Les cours : méthodes et pratiques

  1. La méthode de la lectio

Au moyen âge, on ‘lisait’ (legere) les auteurs (auctores) bien avant l’époque des universités. Legere veut dire expliquer et commenter tout en lisant. Les termes legere et lectio dans ce sens spécifique se rencontrent depuis le XIe siècle ; dans le contexte universitaire, ils désignent aussi l’activité magistrale et les cours ou leçons qui en sont le résultat.

Hugues de St-Victor, Didascalicon 3, 9 : cette lectio comprend 3 niveaux : la littera ou ‘lettre’, c’est-à-dire l’exposition littérale des mots, des phrases, des constructions, le sensus ou sens immédiat du texte rendu souvent en paraphrase, et la sententia ou signification profonde, l’intention de l’auteur que l’on fait ressortir en interrogeant le texte.

La méthode de la lectio évolua au cours du temps. Par exemple, Pierre Abélard qui a commenté le Perihermeneias d’Aristote dans la traduction latine faite par Boèce. Abélard a fait deux genres de commentaires sur les livres de logique: des ‘gloses’ littérales, qui restent très près du texte de base, et un commentaire plus élaboré, dans lequel il met les divers traités de logique en rapport les uns avec les autres et où il insère des problèmes (questiones) soulevés par le texte mais développés de façon autonome. Dans une troisième phase, il composa des traités indépendants, notamment sa Dialectica.

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