François Bédarida (1926-2001), après avoir été actif dans la résistance durant la Second Guerre mondiale et après être entré à l’ENS en 1946, fut d’abord historien de l’Angleterre victorienne, avant de se tourner ensuite vers l’étude du XXe siècle français. Ses études sur cette période sombre de l’histoire de France qu’a été la Seconde Guerre mondiale l’ont amené à mettre en avant la responsabilité sociale et scientifique de l’historien. Il est entraîné dans des controverses, dont l’affaire Touvier entre autres. Il accepte de témoigner en justice comme historien et saura faire profiter la communauté scientifique de ses expériences en poussant sa réflexion sur des questions davantage épistémologiques telle la responsabilité sociale, morale et civique des historiens, ainsi que sur le caractère fondamental du binôme histoire et mémoire pour la connaissance historique.

C’est un spécialiste reconnu de l’histoire de la société britannique du XIXe siècle. Maître de conférences à l’Institut d’études politique de Paris entre 1971 et 1978, il s’intéresse à l’histoire de la société française contemporaine et sera le fondateur de l’Institut d’histoire du Temps présent et son premier directeur (1978 –1990). C’est de là qu’il stimulera l’intérêt pour l’histoire de la France de la période de la Guerre, y consacrant lui-même ses recherches. Il est nommé Directeur de recherches au CNRS en 1979. Vers la fin de sa carrière, il revient à ses intérêts anciens, publiant en 1999 une remarquable biographie de Churchill.

Il s’est fait le promoteur infatigable de la coopération internationale et de la constitution d’un réseau d’échanges scientifiques où tous les pays seraient traités équitablement.

François Bédarida est décédé le 16 septembre 2001.

Bibliographie indicative :

La Grande Bretagne – L’Angleterre triomphante (1832-1914), Hatier, coll. « Histoire Contemporaine », Paris, 1974, 224p.

La Politique nazie d’extermination, Albin Michel, Paris, 1989

La Société anglaise du milieu du XIXe siècle à nos jours (1851-1975), Seuil, Paris, 1990

Le Nazisme et le génocide – Histoire et enjeux, Nathan, Paris, 1991

L’Histoire et le métier d’historien en France 1945-1995, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 1995

Churchill, Fayard, Paris, 1999, 571 p.

Sommaire de la fiche :

Préface (J. Le Goff et N. Roussellier). 4

Histoire et société (C. Charle). 6

Être historien en France : une nouvelle profession ?. 6

L’enseignement de l’histoire (Philippe Joutard). 7

Les historiens, l’édition et les médias (Rémy Rieffel). 8

La dialectique passé/présent et la pratique historienne (F. Bédarida). 11

La logistique de la recherche. 13

L’élargissement de la notion de source (J.L. Delmas). 13

Les revues d’histoire (N. Roussellier). 13

Méthodologie historique et sciences sociales. 15

Philosophie et histoire : un dialogue (R. Chartier). 15

L’anthropologie historique (A. Burguière). 15

L’approche régional (M. Denis). 16

L’internationalisation de la recherche et de l’écriture de l’histoire (M. Aymard). 17

Temps historique et périodisation. 17

L’Antiquité (J-P. Martin). 17

Le Moyen Age (M. Balard). 18

L’époque moderne (Y-M. Bercé). 18

L’histoire contemporaine (R. Rémond). 18

Les champs de la recherche historique. 19

L’histoire économique (A. Plessis). 19

L’histoire sociale (A. Farge). 21

L’histoire politique (B. Guenée et J-F. Sirinelli). 23

L’histoire religieuse (C. Langlois et A. Vauchez). 25

La démographie historique (J-P. Poussou). 27

L’histoire culturelle (J-F. Sirinelli et M. Sot). 29

L’histoire des relations internationales (J-B. Duroselle et M. Vaïsse). 30

L’histoire militaire (P. Contamine). 32

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