Dans la seconde moitié du XXème siècle, les pays occidentaux ont connu des mutations considérables de leur secteur agricole. Sur le plan technique, la mécanisation et la motorisation, mais aussi les progrès en recherche agronomique, ont permis d’améliorer les rendements agricoles. Sur le plan politique, l’agriculture est devenue une priorité nationale et à l’échelle régionale, l’Union Européenne à mis en place la Politique Agricole Commune pour dynamiser le secteur agricole, atteindre l’autonomie alimentaire et améliorer les conditions de vie des agriculteurs. Sur le plan économique, l’agriculture commerciale s’est généralisé et s’est concrétisé par le développement des filières agroalimentaires. Les conséquences ont été multiples : concentration des exploitations, modifications paysagères, abandon de la polyculture pour une spécialisation accrue… Les campagnes paysannes ont été remplacées par des bassins de production, spécialisés dans certains produits et polarisés par des industries d’aval (transformation) et d’amont (engrais, nourritures animales, graines… ). Par exemple, la production laitière, autrefois relativement bien répartie sur le territoire français, est désormais pour moitié située en Normandie, en Bretagne et en Pays de la Loire. De même, un tiers des bovins viande sont élevés dans le Massif Central. Ces mutations agricoles ont eu pour effet de diminuer les relations entre l’agriculture et son territoire d’inscription : Laurent Rieutort (2009) parle de “dé-territorialisation” pour une agriculture productiviste peu soucieuse des terroirs paysans d’autrefois, insérée dans les filières agro-industrielles et bassins de production spécialisés.

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