Cet ouvrage comporte une courte bibliographie organisée en deux parties, avec d’un côté des textes officiels publiés par des éditeurs privés ou publics par l’Etat, et classés par ordre chronologique (de 1598 jusqu’aux débuts des années 2000 [se limitant à la date de publication du présent ouvrage]), et de l’autre coté, un ensemble de livres et d’articles spécialisés sur le thème de l’enseignement de l’histoire et de la géographie en France.
Il y a également un index qui s’étale sur trois pages où figurent les différents acteurs politiques, sociaux, culturels, économiques et membres de la communauté historienne classés par ordre alphabétique, et ayant participé à la construction moderne et contemporaine de l’enseignement de l’histoire en France de l’Ancien Régime jusqu’à « nos jours » [au début des années 2000].
Par ailleurs, huit annexes ont été mises à la fin du livre pour nous présenter la « part des périodes conventionnelles dans les programmes de l’enseignement secondaire général 1814-2001 », les « concours de recrutement des professeurs d’histoire et géographie » et insistent surtout sur les différents programmes d’histoire de l’enseignement secondaire « général », « féminin », « spécial (moderne à partir de 1891) » et des programmes d’histoire « de l’enseignement primaire », « des écoles primaires supérieures » et des cours complémentaires ».

Évolution du contenu des programmes de l’enseignement secondaire général de 1814 à 2001 :

Nous pouvons remarquer qu’au XVIIIe et au début du XIXe, une grande partie des programmes concerne l’histoire de France et l’histoire ancienne (l’histoire moderne est quasiment inexistante).
Au XIXe, l’histoire contemporaine et moderne commencent à apparaître. L’histoire ancienne est toujours présente et l’enseignement de l’histoire est fait désormais à tous les niveaux, alors qu’elle était autrefois inexistante en terminale et en 6e.
À la fin du XIXe et au début du XXe, l’histoire de France est faite dans le cadre de l’histoire européenne. On consacre plus d’heures à l’enseignement de l’histoire, notamment de l’histoire moderne et contemporaine qui dominent les autres périodes étudiées. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’histoire ancienne et médiévale sont marginalisées au profit de l’histoire moderne et contemporaine (les programmes deviennent plus homogènes).
De nouveaux thèmes et contenus s’ajoutent aux enseignement classiques et modernes avec l’introduction de l’étude sur les civilisations sur une longue durée mais qui concerne exclusivement les élèves qui préparent le Bac en Terminale. On observe une augmentation de la part consacrée à l’histoire moderne et surtout contemporaine quelles que soient les classes et ceci dans le but de former les futurs citoyens en leur fournissant des repères plus proches de leur réalité (plus contemporains) afin qu’ils connaissent et prennent conscience du monde qui les entoure.

Biographie des auteurs

PATRICK GARCIA est maître de conférence et, depuis la rentrée 2011-2012, directeur du master enseignement d’histoire-géographie à l’Université de Cergy-Pontoise. Il enseigne également à l’Institut d’études politiques de Paris. Depuis juin 2008, il est le chef du département d’histoire-géographie de l’IUFM de Versailles. Ses recherches portent sur l’histoire sociale de la mémoire, pratiques commémoratives ; l’histoire des usages politiques de l’histoire et des politiques symboliques ; l’histoire de l’enseignement de l’histoire, de l’historiographie et de l’épistémologie de l’histoire en France et dans l’Union européenne.
Il est également membre du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC) et de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP).

JEAN LEDUC est un professeur d’histoire qui a enseigné dans les classes préparatoires à Toulouse. Il a beaucoup contribué à la formation des enseignants d’histoire.
Problématique : Au fil de leur exposé, Patrick Garcia et Jean Leduc s’interrogent à la fois sur les différents enjeux militaires, politiques, religieux, sociaux, économiques, culturels, civiques ou autres (intellectuels, philosophiques…) de la construction progressive de l’enseignement de l’histoire en France du XVIIIème jusqu’au début du XXIème siècle, mais aussi sur les évènements historiques ou acteurs (collectifs ou individuels) ayant impulsé (directement ou indirectement) ou freiné son évolution, et sur son institutionnalisation dans l’éducation nationale. Pour ce faire, Patrick Garcia et Jean Leduc mettent en avant non pas une, mais plusieurs problématiques qui traduisent la complexité de ce sujet : Pourquoi ? Quelles finalités sont assignées à l’apprentissage de l’histoire par la jeunesse ? Quel rôle particulier est donné à l’histoire parmi les diverses disciplines ? Pour qui ? L’apprentissage de l’histoire doit-il avoir sa place à tous les niveaux de la scolarité, de la maternelle à la fin de l’enseignement secondaire ? Quels sont les contenus et quelle place leur donner ? Sur quelles périodes faut-il insister ? Comment ? Quelles places respectives faut-il accorder au discours du maître et à la mise en activité des élèves ? Que faut-il évaluer chez les élèves et comment peut-on s’y prendre ? Par qui ? L’histoire et la géographie doivent-elles être confiées, dans l’enseignement secondaire, à des spécialistes ou la polyvalence en usage dans le primaire doit-elle s’étendre au-delà ?

Plan de l’ouvrage :

Introduction

Chapitre 1 : L’Ancien Régime

  • L’histoire : une discipline ? ; Enseigner l’histoire : pourquoi ? ; Quelle histoire enseigne-t-on ? ; Quel public scolaire pour l’histoire à la fin du XVIIIème siècle ? ;
    Chapitre 2 : 1789-1830 : Quels usages faire du passé ?

  • 1789-1799 : « Nous ne datons que de nous-mêmes » ; 1799-1814. Comment se réinscrire dans une longue durée ? ;1814-1830. Comment « renouer la chaîne des temps » ? ;
    Chapitre 3 : Le siècle de l’histoire

  • Le goût de l’histoire ; « La société, pour croire en elle-même, a besoin de n’être pas d’hier » ;
  • Des historiens aux commandes ;
    Chapitre 4 : De Guizot à Duruy : les fondations

  • L’introduction de l’histoire à l’école primaire ; Dans le secondaire, un enseignement de l’histoire défini avec précision ; Des professeurs souvent improvisés ; La situation en 1871 ;
    Chapitre 5 : Le moment Lavisse

  • « Les trois ordres de l’Université de France » ; Naissance d’une pédagogie de l’histoire ;
    Chapitre 6 : La fin de la Troisième République : controverses

  • Querelle des anciens et des modernes et problème des cycles ; L’enseignement de l’histoire enjeu politique ;
    Chapitre 7 : La fin de la Troisième République : les pesanteurs

  • Des contenus presque inchangés ; Une formation initiale des professeurs qui continue à ne sanctionner que les savoirs ;
    Chapitre 8 : Seconde Guerre mondiale et décennie d’après-guerre : continuité

  • Vichy : ni rupture, ni parenthèse ; La décennie d’après-guerre ;
    Chapitre 9 : Mises en cause (années 1950-années 1970)

  • Les enjeux ; Des classes sans histoire ; Sur des contenus peu modifiés… ; …Il faut tenter des démarches nouvelles ;
    Chapitre 10 « Ils ne font plus d’histoire ! »

  • La « réforme Haby » : le temps du mépris ? ; L’enseignement de l’histoire : le « grand débat » (1980) ; La rue Grenelle calme le jeu ;
    Chapitre 11 : L’inflexion civique et patrimoniale

  • Nouvelles donnes ; Cent fois sur le métier… ; Où prévaut la continuité ; Professionnaliser par la didactique ? ; L’épistémologie : une nouvelle ressource pour modifier les pratiques enseignantes ? ; Socialiser par l’inflexion patrimoniale ? ; Une inflexion toute récente de l’enseignement de l’histoire à l’école primaire ;

Conclusion : Une culture disciplinaire

Une justification par les œuvres ; Histoire enseignée et histoire universitaire ; Histoire/géographie : les aléas d’un couple ; Une façon d’enseigner l’histoire ; Un mode de recrutement des enseignants ; Un enseignement efficace ? ;

Résumé de l’ouvrage :

L’enseignement de l’histoire en France-de l’Ancien Régime à nos jours se divise donc en onze chapitres classés par ordre chronologique.

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