Introduction

Ce cours ne porte que sur les migrations internationales, aboutissant à un changement de résidence. Les migrations de travail, touristiques, et internes à un pays (même de la taille de la Russie ou des Etats-Unis !) ne sont pas concernées.

  1. Un phénomène d’ampleur considérable : au bas mot 150 millions sur la période.

2) Trois pics d‘intensité : 1900-1914 ; 1945-50 ; depuis 1970, sans plus d’interruption.

3) Une distinction essentielle, même si dans le concret elle n’est pas toujours évidente : migrations volontaires et subies. Les seconds sont ce qu’on dénomme « réfugiés », contraints par une menace grave à quitter leur pays ; ne pas les accueillir relève de la non-assistance à personne en danger, et est condamnable aux yeux d’une législation internationale inspirée par la déclaration des droits de l’homme de 1789. Les premiers cherchent à améliorer leur sort, ce qui est une préoccupation normale et honorable, mais n’implique pas de prise en charge par un pays d’accueil au-delà de ce qu’il considère comme étant de son intérêt. La législation n’est pas la même dans les deux cas : droit d’asile pour les réfugiés, droit de l’immigration pour les autres. Confondre sous prétexte de générosité ces deux catégories dans celle de « migrants » serait surtout risquer de faire oublier les obligations à l’égard des réfugiés, dans la mesure où aucun pays ne peut accepter comme nouveau résident doté de droits sociaux complets toute personne en effectuant la demande

4) Les causes principales des migrations internationales :

  • -croissance démographique forte dans des pays à productivité stagnante ; -morcellement excessif des terres dans des pays fortement agraires densément peuplés ;
  • -droit d’héritage inégalitaire, les fils cadets se trouvant largement déshérités (Sicile, Japon, etc)
  • -dures conditions de vie, liées en particulier à un climat froid (Scandinavie, Russie)
  • -persécutions religieuses (Juifs), ethniques (Arméniens) ou politiques (régimes totalitaires).

5)   L’intérêt économique des migrations est de permettre d’atteindre une manière de densité optimale par rapport aux ressources naturelles et au niveau de développement. Bref, d’éviter aux travailleurs excédentaires le chômage ou le sous-emploi dans leur pays d’origine, et de procurer assez de bras aux terres, aux industries et aux services des pays déficitaires en main d’œuvre. Les migrations ont permis en particulier la mise en valeur rapide des « pays neufs » d’Amérique ou d’Océanie, en atténuant la pauvreté de l’Irlande ou de l’Italie du Sud… Il s’agit donc d’un phénomène fondamentalement positif.

6) Il y a une grande diversité de situations migratoires, qu’il importe de discerner : du nord au nord, du sud au sud, du nord au sud et du sud au nord. Ces dernières, qui préoccupent aujourd’hui bien des habitants d’Europe et d’Amérique du Nord, ne constituent qu’une fraction souvent minoritaire du phénomène.

 I-1890-1914 : L’exode des Européens

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