à 6m d’altitude. Les eaux occupent un espace important et elles sont puissantes. Le paysage est essentiellement rural et fragile face aux éléments. L’inondation menace constamment. Les digues cèdent facilement, des villages et des champs sont détruits… Les catastrophes sont meurtrières car le delta est surpeuplé. Le déboisement du Tibet et au Népal augmentent les inondations.

Faire reverdir le désert ?
L’Arabie Saoudite est passée d’une situation de totale dépendance alimentaire à une situation de faible dépendance. Ceci est possible grâce à la politique établie à partir des années 1980 pour être indépendant sur le plan alimentaire. Ainsi les cultures irriguées sont étendues, cela permet de nombreuses cultures et même une exportation de blé dans les pays du Golfe. Les moyens ont été concentré pour exploiter en profondeur et utiliser les nappes fossiles. Des espaces agricoles ont été aménagé avec la construction de 84 barrages réservoirs dans les montagnes de l’Asir.
Les exploitations sont très grandes (des centaines d’ha) et encadrée financièrement par une banque spécialisée (Saudi Arabian Agricultural Bank).
80% de la technique est étrangère, le prix de renvient des aliments est élevé ( 6 fois plus pour le blé par ex). La technique puisse dans des nappes fossiles non-renouvelables.

L’eau et la ville dans les pays du Sud.

Urbanisation intense des pays du S donc population urbaine augmente fortement. L’eau est donc un enjeu majeur.
Ex Casablanca.
Inégal accès à l’eau touche toute les populations urbaines du S. certains quartiers bien reliés à l’eau d’autres bcp moins. Nombreux gaspillages dus à la vétusté des installations qui sont très coûteuses pourtant.
L’eau est hors de prix pour les pauvres. Importance du pb d’assainissement.

Le dessalement de l’eau de mer.
Ce sont les pays du MO, riches en énergie, qui utilisent cette technique surtout, les autres sont sur le pourtour méditerranéen (Libye, Italie, Espagne).
1ère usine construite par le Koweït dans les 1950’s. Aujourd’hui 4 usines permettent d’avoir de l’eau pour la conso urbaine et industrielle. Les eaux souterraines sont très faibles.
L’Arabie Saoudite a mis en œuvre des programmes plus ambitieux depuis les 1960’s : elle a créé de nombreuses unités de dessalement sur les rives de son territoire ce qui permet d’alimenter des villes en eau dessalée grâce à des canalisations depuis les usines de la mer Rouge et du Golfe. C’est le choix le + adapté aux besoins de la péninsule qui a d’énormes quantités d’énergie servant pour faire fonctionner ces usines. Pourtant elles sont vulnérables car elles peuvent être des cibles d’attentats ou provoquer des marées noires.
D’autres pays utilisent cette techniques comme approvisionnement d’appoint.

Inégal partage de l’eau en Palestine.
Nombreux conflits pour l’eau en Palestine, sont entre Israël, les Territoires occupés (Gaza, Cisjordanie) et Jordanie.
Ressources en eau issues du Jourdain (petit fleuve transfrontalier) + 2 nappes souterraines (une sur collines de Cisjordanie, l’autre allant de Haïfa à Gaza).
Ressources limitées, pénurie règne : 200m³/an/hab.
Revendications d’Israël datent de la création du mvt sioniste. Israël pompe dans le lac de Tibériade et utilise un conduit pour s’approvisionner en eau. Ses extensions territoriales lui permettent de contrôler toutes les ressources. Donc le partage inégal est la règle dans la région. Israël augmente ses pompages car sa pop est nombreuse, elle surexploite la nappe côtière. L’agriculture irriguée, surtout tournée vers l’exportation, est très consommatrice d’eau.
Les Palestiniens prennent ce qui reste. La nappe de Gaza, surexploitée, est svt impropre à la consommation humaine. Donc la question de l’eau est cruciale.
La Jordanie est installée dans la pénurie.

Les contestations sur les bords du Nil.
Pdt des millénaires les eaux abondantes et limoneuses du Nil ont nourris la population d’Égypte. Aujourd’hui les eaux du Nil sont revendiquées par de nombreux pays.
Plus long fleuve du monde (6671 km²) , immense bassin de 2 870 000km² partagé de manière inégale entre 9 pays : Égypte, Éthiopie, Soudan, Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Burundi, Kenya, R.D du Congo. Jusqu’au XXème le Nil a surtout été aménagé dans la partie égyptienne avec des nombreux barrages construits par les Britanniques qui voulaient dvper la culture du coton. Ces équipements sont insuffisants pour une irrigation pérenne de la vallée.
La construction du haut barrage d’Assouan (1964-75) ouvre une ère nouvelle. Barrage de 3,6 km de long, 980 m d’épaisseur à la base, 6500 km² de retenue. Eau constamment dispo et partagée entre Égypte, Soudan. Barrage permet la production de bcp électricité ; amélioration de la navigation, irrigation pérenne de toute la vallée + conquêtes de nouvelles terres. Cpdt effets néfastes.
Aujourd’hui ce barrage est insuffisant pour répondre aux besoins d’une population qui augmente. Égypte doit conquérir de nouvelles terres (vers le Sinaï en faite). De plus les nombreuses sécheresses en Afrique ont déclenché la cote d’alerte du barrage. L’Éthiopie refuse la séparation de ces eaux entre l’Égypte et le Soudan et veut en utiliser bcp plus.

Le Tigre et l’Euphrate de la discorde.

Barrage Atatürk mis en eau en 1992, pièce maîtresse d’un vaste projet d’aménagement du territoire de la Turquie en amont du Tigre et de l’Euphrate : 22 barrages (14 sur l’Euphrate et 9 sur le Tigre) pour une énorme production d’électricité.
Turquie, Syrie et Irak s’opposent sur l’exploitation des eaux de ces 2 fleuves qui prennent leurs sources dans les montagnes très arrosées de la Turquie orientale avant de s’écouler dans régions désertiques en contrebas. Ils traversent la Syrie (Tigre est alors un fleuve frontalier). Ils sont renforcés à leur entrée en Irak par des affluents du Zagros.
Les hommes de cette zones ont tjrs voulu maîtriser l’eau, les crues sont redoutables, les plaines sont inondées.
Au XXème siècle l’Irak (qui était le seul à pays à utiliser de façon massive les 2 fleuves) entreprend de grands travaux : barrages d’irrigation pour étendre les superficies irriguées, barrages de retenues. Ceci dépend des pays en amont qui ont aussi besoin d’eau.
La Syrie prive l’Irak d’eau depuis la construction de son barrage de Tabqa en 1976.
Le barrage Atatürk retient 2 fois plus que le débit annuel. Cela modifie les relations entre tous les pays. En aval les débits ont fortement baissé.

Itaipu, le géant de l’hydro-électricité.
Itaipu sur le Parana est un immense barrage : 200 m de haut, retenue de 29km³. 18 génératrices.
Parana, second fleuve du pays après Amazone, prend sa source dans la partie la plus élevée du plateau brésilien. Fleuve a un grand débit, coule le long de grandes chutes spectaculaires donc cela donne une énergie fabuleuse.
Le cours supérieur du fleuve est brésilien, le cours inférieur est argentin donc le barrage a nécessité une entente entre Brésil, Paraguay et Argentine. Mais le barrage se situe dans un désert économique donc aucun dvpt pour la zone. De plus le barrage produit plus d’énergie que les pays ne peuvent consommer.

Le barrage des Trois Gorges.
Le Yangtze est un fleuve de 6380 km avec un immense bassin arrosé. Il prend naissance au Tibet et suit un long parcours montagnard. Il franchit les 3 gorges par 300 km de canyons et rapides. Ses crues estivales sont gigantesques. Les digues ne peuvent protéger les campagnes, l’eau envahie les lacustres, de nombreuses zones sont inondées. Le déboisement en amont du fleuve a amplifié ce phénomène.
Le barrage se situe à l’endroit le plus étroit du fleuve. Long de 2300 m, haut de 185 m, retenue sur 600 km pour réguler le débit du fleuve. Navigation possible grâce à un ascenseur (écluse). Permet une forte production électrique et le dvpt de l’irrigation.
Nombreux inconvénients écologiques : retenue insuffisante pour des crues qui durent des mois, envasement rapide car déboisement proche, eutrophisation des eaux de la retenue, des villages submergés pour le construire.

Les transferts d’eau.
Ils se font svt dans des états. Ex en Libye où a été créé la Grande Rivière artificielle entre 1983 et 2000. l’acheminement des eaux est coûteux (1$ le m³), il touche aux nappes fossiles, enlève de l’eau aux pays voisins…